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27.03.2006
Pourquoi pourquoi pourquoi
Il est impossible de parvenir à se façonner en une entité imperméable quand on est assailli régulièrement de mails destructeurs.
Je viens de recevoir un mail de la part de Haruko (ou d'Haruko ?), qui ne m'avait pas écrit depuis plusieurs semaines, ce à quoi je réagissais en alternant les périodes de haine pessimiste ("très bien, ça me conforte dans ce que je pensais, personne ne vaut rien et moi la première"), les périodes de mélancolie ("mais pas Haruko quand même... pourquoi Haruko... elle elle était différente..."), et les périodes d'espoir ("après tout elle est en vacances en ce moment, elle n'est sans doute pas chez elle..."). Et aujourd'hui, en ouvrant ma boîte de réception, et pour la première fois depuis ces quelques semaines sans plus même espérer recevoir un courrier d'elle, en voici un qui me tombe dessus. Je l'ouvre, un peu fébrile psychologiquement, il faut bien l'avouer, et pendant toute la durée du mail je lutte, comme cela m'est déjà arrivé (et toujours en lisant ses mails), contre cette envie de pleurer lancinante. Pleurer d'émotion face à l'espoir qui émane de chacune de ses phrases, cette lumière qui semble dire en un sourire "la race humaine n'est pas perdue, les hommes ne sont pas mauvais". C'est la première personne comme cela que je rencontre. Elle ne dit rien du tout, mais ses mots semblent tellement frais, tellement sincères, que c'en est bouleversant. Je suis certaine que dans la "vraie vie", elle n'a pas conscience d'à quel point elle peut paraître revivifiante. Peut-être même qu'elle n'est pas revivifiante dans la "vraie vie". Mais pour moi elle l'est. (Note personnelle : faire en sorte de ne pas me débrouiller pour qu'elle me déteste - ne pas céder à une crise d'isolationnisme et l'envoyer paître un jour où je serai déboussolée)
Elle veut m'envoyer un quelque chose dès que je serai installée. Je me demande ce qu'est ce quelque chose ; j'ai bon espoir pour les livres que je lui ai demandé (même s'ils sont introuvables, je la sens capable d'acharnement si c'est pour moi), mais j'ai l'impression qu'il y a autre chose dans ce quelque chose. ...C'est si cruel, l'attente.
Dans la série des heureuses réceptions, j'ai eu mon cd de Franz Ferdinand commandé vendredi, hé oui, chez amazon, non seulement ils sont moins chers mais ils sont aussi plus rapides. Au début, en ouvrant, je ne comprends pas trop puisque je tombe sur un cd de.. Sean Paul ~_~ puis je me rappelle que ma petite soeur l'avait commandé en même temps que le mien. Ouf, suis-je tentée de penser, mais ne voulant pas insulter Sean Paul, qui est peut-être un brave garçon au demeurant, je me retiens. En dessous (relégué au fond comme un malpropre) est mon cd, ô surprise, dans une jacquette cartonnée (vous ai-je déjà dit que j'aimais les jacquettes cartonnées ?), avec une pochette qui n'est pas en papier photo mais en papier basique, je trouve ça amusant, de toute façon, je suis de si bonne humeur qu'un rien m'amuse (je préfère le dire avant qu'on me l'objecte). Ce qui m'a plu aussi, c'est le fait qu'il n'y ait qu'une photo du groupe, et sans les noms de chacun marqués au dessous - repoussoir à groupies, car comment peut-on idôlatrer quelqu'un de si distant ? Encore que j'en aie certainement connu. Bref, car on ne s'aurait s'attarder sur des pouffiasses si ce n'est pas pour s'énerver après elles, le cd tourne en ce moment. Je suis très contente de l'avoir acheté (et de l'avoir acheté 8.99 €, je sais que je l'ai déjà dit, mais ils sont forts chez amazon).
So come and dance with me Michael =)
C'est un post relativement court ; je ne suis pas en pleine déchéance et manque d'inspiration stylistique, mais je me réserve pour un post qui va partir dans Lowlights, parce que le monde est stupide et que cette rubrique-là trouvera toujours de quoi se nourrir.
13:00 Publié dans And Stay Fashionable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.03.2006
En attendant le déblocage
Qui a dit que c'était impossible de gagner des grosses peluches à la foire ? Voilà l'amour que j'ai remporté avec un peu d'habileté (en lançant trois balles dans un bidon de lait). Ma soeur a gagné un ours de 25 cm avec une tenue d'aviateur au rabais, et un tout petit qu'elle va offrir à une de ses copines. Sur le chemin du retour, elle exigeait leur baptême. Avec une grande originalité, j'ai nommé l'aviateur Orville Wilbur (mais ma soeur a finalement préféré Wilbur Orville), le petit Pistache Chocolat et le gros mien Pomme Gontran. Deux noms à chaque fois, parce que c'est plus classe.
Quant à mes autres peluches, car je suis persuadée que c'est là un sujet diablement intéressant, et dans la foulée, continuons : j'ai César, un petit machin bleu, semblable à rien du tout, qui couine quand on lui tape dessus très fort, un lapin rose aveugle depuis que le noir de ses yeux est totalement effacé, lui n'a pas de nom car je l'ai oublié, ou j'ai oublié de lui en donner un, M. Monstre, qui est un lapin mais que j'avais appelé comme ça parce que je le trouvais effrayant ; le pauvre est décoloré, en plus, depuis un séjour difficile dans la machine à laver, Marie-Jo, une poupée mignonne, ainsi nommée car la voisine de ma grand-mère s'appelait ainsi et elle était gentille, remarquez comme on va chercher loin à 3 ans. J'espère que je n'en ai pas oublié ; c'était pour les peluches anciennes (il y a eu un grand tri il y a de nombreux mois, ce qui explique leur petit nombre, et je me console en me disant qu'elles sont actuellement entre les mains de petits enfants défavorisés gentils, ou recyclées en coussins Ikea).
