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23.09.2006
Bouzillage J-31
Y aller à deux, c'est moins effrayant, même si l'on est une grande fille courageuse.
Rendez-vous à l'heure d'ouverture devant la boutique. Le store est déjà à demi levé, ce qui signifie que le moment est imminent. En attendant, nous papotons. Hélène nous rejoindra peut-être, mais plus tard, car elle a regardé L'Empire des Sens hier, et pense avoir du mal à se lever. D'accord. Alors, ta maman a donné son feu vert ? Oui, enfin, elle a approuvé la sélection du salon, en tout cas. Pourquoi ton choix s'est-il porté sur celui-là ? Parce qu'il a l'air propre, et qu'il a de nombreuses références. Et toi ? ...Je lui parle des estampes qui avaient été réalisées sur le dos d'un garçon, qui avaient été si bien reproduites qu'on en reconnaissait l'auteur, et de la petite fille des livres pour enfants, très bien exécutée également. -Zzzzoummm- Le store se lève, nous nous interrompons ; la vendeuse vient ouvrir la porte. Nous entrons - nous deux, et deux garçons de mon âge (ils avaient l'air plus jeunes que moi, mais c'est impossible), qui viennent pour le rendez-vous de l'un d'eux. On les fait passer le comptoir, l'un s'asseoit en attendant, et le deuxième doit prendre place sur le fauteuil. Peu de temps après, le vrombissement commence. Delphine et moi nous regardons, mi-nerveuses mi-amusées. Je suppose que c'est comme la roulette du dentiste, me dit-elle ; le bruit est impressionnant, mais ça ne fait pas mal. Je lui réponds que la douleur ne m'effraie pas du tout. La vendeuse se tourne vers nous, bonjour, qu'est-ce que vous voulez ? Aucune de nous ne semble décidée à prendre la parole, alors, je m'y colle. Nous aimerions nous faire tatouer - pas la même chose, cela dit - donc nous souhaiterions voir vos books, vous poser quelques questions, etc... Oui, bien sûr, vous savez ce que vous voulez ? Je fais signe à Delphine de parler de son cas en premier. Elle parle de son papillon en arabesques qu'elle a imprimé puis momentanément égaré, elle dit qu'elle voudrait bien voir ce qu'ils ont comme motifs, au cas où elle flasherait sur l'un d'entre eux. La vendeuse lui donne quelques books, ceux du royaume des fées et des insectes. Elle commence à regarder, moi avec, quelques instants, puis je me tourne vers la vjeune fille pour expliquer mon cas. J'ai une idée très précise - dis-je en lui montrant les dessins que j'ai apportés - je voudrais celle-ci, mais en modifiant certains points, par exemple je n'aime pas cette chaise, je voudrais la remplacer par une autre, et puis je voudrais qu'elle soit davantage de profil, et un peu plus grande... Elle m'interrompt, regarde avec moi mes dessins (enfin, quand je dis "mes"... tout le mérite en revient à Degas), note ce que je lui dis, et me demande s'il me serait possible de revenir dans le courant de la semaine prochaine pour discuter avec la dessinatrice. Oui, bien sûr (je ne suis pas difficile comme fille). Elle va voir le tatoueur derrière (je ne sais pas duquel il s'agit, je prie pour David, qui me plaît davantage), ils discutent, et elle revient pour m'annoncer le prix. Je m'attendais à cela, mais j'essaye de ne pas faire une tête bizarre et d'approuver sereinement. Puis, de derrière le paravent, David (David ! ^_^ ...une banane et un soda à la main, car il faut le plein de vitamines pour commencer la journée, n'est-ce pas) arrive à son tour ; il me repose quelques questions, sur l'emplacement, la taille, les couleurs, le niveau de détail... envisage un mix des dessins que j'ai apportés... réfléchit un peu, et confirme le prix. Il me dit une ou deux choses encore, et retourne à son client qui doit s'énerver derrière. Je sors pour aller chercher des arrhes, et je reviens, tout sourire, malgré le fait que je vienne de réaliser ce que cette somme totale représentait en francs.
