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18.03.2007
Les beaux jours et la période de reproduction
Bon, là, je raconterai juste ma vie palpitante.
Je sais, je sais, ça fait quelques semaines que je n'ai pas écrit, et quand finalement je m'y remets, c'est juste pour du blablatage. Le retour triomphal, ce sera pour un autre jour, si vous le permettez.
En ce moment je me sens complètement coincée, prise au piège. C'est dû au fait que des tas de décisions que j'ai laissées en suspens trop longtemps pour ne pas avoir à trop m'impliquer dans mon avenir ont finalement bel et bien dû être prises, toutes en même temps. Ca m'apprendra.
Déjà, j'ai reçu mes billets de train pour Paris. J'y vais, impossible de me défiler. (Soit dit en passant : quand j'ai réservé mes billets de train, le site de la sncf m'a proposé de souscrire l'assurance annulation. Ah, mais quelles en sont les clauses, me demandé-je en cliquant sur le petit point d'interrogation à droite. Eh bien, voilà, on me remboursera mes billets de train si j'ai un empêchement professionnel, ou une maladie grave, ou si je meurs. C'est bon à savoir.) Je pars à 4h du matin pour ne pas arriver en retard au concours de recrutement, ce qui, maintenant que j'y repense, aura surtout pour effet de me faire arriver la tête dans les choux, dans l'incapacité totale d'être efficace et de prouver que je vaux quelque chose.
C'est malin.
La veille de mon départ, je dois aller voir David. Quand je suis passée le voir, dernièrement, il s'était coupé les cheveux, et c'était.. étrange. Il semblerait qu'avec l'arrivée du printemps les garçons cherchent à se rafraîchir la nuque ; j'en compte au moins cinq dans mon entourage qui ont succombé à l'appel des beaux jours. Or, voilà, dans chacun des cas, il s'est avéré que ça a été une grave erreur. Je les regarde, et me dis que non, ça ne va pas. Je me demande s'ils se disent la même chose devant leur miroir le matin.
Tout à l'heure, alors que je me coiffais, je me disais que je devais recouper les miens également, que ça devenait du grand n'importe quoi. Est-ce que je suis à mettre dans le même lot que ces esclaves du printemps ?
Tout ça pour dire que
J'ai lu des statistiques dans un journal de confiance (celui qu'on distribue à l'arrêt du tram), selon lesquelles de manière générale, plus les résultats scolaires sont bons, plus la vie sexuelle est déserte.
Me sentant offensée, je souhaite répliquer.
Je tenterais des hypothèses explicatives, des analyses de cas on ne peut plus pragmatiques, des envolées lyriques, des théories vraisemblantes et des démonstrations épiques, si seulement je n'étais pas aussi fatiguée. Dans l'état où je suis, je pense que je serais plus efficace juste en disant : "mais euh c'est même pas vrai".
J'ai une semaine très chargée qui s'annonce.
Lundi : correction de mémoire. Pique-nique. Brisage de coeur. Discussion avec élite de la classe. Cours. Stress d'un coup de fil que j'espère et qui n'arrivera pas. Retour maison. Travail. Dodo.
Mardi : excursion en ville. Achat billets de train. Cours *ou* sitting dans l'herbe. Cours. Glandage. Conférence. Retour. Dodo.
Mercredi : sûrement correction de mémoire-suite *ou* culpabilité intense. Pique-nique *ou* culpabilité intense. Cours. Retour. Little Sue revient, joie. Puis dépression commune due à problèmes de coeurs parallèles insurmontables. Travail. Dodo avec Little Sue.
Jeudi : rien. Le jeudi est la journée où je glande, c'est une sorte de tradition. Ah, si, conférence, à la fin. Retour. Dodo.
Vendredi : Cours. Médisances. Conférence. Soulagement superficiel de fin de semaine. Préparation psychologique à un week-end de révisions. Coup de fil à Angélique pour souhaiter bonne chance. Nouvelles négatives du coup de fil que j'aurais attendu depuis lundi. Déception. Déprime relative (au bout d'une semaine, il ne reste plus grand chose, tout se fond). Dodo pénible.
Week-end : rien. Rien rien rien. Week-end déprimant, partagé entre le travail et la dépression. Ultra-palpitant.
Heureusement que j'ai passé une chouette soirée hier. Ca m'aide à supporter ce dimanche qui ne parvient qu'à me répéter à quel point ma semaine va être difficile à vivre. Ou au contraire, est-ce parce que ma soirée a été bonne que le reste m'apparaît pire ?
12:18 Publié dans And Stay Fashionable | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