Les plus récentes maintenant : Rollo le singe, c'est une marionnette, par conséquent on peut glisser sa main dans un endroit impropre pour le faire parler, et il crie très fort (non, pas quand on met sa main, juste si on lui appuie sur la bouche, car Rollo est sonorisé) ; 悪赤ちゃん(あっかちゃん) une jooolie poupée de chiffon que m'a offerte ma marraine il y a un an et demi, à Noël, et que j'ai arrangée à mon goût pour son plus grand ravissement (à ma marraine, et aussi à la poupée) ; 夜空 et 星砂, deux ours beiges, les plus beaux du monde (si si), mais étant tout à fait identiques, si je sais les différencier, je ne sais plus lequel est lequel ; ils avaient étaient appelés comme ça un soir où je crisais et que j'en avais pris un pour aller me reposer sur les jeux pour enfants pas loin de chez moi ; au dessus de ma tête, le ciel étoilé, et dans ma tête, une chanson que j'aime beaucoup qui s'appelle 星の砂, où on entend le mot 夜空 aussi ; et voilà je crois avoir fait le tour de mes peluches. Pardon pour cette digression. Ce n'est même pas le propos essentiel de ce post, mais il y a des chances pour que ça occupe le plus d'espace.
Revenons à des domaines moins terre à terre.
Hier, AG. Pour mon plus grand soulagement, je n'ai pas été promue leader du mouvement =D Parce que durant les trois heures interminables de débat (ce qui facilite la prolifération de crampes et de fourmis dans les jambes, bien casée comme je l'étais entre Nicolas et Marion, et Hélène, mais Hélène est une traître XD), un garçon qui avait fondé le même mouvement mais un jour avant moi est venu se présenter. Jérémy (ce n'est pas son nom, sauf coup de chance incroyable, mais ainsi le baptisé-je car il ressemble à un type qui était dans ma classe de latin en 5e qui s'appelait Jérémy), s'il n'a pas l'air d'être motivé exactement par les mêmes choses que moi, recherche les mêmes finalités, c'est pourquoi j'ai toutes les chances de me joindre à lui. Encore faut-il que je le retrouve ; je l'ai cherché après l'AG, mais impossible de le trouver.
Mais il n'empêche qu'il faudrait que je sois leader à sa place =D parce que franchement, je ne le définirais pas comme un modèle de charisme. Il a une voix assez monocorde, un physique de premier de la classe et les vêtements qui vont avec (sans faire bourgeois, mais juste le genre d'accoutrement qui équivaut à une pancarte "J'aime les bibliothèques". Moi aussi j'aime les bibliothèques, mais ce n'est pas aussi visible), et pas beaucoup d'énergie, encore que ce n'est pas facile d'en avoir face à 800 personnes qui huent, 300 qui applaudissent et environ 400 qui ne font rien, comme moi, mais j'ai une excuse formidable : je n'aime pas le bruit et je n'aime pas applaudir. Ca fait fanatique. Les seuls cas où j'ai applaudi sont 1. pour ne pas afficher une attitude involontairement méprisante, comme dans le cas d'un spectacle où le fait d'applaudir est de coutume 2. quand je suis hystérique, comme devant Pierre Hantai ou Andrzej Seweryn XD
Donc, je veux devenir leader à la place du leader. Je m'étais confinée dans cette idée dans les premiers temps déstabilisante pour l'accepter finalement, et elle me plaisait. Mais j'habite un peu loin, et j'ai un peu trop de frère et soeur et un peu trop de déménagement pour pouvoir être active à plein temps. Et puis, je ne suis pas personne à me mobiliser pour autre chose que l'amour et l'eau fraîche et l'esthétique.
Le blocage a donc été reconduit suite à un vote à main levée franchement approximatif (je n'en attendais pas moins, les compteurs étant eux-mêmes parti pris, et puis, que peut-on espérer d'un comité entièrement composé de membres pro-blocage ?), durant lequel j'ai pu voir de nombreux éléments pro-blocage qui correspondaient tout à fait à l'image que Marion m'en avait dépeinte. C'est désolant. Le plus désolant, peut-être, c'est qu'il y avait 1500 étudiants présents, et pas tous de Bordeaux 3. Soustrayons ceux qui habitent un autre département, ceux qui ont un trouble physique évident les dispensant de toute activité politique en plein air (exemple : absence de bras et de jambes ; tout autre handicap est un motif refusé, car j'ai vu deux étudiants en chaise roulante, un aveugle et la fille (que je déteste, elle est dans mon cours) qui n'a qu'une main complète), ça nous fait facilement 10 000 absents. Je suis assez désolée devant cette évidence.
Au moins aussi désolée que je suis surprise de voir mon sens civique surgir ici, je suis plutôt du genre passive d'habitude - passive, mais pas je m'en foutiste cela dit. Je ne manifeste pas dans les rues car j'ai horreur de cet amas de dingues braillards auquel je n'accorde pas beacoup de crédit. En revanche, je peux participer aux sièges et aux standings, je peux parler à la caméra si j'ai quelque chose de pertinent à dire, je peux voter si j'estime que mon vote est susceptible de représenter au moins 0,01 % du nombre total de votants et je peux m'exprimer en public pour défendre mes idées, encore que j'aurais très peur de devoir affronter une opinion adverse bornée et stupide. En gros, disons que je suis pour la mobilisation personnelle, mais je suis contre l'idée de défendre des causes. Ce que je défendrais relèverait du domaine pratique ou moral, mais je ne me mobiliserai pas pour la loi (je n'ai même pas ma carte d'électeur qui doit pourtant m'attendre à la mairie depuis plusieurs mois).
Je suis rebelle, mais je me soigne. Non, ce n'est pas vrai, j'aime être rebelle, je ne me soigne pas, je le cultive. =p
Hier, mon horoscope (car dans le bain, on n'a rien trouvé de mieux à faire, après avoir mangé les gâteaux de Marion, plaisir sybarite qui a fort joliment su trouver sa place dans une congrégation de débiles) me disait de rester calme et de ne pas céder à l'énervement. C'est très fort, un horoscope, comment a-t-il su que ces effervescences sociales me tapaient sur les nerfs ? Après avoir exploré le sac à main d'une, parlé Walt Disney avec une autre, et concurrencé les blagues idiotes du dernier, il ne me restait que mon désarroi pour moi toute seule, et le regret que rien n'aille vraiment comme il faudrait.
