<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Perles de nuit, l'errance continue</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://496eyes.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/" /> <subtitle>Parce que &amp;quot;faute de pouvoir agir sur le monde, je décide d'être une spectatrice intelligente&amp;quot;</subtitle> <updated>2008-08-19T22:12:13+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://496eyes.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Quand on n'a pas de moyens xD</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/06/04/quand-on-n-a-pas-de-moyens-xd.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-06-04:1295180</id> <updated>2007-06-04T12:59:20+02:00</updated> <published>2007-06-04T12:59:20+02:00</published>   <category term="Highlights" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Kagerô - Zetsubô ni Sayonara 
Passer trois jours à Paris, ça sert,...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Kagerô - Zetsubô ni Sayonara&lt;br /&gt;
Passer trois jours à Paris, ça sert, finalement. On reconnaît des trucs après.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-18965.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-18965.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-18185.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-18185.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-19588.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-19588.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-20257.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-20257.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-21086.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-21086.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Flash momentané</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/05/21/flash-momentané.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-05-21:1283625</id> <updated>2007-05-21T23:05:26+02:00</updated> <published>2007-05-21T23:05:26+02:00</published>   <category term="And Stay Fashionable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> En ce moment j'ai très envie... 
1) De prendre le train. 
2) D'aller à La...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> En ce moment j'ai très envie...&lt;br /&gt;
1) De prendre le train.&lt;br /&gt;
2) D'aller à La Rochelle ; je sens que ça va tomber à l'eau, étrangement.&lt;br /&gt;
3) Que Pierre revienne plus tôt que prévu.&lt;br /&gt;
4) Que la journée de demain passe sans que je m'en rende compte.&lt;br /&gt;
5) De recevoir ma lettre d'attribution.&lt;br /&gt;
6) Que les résultats du concours soient enfin publiés sur le site.&lt;br /&gt;
7) Que mon encyclopédie ne soit pas en quinze volumes pour éviter des luxations et étirements à force de manipulations.&lt;br /&gt;
8) Que ça marche pour Sylvia.&lt;br /&gt;
9) D'aller faire un petit tour à Saint Etienne, l'air de rien *plaf*&lt;br /&gt;
10) Que mon chat dégage de devant l'écran, avachi qu'il est.&lt;br /&gt;
11) De savoir s'il faut mettre un tiret entre Saint et Etienne. (bonne question)&lt;br /&gt;
12) D'arriver à me relire quand je prends des notes.&lt;br /&gt;
13) De faire une découverte fantastique qui financerait tranquillement mes jours.&lt;br /&gt;
14) De faire ma deuxième sortie plage de la saison.&lt;br /&gt;
15) De comprendre comment les ados qui ne travaillent pas réussissent à se payer toutes ces choses sans, selon leurs dires, être subventionnés par papa-maman.&lt;br /&gt;
16) De faire gagner David.&lt;br /&gt;
17) De lancer une bombe atomique qui rayerait de la terre les jeunes susmentionnés.&lt;br /&gt;
18) De savoir quand on aura les résultats des partiels.&lt;br /&gt;
19) Que la salle de bain se soit nettoyée d'elle même quand je me lèverai demain matin.&lt;br /&gt;
20) Que le gentil chien qui a fait son footing avec moi la semaine dernière revienne. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>To blog or not to blog</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/05/15/to-blog-or-not-to-blog.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-05-15:1277758</id> <updated>2007-05-16T12:57:18+02:00</updated> <published>2007-05-16T12:57:18+02:00</published>   <category term="Errances" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Je déménage. 