Pendant ce temps, Delphine a sélectionné deux ou trois motifs qui lui plaisent particulièrement. Je lui donne mon avis pour les deux, elle approuve. Et tout à coup, arrive Hélène (finalement réveillée) ; je lui explique pour moi, et nous lui montrons le dilemne de Delphine. Elle donne également son avis ; il correspond au nôtre, Delphine est ravie et décidée. La vendeuse la questionne sur la taille du motif, Delphine tente une approximation. La jeune fille prend un mètre mesureur, et, tournant son visage vers moi : "Retourne-toi". Seconde d'hébétude, je ne comprends pas. "Pour lui montrer ce que ça donne", précise-t-elle. Ah (-_~"), ce que je fais donc. Delphine dit que c'est ça, ça correspond. (Note personnelle : Hélène et Delphine ont des mensurations plus proches que Delphine et moi, alors... pourquoi ?) La vendeuse retourne voir David (qui va bientôt en avoir marre), ils discutent encore tarification, discrètement. Nous nous attendons à un prix sensiblement identique au mien ; certes, le motif est plus large est plein, mais il ne comporte pas autant de détails, et est somme toute plus facile à exécuter. Quand elle revient et annonce quelque chose de bien supérieur, aucune de nous trois n'arrive à cacher sa stupéfaction. Elle nous explique que c'est avant tout dû au choix de l'emplacement, que le temps de travail est doublé parce qu'il faut que la peau soit bien tendue et qu'en conséquence il est nécessaire de le faire deux fois plus grand, sachant qu'en position standard, debout, il aura bien sa taille finale. Delphine déglutit, accepte, sort chercher ses arrhes. Pendant ce temps, je prends mon rendez-vous, et va pour un mardi matin (à la réflexion, je me demande si je suis sereine à l'idée d'être la première cliente post-week-end) . Hélène et moi nous extasions sur un cheval rose et violet qui sierrait fort bien à Carole, et je demande à la jeune fille le tarif de tous leurs piercings (soyons fous). Elle me répond gentiment, me demande ce que je fais dans la vie (d'une manière assez triviale : "c'est quoi ton taf ? t'es étudiante?"), pour estimer les risques. Au passage, elle s'extasie sur ma bague et me demande où je l'ai achetée - malheureusement, je ne sais plus ; c'est dommage, j'aurais bien aimé lui répondre, je sens qu'on s'aimerait bien si on nous en donnait l'occasion. Delphine revient, se déleste de nombreux billets, et prend son rendez-vous. La jeune fille semble bloquer quelques secondes sur son cahier, puis nous explique qu'à peu de choses près, elle aurait pu nous caser l'une après l'autre, ce fameux mardi matin. Nous lui répondons que ce n'est pas essentiel, et je suis tentée d'ajouter que nous étions ensemble ce matin-ci davantage pour des raisons de commodité que parce que nous sommes extrêmement liées, mais je ne voudrais pas vexer Delphine (encore qu'elle n'ait pas de véritables raisons de le prendre mal, mais... voilà). Mais la jeune fille retourne dans l'arrière salle voir David, et revient tout sourire en nous annonçant que cela ne lui pose aucun prolème de passer de l'une à l'autre sans pose, et elle inscrit le nom de Delphine juste sous le mien. Il est amusant, d'ailleurs, ce carnet de rendez-vous ; on n'y note que le prénom, le numéro de portable, et le motif. Enfin, cela me permet d'avoir la confirmation du fait que c'est bien David qui va me tatouer, et j'en suis soulagée. A l'avenir, je pourrai toujours demander à l'avoir lui, puisqu'il m'aura fait mon premier. Je n'aurais pas pu le faire en prétextant simplement que je me sentais plus en confiance, que c'était simplement une impression physique... Ou plutôt, j'aurais toujours pu le faire, et je suis certaine qu'ils auraient accédé à ma requête, mais je me serais sentie obligée de me justifier en racontant ma vision du tatouage, et un peu ma vie, et je n'y tenais pas vraiment, c'est trop personnel pour le faire devant quatre personnes (plus deux derrière un paravent, aux aguets l'air de rien) qui m'écouteraient attentivement. Il m'est même difficile de savoir quel a été l'élément déclencheur qui a fait que j'accepte maintenant que quelqu'un d'autre que moi touche à mon corps maintenant.
Je ne sais pas si je suis vraiment heureuse du fait que Delphine soit avec moi ce jour-là. Nous avons convenu du fait qu'elle viendrait avec moi dès l'ouverture, et que je resterai avec elle jusqu'à ce que le travail soit exécuté. Ce n'était pas un accord clair, mais je ne sais plus ce qu'elle m'a dit, et j'ai approuvé, et tacitement ça a été décidé. Je me sentais moins intimidée du fait qu'elle était là, mais d'un autre côté j'avais peur que nous soyions assimilée. J'ai bien senti le regard de la vendeuse sur elle quand elle lui a demandé à voir ses modèles de papillons, et l'a priori qu'elle a eu sur moi, quand elle m'a demandé ce que moi je désirais exactement. Cela m'a vraiment fait plaisir, et touchée, que son attitude change quand je lui ai dit ce que je voulais. Elle a compris que nous ne jouions pas dans la même cour. David l'a compris aussi, il me semble. J'aurais aimé accentuer cela en venant seule au rendez-vous, mais cela fait plaisir à Delphine, alors... et puis, en un sens, cela me va aussi. J'irai seule pour les prochains. Je sais que je pourrai m'exprimer même si Delphine est là. Ce n'est pas comme si elle risquait de porter un jugement négatif sur moi. C'est une fille simple qui a accepté l'idée que j'étais différente d'elle ; elle ne prétend pas me comprendre, mais elle est attentionnée et m'écoute quand je parle. Si je parle avec le pierceur de choses qu'elle ne saisira pas, elle écoutera simplement. Elle ne posera pas de questions idiotes. Quand nous étions à la fnac toutes les trois, à regarder les livres comportant beaucoup d'illustrations de tatouages, elles n'avaient pas la même vision que moi, c'était évident. Je l'accepte tout à fait.