Me reste aussi à m'énerver sur les choses courantes, puisqu'il semblerait qu'hier j'ai tout refoulé pour ne pas contredire l'horoscope. J'ai rangé mon ordinateur avant de le reformater dans les jours à venir, préoccupation certes subalterne mais que j'accomplis avec une grande conscience. Je commence par le fichier des documents reçus par msn ; je dégage tout ce qui a trait à ma soeur (des photos d'animaux, de Dominic Monaghan, des chansons idiotes et autres), tous les fichiers Word dont je ne connais ni l'auteur ni le but (et y en avait un paquet), toutes les photos que j'ai dû prendre un jour pour les voir mais qui ne me manqueraient aucunement si cela n'avait jamais été le cas... et au final, il reste quelques fichiers... dont quelques photos... dont ces deux photos LAMENTABLES :D en imitation je-n'ai-pas-de-rouge-à-lèvres-et-je-suis-sexy-achetez-mes-produits. Je ne les ai pas mises à la poubelle. Je les garde au chaud pour les jours proches où j'aurai besoin de m'énerver à nouveau.
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17.03.2006
Rhapsody
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PNCの子供たち
Je n'aime pas les jeunes.
Je peux encore supporter les jeunes pouffes modelées chez Pimkie, même les gotho-pouffes, mais par contre j'ai de plus en plus de mal avec cette vague manga. Sans doute parce que cela me touche plus. Je ne saurais dire si c'est davantage l'égoïste perspective qu'ils puissent un jour entrer sur le carré du marché du travail que je vise, ou plus la stupidité même qui se dégage d'eux.
Définissons ceux que je fustige ici, parce que connais quelques personnes autour de moi qui ont connu cette passion pour les manga, et que je ne méprise pas pour autant (alors que d'autres, si XD). J'entends par vague manga ces jeunes (la tranche d'âge s'étend, une observation dans le rayon manga des librairies me prouve qu'on est concerné dès onze ans) qui, attirés par ces graphismes originaux et ces noms à consonnance différente, s'engouffrent tête baissée dans un forcing inconscient (ou non) pour déclencher une passion qui leur manquait pour se sentir originaux. (mon dieu, je ne pourrai jamais devenir sociologue, j'ai bien de trop de haine refoulée en mépris en moi pour être objective) Ils commencent à lire de plus en plus de mangas, c'est la course à qui en comptera le plus sur ses étagères et retiendra le mieux les patronymes des personnages. Ensuite joue Internet, ce fléau. Sur des forums consacrés aux mangas, un viendra se montrer et afficher une connaissance abrutie par le fanatisme sur la musique japonaise, musique contemporaine naturellement. Là, est-ce possible, une nouvelle porte s'ouvre, une possibilité d'aller plus loin encore dans l'amour du Japon. Deux vagues de musique existent, la pop, pour ceux qui se complaisent davantage dans le côté kawaii, et la rock, pour les rebelles en herbe. La deuxième est la plus dangeureuse à mes yeux, mais passons. Que vont faire ces nouveaux initiés ? Béotiens jusqu'au bout, ils vont chercher à, pour prouver leur profond attachement, copier les looks, ce qui au final donne quelque chose de plus qu'approximatif, et d'un mauvais goût flagrant.
Attention, ici, une pause s'impose (j'aime bien dire ça). Je n'ai rien contre les jeunes tokyoïtes qui suivent ces looks sus-évoqués. Tout simplement parce qu'eux ne se trompent pas de partie du globe. Leur comportement suit une logique socio-culturelle que je respecte profondément, c'est à mettre en parallèle (oui, je ne l'avais pas bien écrit du premier coup) avec le port de l'uniforme et l'encadrement permanent. Ceux qui, dans nos beaux pays, se croient de la même veine et appliquent cela, font preuve d'un manque de réflexion, voire de l'irrespect le plus total. Voilà ce qui me chagrine. Mais on ne peut faire entendre raison aux jeunes. Je suppose que la bêtise est proportionnelle à la suffisance.
Pourquoi ce post soudain, alors que tout le monde sait que cela m'anime depuis longtemps ?
J'étais gentiment à l'espace culturel avec Cléo (Cléo la ratte :D) et je tombe sur Sylvie. Bon, déjà, je ne vais pas en courses pour tomber sur des gens que je vois déjà toute la semaine, et surtout des pro-piscidés, merci bien. Mais passons, je me sens magnanime et j'ai avec moi un rat (ne cherchez pas le rapport il n'y en a pas). Elle est en train de se faire conseiller par un jeune vendeur prétentieux - je ne sais pas ce qu'il lui a dit, je n'ai assisté qu'à la fin, mais apparemment il avait tout lu et connaissait tout, même mieux que les japonais ; quand il repart, je m'avance pour lui dire bonjour, quand même, parce qu'on s'était vues et qu'on se doit de maintenir un climat cordial, parce qu'elle a toute une bande avec elle et que moi je suis seule, ou deux si Hélène me suit, et que si on se met à se taper dessus, sans vouloir être défaitiste je crois que mon binôme n'aura pas l'avantage. Bref, après une petite salutation et une présentation au rat, on parle littérature, et je ne sais plus ce que j'ai dit exactement, mais elle a fini par reposer son livre et en prendre un autre (déjà, voilà une bonne sensation, j'ai assassiné la crédibilité d'un vendeur). Apparemment elle n'y connaît pas grand chose (ce n'est pas une critique, une simple constatation), et je serais contente si j'ai pu l'aider.
Ensuite, on se met à parler de la mode GL à cause de ses chaussures que je trouvais chouettes (véridique : ce n'était pas un compliment par politesse, mais un échange de bons procédés, comme qui dirait, mon rat la ravit alors je fais un geste aussi. Et puis, ça me faisait une jolie perche pour aborder ce sujet avec elle, car cela m'énervait d'avoir un a priori sur elle dont je ne pouvais me defaire autrement qu'en essayant de converser un peu avec elle. Arrive le moment où je lui donne mon avis sur la question, à savoir qu'une occidentale s'habillant comme cela, notamment quotidiennement, était parfaitement irréfléchie (ce n'est pas le mot que j'ai employé mais j'ai été polie), alors qu'elle venait juste de me dire que c'était son rêve. Je ne sais pas si j'ai parlé sans me rendre compte de ce que je disais ou si je m'en fichais et que je voulais juste étaler mon opinion, encore que je pense honnêtement que la première hypothèse est la bonne. Alors elle insiste en me répétant qu'elle trouve ça joli, etc, et qu'elle aimerait s'habiller comme ça tous les jours. Je ne sais pas si elle m'avait écoutée ou non, mais j'avais juste envie de disparaître avant qu'elle se rende compte que je venais presque de l'insulter.