Un déménagement, ça n'est pas forcément agréable à vivre,...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Je déménage.&lt;br /&gt;
Un déménagement, ça n'est pas forcément agréable à vivre, surtout quand on laisse plus de choses derrière qu'on ne s'apprête à en trouver en aval. &lt;br /&gt;
Heureusement, il y a des petites choses qui motivent. Par exemple, le fait d'avoir une valise bleue à pois blancs. Ca aide vraiment, c'est tout à fait réjouissant de la remplir.&lt;br /&gt;
Je me dis que quand je pars deux semaines, je finis immanquablement, malgré mes efforts, avec une valise, si ce n'est deux, pleine à craquer. En partant plus d'un an (sans même la garantie de revenir), je me demande à combien de sacs je vais réussir à me limiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Va falloir que je déménage mon blog avec moi.&lt;br /&gt;
Je me demande s'il n'est pas approprié de commencer un nouveau blog. Starting over, nouveau blog pour nouveaux paysages, ou quelque chose comme ça. &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_s22.jpg&quot; alt=&quot;medium_s22.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.4em 0.7em 0.2em 0;&quot; /&gt;Ce n'est pas vraiment une question de place, parce que ce ne sont pas mes blablatages qui vont saturer le serveur ; rappellons que, ne souhaitant pas partir avec un appareil photo [puisque je 1) n'en ai pas et refuse de passer une somme monstre là-dedans 2) préfère garder des images floues dans ma tête que des images nettes sur papier], j'aurai plus de choses à raconter qu'à montrer.&lt;br /&gt;
Ca me fait une année bien chargée, tout de même. Il me reste un mois et quatre jours à compter d'aujourd'hui (quelle angoisse) pour faire des dossiers divers que je rendrai l'an prochain à mes profs, ce afin d'avoir mon année par correspondance. Pendant ce laps de temps, je dois aussi retourner à Paris, pour aller au théâtre et au musée (il est quand même extrêmement handicapant d'habiter en province ; je ne compte pas le nombre d'expositions, de conférences, de spectacles auxquels j'ai dû renoncer simplement parce que j'habite trop loin. Certes, on ne peut pas tout faire et tout voir, et je m'estime heureuse de ce que j'ai là, mais quand je vois passer des programmes auxquels je sais que je ne peux matériellement pas participer, ça me désespère. J'ai réfléchi sérieusement au fait que quand je rentrerai (si je rentre), je resterai une année à Bordeaux, puis je migrerai sur Paris. Je devrais avoir les moyens, si je ne dépense pas toute ma bourse comme une petite touriste hystérique). &lt;br /&gt;
J'ai aussi prévu d'aller à La Rochelle (j'aime beaucoup cette ville, lors de mon premier séjour, j'étais trop occupée à m'émerveiller pour pouvoir tout découvrir) et à Rochefort, dans la foulée. Je ne connais pas bien Rochefort, je me rappelle qu'on m'avait plus ou moins forcée à y aller, quand j'étais en troisième, dans le cadre d'une excursion scolaire. Je n'avais pas aimé vraiment, il faut dire qu'on nous avait réservé les activités les plus rébarbatives, par pur vice. Et puis, ensuite, les petits riens : revoir les copains avant de s'en aller, se faire des promesses idiotes du type &quot;je ne t'oublierai pas - je t'écrirai - on se revoit dans un an et rien n'aura changé entre nous&quot;, bref, profiter, en laissant de côté la nostalgie qui agrémente naturellement ces embrassades, pour ne pas avoir à regretter ou à remettre en question ses choix. &lt;br /&gt;
Puis, premier départ, trois mois. Puis, un retour à la maison de trois semaines. Ensuite, second départ, dix mois cette fois. Ca va me faire un choc.&lt;br /&gt;
Petit dialogue datant d'il y a quelques jours : &quot;On n'a qu'à prendre rv, pour dans un mois ou deux&quot; - &quot;Un mois, oui, mais après je pars...&quot; - &quot;Ah oui, tu m'en avais parlé, tu vas ***** (quelque part ^^)&quot; - &quot;Non, c'est autre chose, je vais ***** (ailleurs^^')&quot; - &quot;Putain t'as trop de chance toi =)&quot;&lt;br /&gt;
Mouais. J'ai eu envie de répondre que la chance, ça se cultive, et qu'elle s'accompagne de détermination et de moyens financiers (qui eux non plus, ne viennent pas tout seuls), sans quoi, elle n'a aucun effet. Mais j'ai eu peur de sembler rude. &lt;br /&gt;
(Pourquoi avoir flouté les destinations ? A vrai dire, je n'en sais trop rien. Disons que vous verrez bien au fur et à mesure. Les personnes de mon entourage sont au courant, pour les autres, ce sera au fil des lectures.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, après ça, en théorie, je reviens un an à Bordeaux. Ensuite... on verra bien. Si je continue mes études (probabilité de 50%), j'irai à Paris. Si j'arrête (les autres 50%)... j'ai deux autres projets, gros projets, on verra bien si les évènements me font pencher vers l'un ou vers l'autre. Il y a quelques mois encore, jamais je n'aurais imaginer pouvoir y réfléchir posément, pouvoir les considérer davantage qu'en me disant simplement &quot;ce serait bien&quot;. J'ai pris énormément de confiance en moi, ou plutôt, je me suis rendue compte que je pouvais faire des choses. &quot;T'es devenue une femme&quot;, comme dirait mon nouveau copain. En ce moment, j'ai même tendance à me croire capable de faire n'importe quoi ; comme je l'ai déjà dit précedemment, heureusement que je me prends encore une bonne claque dans la figure de temps en temps.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_atfa.jpg&quot; alt=&quot;medium_atfa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.5em 0 0.7em 0.7em;&quot; /&gt;Sinon, il me reste trois ans pour attendre que ma soeur soit majeure et l'emmener partout avec moi, mais je pense que d'ici là, on sera trop différentes et ça ne marchera plus. Et puis, elle n'est pas aussi curieuse que je le suis, pas aussi insatisfaite que je le suis. En fait, ce sera tout l'un tout l'autre : soit la distance et la durée nous auront éloignées, soit au contraire, on se sera tellement manqué qu'on ne se décollera plus l'une de l'autre. Pauvre puce, elle est tellement triste, au fond.&lt;br /&gt;