Il y a quelques années encore, peut-être même quelques mois, je ne pouvais m'empêcher d'éprouver un certain mépris pour les filles "simples", celles qui voulaient un tatouage parce que c'est joli (j'ai toujours, en revanche, une haine certaine pour celles qui en veulent un parce que c'est cool). En fait, j'ai appris que je ne pouvais pas en vouloir aux gens de n'avoir pas des cheminements aussi tortueux que les miens. J'envie leur simplicité, j'envie la facilité avec laquelle ils abordent toute chose. Je respecte Delphine, Hélène, Marion, etc, comme elles me respectent ; nous avons conscience que nous ne sommes pas du même monde, et pourtant nous arrivons à nous recouper sur certains points. J'apprécie vraiment ces quelques personnes que je connais de par ma scolarité, qui me permettent de voir des gens un peu différents de moi. Les personnes les plus proches de moi me ressemblent beaucoup - c'est normal, je suppose, je crois qu'une sensibilité commune (théorique ou empirique) est nécessaire pour parvenir à tisser un lien fort. Cela dit, le contact de gens à l'opposé de ce que l'on est est agréable, comme un bol d'air frais. Je ne suis pas sûre de pouvoir affirmer que j'en ressors enrichie, mais cela m'apporte de bonnes choses.
J'ai vraiment envie de parler avec David, comme j'ai aimé parlé avec la vendeuse (j'aimerais connaître son prénom), comme j'aimais parler avec Erick, car je ressens que nous ressentons la même chose. Je suppose qu'il s'agit de l'appartenance tacite à une catégorie commune dont parlent les sociologues. Elle est réelle, je n'en ai jamais douté, mais je me rends compte depuis peu à quel point c'est sympathique et chaleureux.
Ah oui, tant que je suis dans la catégorie des tatoos et piercings...
Je ne réagis absolument pas mal quand on me pose des questions relatives à mon piercing. Par exemple : "est-ce qu'on s'y fait ?" - "ça n'est pas gênant ?" - "ça ne fait pas mal ?", etc. En revanche, LA question stupide par définition, à savoir "et ce n'est pas gênant pour embrasser les garçons ?", m'horripile. Jusqu'à présent, il me semble que la seule personne qui me l'avait posée était Guillaume. J'avais répondu, amusée, et me disant qu'il était jeune (quinze ans), qu'il ne connaissait pas grand chose à ces histoires, et que de toute manière, le baiser restait quelque chose de très approximatif à cet âge. Mais hier, un ami d'Angélique (ma collègue), après les questions standard, a posé celle-ci. J'étais vraiment surprise ; est-ce qu'un type de vingt-cinq ans n'a pas un peu d'imagination ? Est-ce qu'il ne voit pas plus loin que le french kiss typique (j'entends par là, lèvres jointes et emmêlage de langues), est-ce qu'il ne se dit même pas que si les piercings à la lèvre étaient handicapants dans un domaine aussi important que celui-là, ils n'existeraient pas ? J'ai répondu de manière neutre et sympathique, mais la prochaine fois, je lui parle de Prince's Wands.
14:05 Publié dans And Stay Fashionable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2.0
Je réorganise ce blog, ça devient du n'importe quoi. En plus des trois catégories déjà existantes, j'en rajoute une, où je range tout ce qui n'a aucun intérêt effectif, à savoir ma vie et moi. Il suffit de ne pas cliquer dessus mais uniquement sur les autres =)
10:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.09.2006
Toujours plus loin dans les sujets graves
Comme je l’avais annoncé précédemment, je suis allée faire un tour dans des boutiques de lingerie fine. (Ce qu’il y a de bien, dans mon blog, c’est qu’on y trouve de multiples péripéties et des histoires qui se suivent.)
Donc, le constat est le même. Voilà, on ne va pas en parler trois heures, les petits seins n’ont plus leur place dans cette société. Ceci étant, et sans épiloguer davantage sur la déchéance de l’appréciation mammaire de l’humanité, je tiens également à parler d’un sujet sensible (merci à Kao' de m’avoir soufflé l’idée) : les strings. Je sais, mes sujets sont diablement éthérés, ces temps-ci.