Donc, voilà quelqu'un qui me semble représenter cette vague fashion dont je parlais plus haut, encore que Sylvie soit relativement innoffensive et difficile à blâmer car, d'après la conversation générale, qui était un peu plus diversifiée qu'on pourrait le croire, elle semble être une fille posée et très gentille. L'a priori s'est un peu dissipé, et je suis heureuse d'avoir parlé avec elle un petit peu, mais je ne pense pas que ce soit quelqu'un, à première vue bien entendu, qui puisse être susceptible de m'apporter quelque chose.
Aah, j'oubliais, elle a choisi de faire son exposé sur les GL. >_< super, après Céline, il ne manquait plus que ça. J'aurais dû faire un exposé sur Fruits Basket, la tableau aurait été complet.
... Il est très possible que j'édite ce post prochainement, car vraiment les jeunes m'énervent :D alors si j'ai à rajouter, je le ferai.
[nyaaa je suis en train de faire un beau wallpaper dont je mettrai l'image ici dès qu'il sera fi-ni =D]
17:23 Publié dans Errances | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
15.03.2006
Re-trouvailles
Je suis contente parce que, ayant par pur masochisme (véridique) emballé tous les cds que j'écoutais le plus souvent, je ressors ceux dont j'ai tendance à oublier l'existence, ceux que j'ai depuis longtemps, et me voici en pleine écoute de la BO de Romeo+Juliet. (Quoi, tu aimes Romeo+Juliet ? ben oui, je suis réticente aux adaptations cinématographiques de pièces en général (pensons à Hamlet de Kenneth Branagh, qui est, comment dire, de la merde), mais celle là est très bien...).
--Reprise du post une heure après--
J'écoutais la BO de Gladiator cette fois (le film en lui-même, je crois que je l'aime beaucoup, mais il doit beaucoup, dans mon échelle de valeur, à sa musique ; j'ai du mal à le considérer à part, car je suis en pleine méditation sur le cas de Ridley Scott depuis qu'il y a deux ans quelqu'un m'a dit qu'il le considérait comme un des meilleurs réalisateurs au monde. Je considère cette affirmation depuis deux ans :p), bref, et voilà pas ma petite soeur qui entre dans ma chambre (ma chambre -_-") et me dit "eh, mais c'est pas la musique de Pirates des Caraïbes?" Petite, tu me fends le coeur. Je sais qu'Hans Zimmer manque d'imagination, mais fais comme si de rien n'était.
Hans Zimmer, pour les néocinomélomanes, est donc un compositeur de musiques de films qui travaille notamment sur chaque Ridley Scott. Jusqu'à Gladiator, il était surtout cantonné au choix de titres pour les bandes sons, donc pas exactement compositeur, mais quand il l'était, il parvenait à faire des choses très justes, voir par exemple le générique de Rain Man ou Le Roi Lion *^-^* Sur Gladiator, surprise, le monde découvre qu'il nous a concocté une BO sublime, avec des thèmes récurents percutants, des instruments variés, un ensemble presque novateur tout en respectant les classiques du genre péplum. Alors vite, on se précipite, tout le monde le veut pour son film, on lui donne des scènes qui nécessitent force de musique et de faste, mais c'est terrible, plus rien d'original ne sort. Films de guerre, d'histoire, ça a toujours un arrière goût de Gladiator revisité, quand ce n'est pas exactement la même musique ressortie (ça, je lui en veux, c'est mal). Bon, d'accord, il y a des exceptions, de bonnes choses, mais plus rien de vraiment créatif.
Mon esprit généraliste (très bon prétexte que d'accuser mon esprit de généraliste) tend à y voir un concentré de ce qu'est l'homme en général. J'ai la sensation que chacun décline arrivé à un certain point. Non pas que chacun a un but existenciel et que tout va en descendant une fois cet objectif accompli, mais plutôt que fatalement la fin de la vie doit être plus basse que le début, donc inévitablement, c'est une courbe convexe. La vie peut être une lente montée, jusqu'au jour où l'être humain aura rempli toutes ses capacités, ne pourra rien assimiler de plus, ou ne trouvera plus la motivation ou l'occasion d'aller plus haut. Quelque chose ploie, sans que l'on s'en rende compte immédiatement, même à long terme c'est difficile de le réaliser, d'accepter que l'on est en phase de déclin.
Il y a trois ou quatre ans, j'avais l'impression d'être en phase de stagnation. C'était faux, je le pense aujourd'hui, j'étais juste complètement perdue à cette époque, j'avais besoin de retrouver mes marques sur le monde telles que je les avais toujours établies, c'est à dire le monde, et moi au dessus. Cette sensation a duré jusqu'à la fin de l'année de terminale ; arrivée à la fac, cela a commencé à se dissipper doucement, et aujourd'hui, ce n'est plus un ressenti mais une peur. Je lutte pour ne pas voir revenir de plein fouet cette impression (encore que lutter contre quelque chose sous-entend, il me semble, que la chose en question est déjà présente), je traque les moindres instants de relâchements qui présageraient une chute proche. Car je vois tout début d'arrêt comme prémisce de l'inexorable. Alors chaque instant de tension, chaque journée supplémentaire dans la quête de la progression fait que je suis sur les nerfs. Et je m'énerve, à propos de futilités parfois, et quand je n'ai personne sous la main, je retourne aux classiques : Michel Lamy
(*penser à faire un post destructeur sur lui, quand j'aurai ma moitié de chambre avec un grand rideau au milieu, et que je n'entendrai plus que je ressemble à un verre gradué* -_-), les groupies,
le grand guitariste aux cheveux longs (voir photo ci-contre XD je l'ai prise sur son site y a un bout de temps, et je l'ai un peu retouchée parce que sinon en bas à gauche y a la tête de... euh... machin XD voilà, la photo originale était comme ça) et le petit guitariste mégalomane aux cheveux moins longs.
Je tiens d'ailleurs à m'excuser car je sais à quel point je suis pénible depuis que je n'ai plus d'espace à moi pour y faire ce que je veux. J'ai tendance à considérer que le monde tourne beaucoup plus rond depuis que je dis les choses franchement, et donc je me permets de donner mon avis et de mettre mon nez partout (cf. Kao :|), à m'exprimer très méchamment chaque fois que j'ai une petite contradiction (cf. Marie u_u'), et j'en passe et des meilleures, enfin des pires. J'espère que ça ira mieux quand j'aurai mon rideau (un beau rideau de velours rouge *_* si, si, c'est possible =p), en attendant, j'essaierai de refouler ma véhémence sur Mme Fujimoto (j'ai déjà trouvé comment lui faire une 6e analyse qui la laisse sur le carreau, mwahaha comme c'est lâche de se servir des connaissances personnelles que je crois qu'elle n'a pas (alors qu'au fond elle en sait en général vachement plus que moi - t'es sûre ? - mais oui, chut toi) pour marquer ma supériorité et lui laisser ce subtil message qu'est : "vas-y essaie encore de contredire mes analyses absolument brillantes et suite à ça de me faire parler lors de tes débats débiles" è_é).
Et je me calme en écoutant des chansons nian-nian, genre 'Kissing you' de Des'ree (ben quoi elle est jolie quand même) ou 'I Still Love You' de je-sais-pas-qui, mais les paroles ça fait "I should have know all the pain and sorrow I could only see your mind" bla bla enfin il est facile de constater du degré de niaiserie de cette chanson (elle a quand même une certaine profondeur, mais c'est juste que pour moi toutes les chansons d'amour sont niaises =D) ; c'est la chanson de générique de The Two Thrones (aah ca me fait penser qu'hier, j'attends impatiemment que mon frère rentre du lycée pour lui annoncer la grande nouvelle "j'ai tué le vizir ! j'ai tué le vizir !" (ben quoi je me cassais toujours la gu... sur les plates formes à la fin -_- c'est pas ma faute j'ai des petits pieds) et lui de me répondre placidement "oui mais pas au niveau difficile ?" -___- ben non, et aloreuuuh ?!? ... le niveau difficile, ce sera pour pendant les vacances).
17:30 Publié dans And Stay Fashionable | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.03.2006
Je suis faite pour être avec un garçon qui
Marion en a assez d'être malade, et en a assez d'avoir la tête entre trois planches et deux cartons, surtout qu'elle s'est fait mal en s'obstinant à arracher les petits bitoniaux en fer de l'armoire avec les doigts, parce que la pince était trop loin. Alors elle écrit.
Une joyeuse nouvelle, d'abord !
Je range d'abord ma boîte à bougies, vivons dans la précarité et la lumière du jour pendant trois semaines. Et au fond, je découvre une moitié de chaouabti, hourra, me dis-je alors, j'étais persuadée de l'avoir égaré après l'avoir cassé (encore qu'il me semble le redécouvrir tous les mois et me dire la même chose, bref). Je sors le petit chaouabti, super, je suis sauvée, je peux mourir tranquille XD, encore qu'il faille faire quelque chose pour ce bas de corps manquant (à partir des hanches), parce que je ne sais pas combien de temps dure l'après-vie (sans doute longtemps) mais il serait bon d'avoir un esclave sexuel à disposition pour tuer l'éternité. Me refusant à lui fabriquer une prothèse de pieds (et du reste) en patafix ou papier mâché, je le laisse sur le bord de ma commode, regrettant son impuissance.
Deux heures plus tard, je vide mon tiroir à bazar (rares photos et cartes postales qui rappellent des temps nostalgiques (-->poubelle =D), fils à bracelets, laser, crayons, baladeur qui ne marche pas, etc), et voici que je retrouve la partie inférieure de mon serviteur ! Doutant une seconde d'être devenue folle, je prends l'autre dans ma main gauche et les mets côte à côte. C'est bien ça, tête et fesses =D yippee, mon invalide est reconstitué, je suis protégée à jamais, si toutefois quelqu'un pense à me le mettre entre les mains quand on me retrouvera au fin fond d'une forêt, à moitié dévorée par les vers.
Reprenons maintenant le titre mystérieux et mystificateur de mon âme impavide ; mais quel garçon me faut-il ?
Un garçon qui soit gentil avec moi, qui soit plus cultivé que moi et qui me donne envie de me dépasser, donc, qui n'ait rien à voir avec les débiles qui jonchent ma vie de cas social. Un garçon avec qui je pourrais parler de choses que j'aime, un alter ego qui m'emplirait de passion, passion paradoxalement elle-même née de la plénitude. Quelqu'un dont je pourrais dire qu'il me complète un peu, que par sa simple présence il vivifie mon existence. Quelqu'un que j'aurais envie de voir, avec qui je ne redouterais pas de passer du temps, de qui je n'aurais pas peur.
Cherchons dans les profondeurs de mon esprit, si j'ai déjà rencontré quelqu'un comme ça. ..Non. J'ai toujours eu peur des gens autour de moi, le sentiment de sérénité mêlé d'exaltation dont il est question m'est, tout compte fait, inconnu. Je me demande si ce genre de contact existe vraiment, ou si ce n'est qu'un cliché véhiculé par le romantisme de bas étage absorbé par mon esprit. Il est sans doute naturel de ne pas se sentir satisfaite par les relations humaines quand on est à la recherche d'autre chose, mais de là à ne rien en retirer, je pense qu'il y a des points à modifier chez moi. Ce modèle d'alter ego, s'il n'existe pas, ou si je ne parviens pas à le rencontrer, je suppose que ce n'est pas si grave. J'ai la vie mortelle, et mon éternité pour moi.
L'acquis général selon lequel les garçons intelligents ne sont jamais plaisants physiquement est tombé. C'est extrêmement pertubant, cela renverse tout ce que j'avais établi, un peu à l'image d'une permutation microcosme/macrocosme si toi tu restes dans une de celles qui changent de place par effet de miroir. Ce sont les mêmes choses en face, à côté, mais ta gravité ne tient plus et tu dois tout recommencer.
En attendant mon colis (euheuh, oui, ça a un petit côté Beckett XD, ce n'était pas voulu, mais tout compte fait cela passe très bien, car Hirata, c'est un peu du Beckett avec un Verfrer... Veferm... truc -__- en plus), je vais aller lire un peu. Trop tard pour aller en cours. Partons à la recherche des livres non-empaquetés, au nombre, si j'ai bonne mémoire, de six (six ? comment vais-je tenir avec six livres pour trois semaines ? C'était parfaitement inconsidéré).

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03.03.2006
Comment dire non au sexe à l'école ?
-- Pour ce post, je créé une nouvelle catégorie, Lowlights : ) --
Avant-propos : je certifie de pas avoir modifié les phrases ci-dessous tirées des prospectus des témoins de Jéhovah. Les passages tronqués ne modifient pas le sens du texte. Ce qui est en italique vient d'eux, le reste de moi. J'ai coupé les parenthèses qui donnent les références précises des passages bibliques dont il est question. Si vous les voulez, contactez-moi au 06.43.47.89.54.10.23 . Les prénoms cités sont changés par moi, mais ils l'avaient déjà été par eux, remarquez ma grande délicatesse. Ah oui, et ce que je dis n'engage que moi. Voilà.