Quand je suis entrée dans la boutique, j’ai eu l’impression d’assister à une réunion, un meeting, que dis-je, une congrégation du string. La répartition fessière de nos mannequins en plastique (recyclable) est la suivante : 60% slips ou culottes (je fais une distinction, peut-être fausse, entre les deux : les culottes sont pleines (elles recouvrent les fesses entièrement) alors que les slips non), 40% strings (ne sont bien sûr pas pris en compte ceux qui ne portent aucun des deux, c’est à dire les nuisettes, les shorties et les tout nus annonçant les promotions). Je suis encore heureuse de constater que les slips et culottes sont majoritaires, mais je pense qu’il faut surtout attribuer cela au fait que les mannequins ont pour postérieur en tout et pour tout un bloc pvc ne comportant que rarement l’incision bien pratique pour maintenir en place ce genre de sous vêtements à ficelle. Il est fort possible que certains modèles en soient dotés, mais comprenez que mon grand sens des conventions m’empêche d’essayer d’aller tirer cela au clair de trop près. Bref, il s’avère en réalité que tout ceci n’est qu’une gigantesque supercherie, car en pratique, lorsque l’on repère un modèle séduisant, et que par une chance inespéré il y a notre taille, on est rapidement déçu de constater que si l’on souhaite acquérir le bas assorti avec ce joli soutien gorge, nous n’avons pas vraiment le choix, car seul le string nous est proposé. Cela ne fait pourtant pas si longtemps que le string, il me semble, a pris son envol ; il y a quelques années encore, il était associé à la vulgarité et à certains films pour public majeur. Il est incroyable d’avoir à réaliser qu’aujourd’hui, désirer porter quelque chose d’un peu plus consistant qu’un triangle de tissu relié à trois ficelles, c’est très désuet.
Il y a deux séries d’arguments majeures que j’opposerais au monopole du string. La première relève d’une considération esthétique et sensuelle ; c’est donc très subjectif, en un sens (mais c’est mon blog, d’abord, suis-je tentée de réfuter), mais je soupçonne qu’il serait aisé de se rallier à certains arguments. Je trouve qu’un string, en soi, est quelque chose de tout à fait charmant. J’apprécie certaines des photographies qui les mettent si bien en valeur, et je suis capable de trouver ravissant un string dans une boutique. Mais mon problème est le suivant : je trouve qu’un string ne s’accorde pas avec un soutien-gorge. Le soutien-gorge est quelque chose de trop volumineux, qui court un trop long chemin sur notre corps pour pouvoir l’associer à quelque chose d’aussi petit. Je sais bien que certains strings sont autant pourvus en tissu, dentelles, rubans, et autres petits accessoires délicieux que certains slips, mais tout de même, ce contraste me frappe. Si l’on regarde une femme de dos, qui porte un string et un soutien-gorge, je trouve que visuellement parlant, cela ne la met pas en valeur. Elle a l’air d’être harnachée… tandis qu’un dessous plus épais rétablirait l’harmonie. La répartition du tissu doit à mes yeux obéir à une division relativement égale pour les deux partis, sinon, cela n’est pas agréable à voir, l’un est obligatoirement mésestimé par rapport à son congénère.
Et puis, je n’associe pas la sensualité au nu, ou au minimalisme vestimentaire. Je ne pense pas que plus on en montre, plus c’est sexy. Chaque chose se découvre en son temps (ou pas, mais alors, cela s’appelle communément un râteau). Cette tendance à fabriquer des modèles de dessous et de maillots de bain de plus en plus réduits m’exaspère. Elle semble vouloir me hurler que j’ai des goûts lamentables, mais il se trouve que je suis insensible à ces assauts.
Maintenant, il m’est inévitable de parler d’un élément certes déprimant mais tout à fait concret : on ne peut porter de string que si l’on ressemble à la dame sur les panneaux muraux Aubade. Si l’on a le malheur d’arborer plusieurs kilos en trop, le contraste évoqué précédemment est encore plus visible ; si à l’inverse on est trop mince, toute la dimension suggestive et coquine du string disparaît en proportion de sa trop grande apparition, à lui. Vous me rétorquerez (et vous aurez bien raison de rétorquer, j’aime les lecteurs vivants) que cela dépend avant tout de l’idéal féminin que chacun se fait et de sa vision de la chose. Ceci est en partie vrai, mais d’un autre côté, les vêtements de lingerie ne sont-ils pas dessinés pour ces femmes au corps parfait, et les déclinaisons en tailles différentes ne sont-elles pas que des adaptations de la chose, et en conséquence, il me semblent qu’elles n’ont pas eu la chance de bénéficier d’une réflexion suffisante sur ce que cela donnerait effectivement. Car nous vendons du rêve, nous vendons des idéaux pour de simples êtres humains.
La deuxième considération est, bien entendu, pratique. Les strings, c’est drôlement bien parce que, quand on porte un pantalon serré, on ne voit pas la marque du slip. D’accord. J’accepte cet argument. Mais.. je ne suis pas sûre d’avoir saisi à quel moment exactement on a déclaré qu’il était disgracieux de deviner les élastiques des slips sous les pantalons. Personnellement, je trouve cela charmant ; je ne scrute pas les postérieurs de ces demoiselles dans la rue, mais si par hasard je le remarque, cela me fait sourire. C’est comme un petit défaut qui transparaît ; j’apprécie ce genre d’inachèvement, de petit détail laissé involontairement, de la même façon que j’apprécie un chignon légèrement défait. Cela fait partie des aléas, des choses du quotidien, des choses normales. Je trouve dommage d’avoir crée un string et d’avoir établi en convention le fait que c’était un sous-vêtement plus esthétique. Je suis consciente que notre conception de la beauté est difficile à détacher de celle de la perfection, mais je regrette que petit à petit, on ne nous laisse même plus le choix.