AMES INFLUENCABLES S'ABSTENIR
Illustration n°1 : un jeune africain (est-ce politiquement incorrect de dire "un jeune noir" ?), tout mignon avec son petit sac à dos, face à deux jeunes filles, une asiatique et l'autre peut-être maghrébine, en petit T-shirt, qui lui envoient des bisous. Ah les putes, comme dirait mon grand-père devant Santa Barbara.
Témoignages :
"Tous les jours, les élèves parlent de sexe. Les filles vont même à la chasse aux garçons, et ils couchent ensemble ici, au lycée." - Emilie, 16 ans
"Dans mon lycée, les homosexuels font des choses immorales à la vue d'autres élèves, et ça ne les dérange pas." Marc, 15 ans
D'accord. Donc, chez vous les gens, on n'est pas raciste mais homophobe. C'est déjà bien, a-t-on envie de dire XD
(Les homosexuels font des choses immorales ? Comme quoi ? *_* )
Et elles veulent me faire signer ? Tss tss attention, je suis une créature immorale, et ça ne me dérange pas =D ("Vous êtes croyante mademoiselle?" - "Non, bisexuelle pratiquante" aurais-je dû répondre)
Vos camarades de classe parlent-ils constamment de sexe ? (Non j'dirais pas ça) Certains passent-ils même à l'acte ? (pas devant moi) [...] Peut-être entendez-vous vos camarades parler du "sexe pour le sexe", par allusion à des relations sexuelles dépourvues de sentiments. (oui, c'est la folie depuis Thelma et Louise) Parfois, certains couchent avec des personnes qu'ils connaissent à peine ; d'autres avec de parfaits inconnus qu'ils ont rencontrés sur Internet. Dans un cas comme dans l'autre, le but est de laisser les sentiments amoureux en dehors de tout cela. "C'est juste deux personnes qui satisfont leurs désirs physiques, rien de plus" explique Déborah, 19 ans. (oui, comme des bêtes =p)
Bien évidemment, ces histoires de coucheries (oh!) alimentent les conversations dans beaucoup d'établissements scolaires. "Après chaque week-end, les couloirs résonnent des nouvelles sur les derniers exploits sexuels en date, dont les amis se partagent les moindres détails" a écrit une adolescente de 17 ans.
Si vous essayez de vivre en accord avec les normes bibliques, (non, désolée, mais qu'est-ce que la norme ? demanderait mon ancien prof de philosophie) sans doute vous sentez-vous mis de côté quand tout le monde ne fait que parler de sexe autour de vous. Et, en vous tenant à l'écart, vous vous exposez aux moqueries. (Aaah d'accord, vous voulez rapatrier les laissés pour compte... ben y a du boulot.) D'une certaine façon, c'est inévitable, car selon la Bible, ceux qui ne comprennent pas votre mode de vie peuvent réagir en 'parlant mal de vous'. Malgré tout, personne n'aime qu'on se moque de lui. (Vous êtes dans ce cas ? Personne ne vous aime et tout le monde se gausse de vous ? C'est simple, rejoignez-nous, nous vous introduiront auprès de tas de pucelles boutonneuses au moins aussi frustrées que vous, qui n'attendent qu'un endroit sombre pour faire exploser leurs pulsions sexuelles inavouables auprès des grands basketteurs de terminale auprès de qui elles se prendraient un râteau.) Alors, comment dire non au sexe à l'école tout en restant fier de ses convictions ? (Qqqquelles convictions ? C'est un choix par défaut, si vous croyez qu'on n'aimerait pas se retrouver sur une banquette arrière avec le gang des pom-pom girls. Malheureusement, on est moches et/ou coincés.) Tout d'abord, il est important de comprendre pourquoi les désirs sexuels sont si puissants.
Au cours de l'adolescence, vous subissez des changements rapides [...]. Vous éprouvez alors des désirs sexuels intenses. Ne vous inquiétez pas : c'est tout à fait normal. Si vous ressentez une attraction puissante pour des camarades du sexe opposé, n'en concluez pas que vous êtes foncièrement mauvais ou que vous n'êtes pas faits pour rester moralement pur. ( = par contre, s'il s'agit d'attraction envers les personnes de même sexe, vous pouvez vous livrer à la débauche, de toute façon vous finirez en enfer ?) Vous pouvez choisir de garder votre chasteté !
[...] Etant imparfaits, tous les humains ont une inclination au mal. Même l'apôtre Paul a admis "[...]" et qu'en raison de ses imperfections il se sentait "misérable". Mais il a remporté le combat. Vous le pouvez, vous aussi ! (Buvez Coca-Cola XD)
[...] Vos camarades ont les mêmes pulsions que vous. Eux aussi ont une tendance innée à pratiquer la mal. Mais, à la différence de vous (moi ? oui, vous XD) certains sont peut-être "amis des plaisirs plutôt qu'amis de Dieu". Ou bien sont ils nés dans des foyers "sans affection naturelle" (ah mince, ils ciblent, ces vautours =D bon, je remplis tous les critères, j'avoue, je suis une dépravée) [...]
N'étudiant pas la parole de Dieu, la Bible, cette source de sagesse supérieure que vous avez à portée de main, vos camarades n'ont aucune idée du tort qu'on se cause en laissant libre cours à ses désirs. (tous, vous croyez ? c'est marrant, je me sens visée dans les deux camps, c'est trop bien fait ce petit fascicule :D) [...] Donc, que ferez-vous si vos camarades se mettent à parler de sexe en votre présence ou s'ils essaient de vous contraindre à vous joindre à eux dans leur conduite immorale ? (vous voulez dire, le jeu de la bouteille ? XD)
Illustration n°2 : trois garçons se bidonnent, bière à la main. Ah, ces jeunes XD
Quand vos camarades se mettent à parler de sexe, vous êtes peut-être tentés de les écouter et même de vous mêler à la conversation pour ne pas afficher votre différence. [...] Faut-il vous lever et partir, ni plus ni moins ? Bien sûr ! (Bien joué, vous réussissez à caser la notion de difficulté d'affirmation, ce qui touche tous les ados, vous êtes malins mes petits, mais ça ne prend pas avec moi) [...] Vous n'avez vraiment aucune raison de vous sentir mal à l'aise parce que vous quittez une discussion immorale. Il y a bien d'autres conversations que vous fuiriez sans scrupule [...]. Imaginez par exemple qu'un groupe de camarades commencENT (hahaha une faute) à comploter un vol à main armée. Resteriez-vous avec eux pour écouter leurs plans ? (si c'est à main armée, non xp) [...] Faites de même quand la discussion s'engage sur le sexe. Vous trouverez souvent un moyen de vous éclipser sans vous faire passer pour un donneur de leçons ni vous attirer des moqueries. (ça m'f'rait rire)
Illustration n°3 : un jeune basané fait des gestes équivoques à une jolie blonde bien coiffée et toute proprette, qui fait mine de le repousser de la main. Noon va-t-en, tu ne m'atteinds pas.
Quelque chose m'échappe, je croyais qu'on n'était pas rascite chez vous ? Ou alors on s'attaque juste aux petites asiatiques qui ont certainement le feu aux fesses, cf Marjolaine et les millionnaires, et aux jeunes maghrébins qui après tout sont certainement aussi des pervers, parce qu'ils ont une grande propension à draguer les filles dans les autobus peut-être ? Ah, si c'est ça, alors mille pardons, je suppose que ... ah non, je ne suppose même pas que vous puissiez avoir raison, tout compte fait.
Bref, vous me permettrez d'arrêter là.
Il va sans dire que je réprouve ce genre de propagande (si si c'est de la pub, quoi que vous en disiez) qui cherche à cibler les âmes faibles pour les inscrire aux listes, en l'occurence, les jeunes qui ne s'intègrent pas dans leur milieu scolaire (tiens, comme les SECTES :p ça y est le mot est lâché) - car ne me faites pas rire, tout le monde a le désir à un moment ou à un autre de s'assimiler à ceux que tout le monde admire à l'école. Bien sûr, je désapprouve filles de douze ans qui s'habillent comme des pouffes, bien sur je sais qu'on fume son premier pétard à quinze ans et que le sexe est partout. Je ne suis pas pour tout ça. Mais ce n'est pas en créant des extrémistes que la situation va se redresser. Ce n'est pas une voie aveugle (les religions, monothéïstes surtout) qui va aider les jeunes à se construire. Les autres ne vous aiment pas ? Transformez ce "je ne peux pas être comme eux" en "je ne veux pas être comme eux", de toute façon le résultat sera le même, vous resterez un laissé pour compte, si ce n'est que là vous avez une excuse un peu éthérée.
(Et si tout ça ne marche pas, vous avez l'option Columbine, mais ça, on ne vous le dit qu'en troisième année d'initiation)
Voilà pour la nécessaire conclusion en parti-pris.
Demain, je vous enseignerai quel est "l'unique remède à la mort" (whaa, quel titre attractif). Quoique non, sûrement pas, ça me gave tout ça.
PS: les âmes influençables qui s'étaient abstenues au début du post, c'est bon, vous pouvez revenir maintenant :D
18:25 Publié dans Lowlights | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.03.2006
Le nouveau monde

On m'en avait parlé comme quelque chose de beau mais chiant. Pour ce qui est du chiant, je démens. Le film est ainsi construit qu'il n'y a pas vraiment une seule histoire mais plutôt une succession d'évènements qui forment le déroulement général. Il est donc inévitable qu'il y ait des temps morts ou des longueurs, mais dans ces moments, le jeu des acteurs est à mon sens tellement bon (mention spéciale pour Q'orianka Kilcher et Christian Bale, mais je reviendrai sur eux plus tard) qu'il suffit de s'attarder sur un regard, sur une attitude pour se sentir emporté par le film. De même, on notera la reconstitution historique qui est extrèmement fidèle, du peu que je puisse en juger, mi-naturaliste mi-expressionniste, accordant une grande importance à de petits détails qui donnent toute leur vérité à l'action, tout en ne focalisant pas sur la réalité mais sur l'image et le sentiment. Les paysages sont en effet magnifiques, et sont livrés sans effets de style mais dans toute leur simplicité. C'est très agréable de voir un film qui traite de ce sujet là sans voir de cascades oniriquement filmées ou de cerfs courant dans les bois, genre paradis terrestre remasterisé. L'histoire originale est respectée, jusqu'à l'âge de la jeune indienne, j'avais très peur que la décence oblige à la vieillir, et on sent que ce n'est pas le cas,, même si cela n'est jamais clairement défini.
Bon, évidemment, c'est un film d'amour en grande partie, alors bien sûr que John Smith est plus beau que les autres, bien sûr qu'il est un peu plus propre sur lui (parfois, je me demande si la crasse le fuit), mais avec le recul je pense que cela était nécessaire pour pouvoir croire ne serait-ce qu'un peu à cette romance à la fin inévitable. La pureté de la jeune indienne ne peut pas se mélanger, dans un film, avec l'homme blanc pileux et poussiéreux, sinon ce dernier à des allures de pédophile pervers, ce qui a là encore été assez bien évité dans ce film. Juste quelques images qui rappellent qu'il y en a un deux fois plus vieux que l'autre et que peut-être au fond de lui il cherche juste à courir la sauvageonne, mais le tout sur un si joli fond, panoramique et musical, que l'on a seulement envie d'oublier et de se laisser porter et de croire en la beauté des choses.
Je ne dirai pas que je ne regrette pas cette accentuation sur le couple John Smith-Pocahontas (apprécions au passage le fait que son nom ne soit pas prononcé une seule fois, ce qui tend à mettre Walt Disney entre parenthèses et qui est très bien vu), le tout est limite niais parfois, non pas pendant leur relation même où l'on a surtout envie de les voir se caliner dans l'herbe (je veux dire de s'affectionner, je ne suis pas en manque de scènes érotiques), mais après, quand elle ne parvient pas à l'oublier. ...En écrivant ces lignes, je me rends compte de l'erreur que je commets ; que peut-on espérer d'autre de la part d'une jeune capricieuse qui rencontre à l'aube de sa vie un homme différent qui va lui prendre sa virgnité et tout ce qui va avec ? Sans doute mon rejet de cette partie de l'histoire provient d'un relan de haine envers l'homme en général XD et aussi d'un favoritisme très marqué pour John Rolfe, le gentil planteur de choux, face à John Smith, le méchant courseur de pucelles. J'apprécie d'ailleurs qu'à la fin John Smith reconnaisse que tout cela pour lui n'était pas la même chose que pour elle - évidemment c'est un film, alors il dit "pour moi, tout cela n'était qu'un rêve" et pas "tu m'énerves, si tu savais le nombre de bonnes femmes que j'ai tronchées de retour à Londres". Mais bon, tout de même, trop de focalisation sur John Smith / Colin Farrell (d'ailleurs son nom apparaît avant même le titre du film au générique, ça m'énerve grandement). Bon, d'accord, c'est lui qui amène le monde en salles, mais c'est dommage d'avoir autant forcé sur lui, le voir un peu moins ne m'aurait pas dérangée outre mesure.