Cela rejoint un peu le délicat problème de la vulgarité effective ou non du string qui dépasse du pantalon. Si le sous-vêtement dépasse juste un peu, de sorte qu’on ne voie qu’un peu de dentelle, je n’ai rien contre, cela peut même être très joli. Mais s’il dépasse à tel point qu’il n’y ait plus aucun doute possible sur le ait qu’il s’agit bien d’un string, je trouve cela obscène. Outre le fait qu’une telle exhibition de sous-vêtements me semble déplacée (particulièrement chez des gamines pré pubères, mais c’est une autre question), je ne comprends pas le côté sensuel de la chose. On voit trop, il n’y a plus rien à chercher.
Parlons confort, à présent ; je suis toute prête à entendre des filles exprimer à quel point les strings sont agréables à porter. En ce qui me concerne, je ne partage pas ce point de vue. C’est peut-être bien en grande partie une question d’habitude. Etant accoutumée aux slips, il m’est très étrange d’avoir quelque chose qui – comment dire cela de manière élégante ? – s’immisce dans une partie très intime de mon anatomie. J’ai en permanence tendance à vouloir remettre en place quelque chose qui ne peut l’être. J’avais essayé, pendant un temps, d’en porter pendant plusieurs jours d’affilée afin de me prouver que l’on s’habitue à tout. Et si effectivement la sensation de dérangement s’estompe – sans jamais disparaître totalement toutefois – d’autres désagréments se sont posés à moi. J’avais l’impression de ne pas être assez couverte, d’être nue sous mes vêtements, parfois. Pour résumer, question confort, je repasserai. Mais si toutefois, une personne appréciant les strings et ayant un autre point de vue que moi sur la question lit ces lignes, je serais ravie d’entendre cet avis contraire.
Voilà mes récentes découvertes et désillusions, dans le domaine si prisé des dessous féminins… Et je n’ai même pas parlé de la combinaison soutien gorge rembourré / string. Je ne sais quel courant d’art moderne prône cette association maximaliste / minimaliste, mais je subodore que ce soit pour illustrer le paradoxe et la vacuité de l’être. Quoi qu’il en soit, c’est tout à fait laid, mais je suppose que mon œil n’est pas apte à apprécier ces choses de goût.
PS. Après, je m’étonne qu’on tombe sur mon blog en tapant des termes sexuels. J’ai parlé de fesses pendant toute la durée de ce post.
…Je me dois de me racheter, et de faire remonter l’estime hypothétique que mes lecteurs hypothétiques pourraient hypothétiquement avoir pour moi. Plus tard, je vous parlerai d’amour.
11:10 Publié dans Lowlights | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.09.2006
En ce moment j'écoute de la merde
Pour une raison que j'ignore, je comprends vraiment maintenant la place que prend la musique dans la vie des adolescents. Bon, d'accord, j'ai 19 ans, donc c'est un peu lent comme réflexion, one may wonder, mais mieux vaut tard que jamais.
Lors de mon entrée dans le monde des tennagers (plus précisément, quand j'ai changé de collège, à douze-treize ans, et quand je suis allée dans un lycée loin de chez moi, et qu'il a fallu "se faire des amis"), j'ai été marquée par le fait que la première chose que les adolescents qui souhaitaient faire connaissance se demandaient, c'était : "et t'écoutes quoi comme musique ?". Ma seule réaction à cette révélation qui me tombait dessus a été de ne pas chercher à écouter de musique. Bien sûr, une partie de moi refusait ce monde parce que je ne me sentais pas de taille à y concourir ; n'ayant jamais eu de modèle plus âgé que moi pour m'illustrer le fait qua quand on est jeune, on écoute de la musique et ayant grandi dans un foyer sans internet, sans chaîne hifi à moi et sans accès personnalisé à la télévision, je n'avais même aucun goût personnel dans ce domaine, outre les quelques choses que j'avais eu l'occasion d'entendre (j'adorais alors Queen, Mötley Crue, Motorhead, Metallica... je ne sais pas exactement où et comment j'avais découvert ces musiques, mais voilà ce que j'aimais ; j'étais également passionnée par les BO, en amateur), mais qui n'entraient en aucun cas dans les catégories mentionnées par les jeunes. Et je refusais de n'être définie que par la musique que je pouvais écouter. Par conséquent, hop, pas de musique ; je me suis reportée sur les livres et le cinéma. J'ai toujours été consciente d'avoir un train d'avance au point de vue culturel (je parle de culture pompeuse : littérature à laquelle on n'est pas censé s'intéresser à 12 ans, films intelligents, discussions philosophiques...), par contre, je ne me suis jamais sentie "jeune" parce que je n'avais pas toutes ces futilités (ainsi préférais-je les considérer), je ne me sentais jamais partie intégrante de cette jeunesse qui m'échappait. Certes, la musique n'est certainement pas la seule responsable, il faut y ajouter mes troubles existentiels divers, mais je pense que cela a beaucoup joué.