L'acteur m'énerve un peu lui-même, je dois le reconnaître. J'ai eu cette permanente impression qu'on lui a dit qu'il allait jouer dans un film dramatique, alors il a sorti son expression dramatique de sa boîte d'acteur et ne l'a pas quitté durant tout le film. Ce garçon est monoexpressif, je l'avais déjà remarqué dans, Phone Game je crois. Pas de surprises, d'une fluidité presque navrante du début jusqu'à la fin. Pas mauvais, cela dit, mais plat.
Q'orianka, elle, a cet atout majeur (en plus d'être très jolie *_*) d'être très jeune. Il se dégage d'elle une candeur attirante même quand son personnage est triste. Son visage semble figé et animé à chacune de ses expressions, c'est difficile à décrire ; figé dans une sorte de sculpturalité de beauté inaltérable, et animé par sa fraîcheur. Elle a vraiment un jeu très agréable.Christian Bale, ah mon dieu, des années que j'attendais de te revoir =) et tu t'avères être un excellent acteur adulte XD Mon honnêteté envers moi même me pousse à admettre que de toute façon ton rôle ne pouvait que te faire aimer de moi : tu es faible et gentil =D et tu es malmené par les sentiments glacés de ton amour. Heureusement, tout est bien qui finit bien pour toi, je n'aurais pas supporté l'inverse. Mais pour revenir à l'acteur (car je crois que je m'égare), c'est son corps qui m'a impressionnée. J'ai rarement vu des poses aussi pertinentes, aussi subtilement justes. Par la courbure du dos on devine (presque ?) l'expression du visage. Jusqu'à la façon de jouer avec les brins d'herbe est très pointilleuse, tout en dégageant une grande désinvolture, oui je sais bien, cela n'a aucun sens, mais nominaliser le talent dans son essence me semble impossible.
Je m'arrête là pour le casting, je n'ai pas remarqué de fautes de jeu chez les autres. Ah si, un mot pour James Horner, qui vraiment a fait un travail remarquable. La musique est en parfaite adéquation avec le film ; discrète, douce, plus forte quand il le faut (pour la scène d'introduction à la Cour par exemple - oh! c'est Jonathan Pryce qui joue le Roi XD j'étais toute ravie) et même difficilement soumissible à reproches pendant les scènes de combats. J'avoue avoir eu un peu peur au début, les deux premières notes du générique, j'ai pensé "oh non, on dirait du Morricone réutilisé", mais tout de suite des variantes, un style propre devrais-je dire plutôt, bref, j'aime beaucoup M. Horner.
Repassons maintenant au film. Je parlais de coupures dans le récit, en réalité, même cinématiquement parlant, les péripéties sont marquées par des coupures noires d'une ou deux secondes, les actions et descriptions sont coupées par des variations dans le dosage du son et des monologues intérieurs (de John, John ou Rebecca), tout cela est somme toute assez déstabilisant. D'un côté il est impossible de se laisser aller dans le courant de l'histoire si rien n'est retranscrit "comme si on y était" mais bien "comme si on nous racontait l'histoire", et d'un autre tout est fait por que ce ne soit ni trop romancé, ni trop barbarement livré, pour que l'on puisse se sentir à l'aise avec notre conscience (je suis désolée si je focalise mais je vois trop cette jeune fille innocente abusée par le cro-magnon de base). Le tout est juste, mais j'avoue que quelque chose m'échappe. Pourquoi intercepter le récit de petits monologues intérieurs qui ne sont pas du même narrateur ? C'est très joli, mais... à mes yeux quelque chose ne colle pas là dedans.
Et puis même, la fluctuation du fim est un peu pénible. Dans les quarante premières minutes, le ton est franchement anti-colonialiste, et on s'apprête à une séance dans ce thème. Puis cela vire (à partir du moment où ça commence vraiment à fricoter dans les hautes herbes) à un hymne et un plaidoyer pour l'amour, pour finir (à partir du moment où elle est seule) en une ode à la vie et la beauté. Comment prendre ce film si ce film ne se fixe pas ? Du coup, le personnage principal, Johnny 1e du nom, n'a aucune constance. D'accord, je ne suis pas encore stupide et j'ai compris que John Smith est un volage par nature, mais si aucun des deux personnages principaux n'a de but qui dure tout le film, si aucun n'est animé par un souffle quelconque, alors on ne retiendra rien d'eux. Le passage anti-colonialiste devient accessoire, à ce moment-là il faut se fixer sur les choses. Sur les paysages, les yeux, les sensations. Le nouveau monde, ce n'est pas un récit agrémenté par de beaux décors, c'est une beauté de fond servie par une histoire. Et du poème que l'on a sous les yeux, on retirera ce que l'on voudra. Sur place, calé dans son fauteuil, on savourera, tout simplement. Cependant, bémol pour ce manque de parti pris, même si au final il joue en faveur du film. Parce que l'histoire d'amour en elle-même est trop présente pour que l'on puisse oublier que ce n'est pas un film d'amour. L'histoire commence vraiment à décoller à partir du moment où les deux sont séparés, chacun dans son camp. Là, la poésie s'installe, avant, le reste est par trop omnubilant, ce qui est dommage.
Mais bref, pour conclure, je dirai que c'était un très bon film. J'apprécie énormément et je reconnais les efforts et le travail qui ont été fait dessus, pour un résultat grandiose. Je loue le réalisateur qui s'est attaché aux détails des faits communs de l'époque et des costumes, qui est resté lié et fidèle à l'histoire originale de Pocahontas. J'applaudis (enfin non, je n'applaudis jamais, sauf en extase devant Andrzej XD) les acteurs qui ont fait un beau travail d'interprétation. J'en garde de très bonnes sensations.
12:20 Publié dans Highlights | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