A 14 ans, j'ai entendu une chanson qui m'a vraiment plue, d'une manière différente. Jusqu'alors, quand j'aimais un morceau, je le savais intellectuellement parlant : j'étais capable de dire pourquoi je le trouvais génial, pourquoi je le plaçais sur un pied d'estale par rapport aux autres. Cette fois là, ça a été un bouleversement émotionnel, je ressentais que cette musique me touchait. Mon coeur battait plus fort, j'avais les larmes aux yeux ; j'avais la sensation d'être confrontée pour la première fois à quelque chose d'une beauté aussi personnelle. Je ressentais que cela trouvait un écho en moi. Alors,
j'ai eu besoin de me laisser me perdre dans ces musiques baroques, magnifiées ; j'avais besoin de textes abstraits, de mélodies belles et lancinantes, de quelque chose qui me transporte dans un monde splendide et différent. Plus tard, j'ai été attirée, en plus de cela, par les musiques plus dures, plus sombres, que l'on trouve communément dans les rayons "métal & co." de Virgin. J'éprouvais réellement le besoin d'écouter des choses qu'on n'entendait pas à la radio et que le commun des adolescents n'écoutait pas. Sans pour autant me mettre à m'identifier à des groupes sociaux atypiques (les gothiques, les métalleux, les visualeux, etc.) en grande partie parce que cela représentait trop de contraintes dans le domaine des affections ; il me semblait que cela sous-entendait adhérer à une certaine culture au sein de laquelle je me sentirais forcément limitée, puisque mes passions me poussaient à aller dans tous les coins. Cependant, je ne voulais pas non plus être assimilée à ceux que je méprisais (et je m'en excuse aujourd'hui, encore qu'il reste des sous-classes que j'ai toujours en horreur), ceux qui se satisfaisaient des programmes de NRJ ou autres chaînes de grande écoute. Je savais où je ne voulais pas aller, mais je ne savais pas où je voulais aller. Je ne le réalisais pas encore, mais je devenais moi, alors que tout ce que je croyais être en train de faire, c'était chercher une place pour me poser.
Ce n'est que récemment (à vue de nez, je dirais un an, un peu plus peut-être) que j'ai commencé à accepter que le fait de m'enfermer dans tout ce qui à mes yeux était à part ne me rendait pas différente pour autant ; que nous étions des centaines, des milliers de clichés de genre à fonctionner par abnégation. Je me suis sentie piquée, et en même temps, soulagée de cette révélation. Je me suis sentie libérée. Comme le dit la chanson (n'est-il pas diablement approprié de citer des textes ?), tu es belle de ce que tu feras ; j'ai commencé à faire, à être, à exister à cette époque (pas suite à ces paroles, je veux dire, elles ne sont là que parce que je les aime bien). Je ne me suis plus cherchée, je me suis seulement laissée aller. Qui aurait pensé que c'était par le chemin le moins tortueux que cela marchait ? Aujourd'hui j'arrive à fonctionner sans réfléchir à ce que cela pourrait donner ; je ne suis que mon coeur et ses mouvements (oh c'est beau c'que j'dis). J'écoute et j'apprécie des choses que j'aurais refusées en bloc il n'y a pas si longtemps, parce qu'elles ne sont pas assez hors normes (comme quoi ? euuh... en ce moment, A million ways de Ok go m'éclate assez =D ça, je l'aurais refoulé parce que ça n'a rien de merveilleux, de sublime, etc. et je trouve que Pourquoi tu pleures est vraiment jolie ; celle-là aurait été expédiée à la poubelle directement parce qu'elle ne reflète rien qui ne soit pas commun, et qu'elle le fait de manière relativement commune également (considérant que le rock est plus commun que le métal... bref, je me comprends, zut)). Je fonctionne maintenant selon ces deux systèmes d'appréciation : l'appréciation sensitive, quand je ressens qu'une musique me parle, et l'appréciation rationnelle, quand j'approuve une chanson. Ces deux modes de fonctionnement étaient distincts dans le passé, maintenant ils ont tendance à se mélanger. C'est très appréciable.
..Youps, j'ai raconté ma vie, alors que je cherchais seulement à illustrer un point, mais ce n'était absolument pas ce dont je voulais parler à l'origine. Je reprends, sans m'égarer en route. (Dites-moi, hein, si je vous ennuie - tu m'ennuies - alors va-t-en, non mais oh, tu te crois où ?!)
Là où je voulais en venir, donc, c'est que ce n'est que depuis ces révélations que je comprends le sens que peut avoir les musiques et leurs textes pour les teenagers. Il y a tellement de choses qui valent la peine d'être entendues, de choses qui font écho à ce que tu as dans la tête, de choses qui t'ouvrent des portes et te confortent. Quand je réalise l'erreur dans laquelle j'estime avoir été, je m'en veux assez, car j'ai réellement l'impression d'avoir raté quelque chose. J'ai voulu (car en partie du moins, cela a été un choix) grandir trop vite, et j'ai raté tout un tas de petits riens. Peut-être aurais-je voulu connaître, alors que j'avais quinze ans, toutes ces chansons qui "parlent" aux adolescents (pas les trop niaises non plus, y a des limites). J'aurais voulu pouvoir m'associer à la masse quelques instants, le temps d'un partage (tiens, même cette notion de partage m'était complètement étrangère ; je ne voyais ceux qui écoutaient les mêmes choses que moi que comme des ennemis, forcément stupides de surcroît). Je comprends que la musique est un élément stable dans une vie chaotique qui cherche à grandir. Je comprends que la musique est l'illustration de ce qui est à l'intérieur. ...Alors que j'écris ces phrases, j'ai comme la sensation de les découvrir au fur et à mesure, et paradoxalement, il me semble l'avoir pourtant pensé tant de fois... mais en ne les considérant que par rapport à moi... Je comprends pourquoi il est nécessaire de se forger une identité musicale quand on est adolescent. Bien entendu, la musique seule n'est rien, les autres arts comptent aussi ; j'aurais mieux fait de parler d' "identité artistique", mais je reste dans le domaine de la musique, car c'est sans doute le plus accessible (...parce qu'on peut la télécharger ? peut-être, oui. Il reste indubitable que la France est un des pays où la culture coûte le plus cher).
Maintenant que je découvre tout cet univers, naturellement, je n'ai pas les réactions que j'aurais pu avoir en les découvrant plus tôt. Je les savoure avec un regard plus doux, toujours ému, mais avec du recul et une forme d'approbation mélancolique, de regret mêlé de reconnaissance, peut-être (pourquoi ai-je besoin de tant de mots pour parler d'un seul sentiment ? Soit celui-ci est trop complexe pour que je parvienne à l'identifier, soit il existe, et je ne connais pas le terme pour le désigner... comme quoi, l'idée a du mal à exister sans le mot). Moi qui avais toujours eu l'impression d'être en avance sur les autres, j'ai conscience d'avoir un grand retard sur ce point-là (j'en suis toute chose), retard que je rattrape avec délice. Ah, c'est bon d'être jeune, quand même.
10:15 Publié dans Errances | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.09.2006
Le monde des fortes poitrines
Comme j'ai dû déjà le dire, à côté de mon boulot il y a un centre commercial ; entre autres boutiques, la Halle aux vêtements. Hier matin, j'arrive en avance, je vais y faire un tour, et parce que je suis attristée par la vue de jolis petits hauts à manches courtes, je vais directement au fond du magasin, jeter un oeil aux sous-vêtements.
Rapidement, je suis choquée par ce que je vois et force est de me rendre à l'évidence : il n'existe pas de soutien gorge à ma taille qui ne soit pas rembourré. ...Nonobstant l'affreux sous-entendu qui est censé m'atteindre en plein dans mon ego "vite, rembourre ta poitrine, ça ne va pas", je vais voir dans les nuisettes, guêpières, et autres petites choses que j'affectionne, et je me retrouve face au même problème. Hormis le fait qu'on peut avoir une poitrine discrète et ne pas vouloir la doubler de volume, cela était tout à fait ridicule visuellement parlant. Nous avions des petites nuisettes très près du corps, faites des textiles les plus sensuels et les plus fins ; voile noir avec petite chute en dentelle, lacets... imaginons un instant... *moment érotique 1* tu portes cette petite chose sur toi, car tu attends la visite de ton amant... tu es magnifique et il te désire des yeux... s'approche de toi, place ses mains autour de ta taille et descend vers ton bassin... tu frémis sous les petites touches délicates de ses doigts... il effleure la dentelle et ta peau, remonte vers le haut... ses doigts se déplacent doucement vers ta poitrine et tout à coup... tu ne sens plus rien car toute sensation est bloquée par deux énormes coussins type mongolfière molletonnée. De son côté, c'est la même chose, ses capacités tactiles sont honteusement mises à mal par cette mousse qui obstrue toute sensualité, et, faute de parcourir ton corps, il a l'impression de tâter les sièges des voitures au salon de l'auto.
Autre cas de figure *moment érotique 2* il semblerait que ce soir soit le grand soir... il t'emmène dans son appartement, t'offre un verre (pour te faire croire que mais non, il n'y a pas que tes fesses qui m'intéressent, on peut parler, aussi)... de fil en aiguille, vous vous rapprochez, il effleure ton bras... t'embrasse... glisse ses doigts sous ton tee-shirt (bon d'accord, il va peut-être vite pour un premier soir placé sous les auspices de la romance, mais je n'ai pas toute la journée moi) pour finir par te l'enlever... il te regarde rapidement, et entreprend de s'attaquer (entreprise périlleuse pour les garçons, qui ne maîtrisent pas bien la chose) à ton soutien gorge. Un quart d'heure plus tard, à bout de nerfs, il y arrive enfin ; harrassé mais victorieux, il brandit son trophée en criant hourra, hourra, et se rend compte qu'il a à la main quelque chose de plus gros que ce qu'il a sous les yeux. Quoi, tout ça pour ça ? S'il est gentil, il ne fera pas de réflexion, mais sa déception est grande. Et après, tu t'étonnes qu'il s'abonne à Canal+. ..Comprenons-nous bien ; son problème n'est pas que tu aies la poitrine de Vanessa Paradis, ça, il s'en fiche, mais ce qui l'a désappointé, c'est que tu l'aies trompé sur la marchandise. La pauvre est un garçon, il ne sait pas reconnaître les soutiens-gorges rembourrés des non rembourrés au premier coup d'oeil. Et toi, tu profites de cette faiblesse pour l'illusionner. C'est mal. Ils viennent à peine de comprendre que les Wonderbra montaient la poitrine, et on les assaille à coup de coussins.
Revenons à mon cas. Je n'estime pas avoir une poitrine qu'il faille absolument cacher ou gonfler. J'aime beaucoup mon [*85B, mais chut c'est un secret*], et j'aime la façon dont il entre dans mes vêtements, dont je le porte, dont je l'habille. Je n'ai jamais ressenti la nécessité de l'augmenter et je n'ai jamais triché avec ce genre de sous-vêtements, cela dit, je comprends que d'autres le veulent, et je l'accepte. Mais pour avoir plus ou moins vécu ces situations, je peux dire que c'est tout à fait haïssable du point de vue du garçon. On peut encore tolérer qu'une fille porte un soutien-gorge rembourré sous un haut qui le recouvre totalement, pour augmenter le volume de sa poitrine en public. Mais en privé... les soutiens-gorge truqués sont déjà détestables, si maintenant on décline la lingerie coquine et de nuit en mode ballon de plage, que reste-t-il ? Je pense que l'on peut facilement s'accorder sur le fait que ces soutiens-gorges n'offrent que des avantages visuels, mais que tactilement, c'est lamentable. Or, qu'est-ce que l'intimité si ce n'est pas en grande partie tactile et sensuel ? Je ne sais pas.
Ce qui me frappe également, c'est que les toutes jeunes filles qui découvrent à peine qu'elles commencent à avoir de la poitrine ne sont pas épargnées. Clairement, elles ont le choix entre des jolis soutien-gorges ("joli" ne veut pas dire affriolant, juste "joli") avec coussinets incorporés, et des brassières petit bateau. Quand on aspire à sortir de l'enfance, inutile de dire qu'on penchera pour les vrais dessous. Si bien que la jeune fille en question passera directement de "petits seins un peu embarrassants" à "poitrine de top model". On fait difficilement moins discret ; je ne me rappelle pas, quand j'avais douze ans (époque à laquelle mettre un soutien gorge rembourré semblait ridicule pour notre âge), que le fait de porter un soutien-gorge ait représenté un cap autre que psychologique. Aujourd'hui, je me demande comment on peut le vivre avec sérénité, étant donné que cela devient automatiquement de notoriété publique dès le port des premiers ballonnets.
Je me demande quand exactement les distributeurs de lingerie ont convenu qu'en dessous du 90C il était impératif de rembourrer sa poitrine. Je persiste à croire, mais peut-être ai-je tort, qu'il doit subsister en ce monde un bon pourcentage de la population qui aime les petites poitrines, et que de même il perdure une catégorie de filles qui se plaisent avec leur petite poitrine. Je me demande à quoi c'est dû ; j'ai du mal à concevoir que ce soit seulement à cause de l'omniprésence des médias qui véhiculent l'image de la blonde à gros seins (et n'oublions pas les brunes, avec Angelina Jolie, Monica Bellucci & co), car je connais plusieurs filles que ce genre de choses n'atteind pas qui ont recours au rembourrage. L'idéal esthétique commun serait-il à ce point marqué par cette caractéristique physique que chaque fille se voie désormais contrainte à utiliser ces artifices ?
Je ne suis pas un garçon, mon appréciation de la chose découle donc de ce triple point de vue que sont celui de la fille, celui de l'hétérosexuelle et celui de la lesbienne. Je ne saurais pas dire si mon opinion n'en est que plus intéressante car pluri-empirique (si, ce mot existe certainement), ou si elle en devient confuse et trop mitigée.
Bientôt, j'irai faire le tour des magasins de lingerie haut de gamme, voir si je retrouve le même schéma. Je vous tiens au courant.
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