Et moi aussi. C'est tout de même assez surprenant, à quel point les diverses raisons qui peuvent pousser quelqu'un à partir sont infimes en regard de ce qu'il va perdre, à mon sens. Ces raisons sont quantitativement moins importantes, mais étrangement assez conséquentes pour faire pencher la balance en leur faveur, dans certains cas.&lt;br /&gt;
Il y a la fameuse expression &quot;qui m'aime me suive&quot;. La volonté de ne pas demander à ce qu'on suive dénote une détermination à ne pas te chercher à connaître l'amour effectif des gens. Par peur, non pas d'être simplement déçu, mais d'être refoulé, je dirais. Pour se convaincre que l'on n'a pas besoin de se raccrocher à ce genre de choses. Ou, plus tortueux encore : lancer l'invitation en sachant pertinemment que, ne serait-ce que pour des raisons purement pratiques, personne ne suivra. Là, il est question de savoir à quel point une auto-persuasion peu convaincue peut compenser le sentiment de rejet inévitablement ressenti. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Edit</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/03/28/récapitulatif.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-03-28:1234158</id> <updated>2007-05-16T12:59:09+02:00</updated> <published>2007-05-15T13:15:00+02:00</published>   <category term="And Stay Fashionable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Je réédite la note datant d'il y a... presque deux mois (si longtemps ? je...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Je réédite la note datant d'il y a... presque deux mois (si longtemps ? je suis désolée).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'écrirai une note ce week-end, si je m'en sens la motivation (et si j'en ai le temps).&lt;br /&gt;
&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt; -&gt;donc au final, je n'en ai pas eu la motivation. Ce n'était pas une question de temps, je me suis vraiment ennuyée *la Bourgogne, quelle région palpitante, riche en activités champêtres diverses, telles que aller voir les chèvres, jouer avec les chats, aller voir les poneys (qu'est-ce que c'est sale un poney), faire des gâteaux au laurier, s'abrutir à écouter Rammstein avec mon cousin, treize ans, apprenti rebelle.* J'étais très fatiguée, et je ressentais un mélange de soulagement et de déception, c'était assez spécial. &lt;br /&gt;
En plus, moi et mes deux copains du jour (car j'ai trouvé le moyen de sympathiser avec deux garçons envoyés comme moi en tant qu'élite de leur université ; nous avons d'ailleurs convenu ensemble de l'absurdité de la situation), on est allés boire pour oublier, une fois le concours fini, eh ben l'alcool est mal passé, sachant que depuis le matin je n'avais mangé que des barres de céréales indigestes et un panini. Pas la forme, mais on ne se plaindra pas.&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant je répète que, demain, il est &lt;u&gt;interdit&lt;/u&gt; de me téléphoner, ou même de m'envoyer un sms. Il est même interdit de penser à moi, gardez vos ondes positives débiles. &lt;br /&gt;
&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Merci à Hélène et Delphine qui n'ont pas manqué de me téléphoner. Je vous hais ^_^&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;
Je serai de retour lundi dans l'après-midi. Bisous à tous, révisez bien ce week-end.&lt;br /&gt;
&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Je suis arrivée, avec Delphine qui est venue me chercher à la gare, et j'ai pu lui raconter ma vie. Ensuite j'ai retrouvé les filles, à qui j'ai encore raconté ma vie, séparément, histoire de me répéter.&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;
Si je ne reviens pas vivante, dites à Takashi que je l'aime xD&lt;br /&gt;
&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Ce n'est plus nécessaire. Il a dit qu'il me présenterait au père d'un de ses copains, j'espère que je vais passer pour une fille sympa et intelligente, sans quoi, c'est la loose totale. &lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;
Je ramènerai des petites Tour Eiffel miniatures pour tout le monde, tiens.&lt;br /&gt;
&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Okay, j'ai fait l'impasse sur cette partie là. Mais je n'ai été à Paris que la journée du jeudi ; le peu de temps libre que j'ai eu, je l'ai occupé à visiter le Disney Store de l'avenue des Champs Elysées (qui n'a rien de spectaculaire, j'ai été déçue) et à prendre un café en racontant ma vie, ou l'inverse. Ah si, avant ça, j'ai marché un peu avec un de mes compères, et j'ai vu le Palais des congrès. C'est ça : &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_palais-des-congres.png&quot; alt=&quot;medium_palais-des-congres.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.2em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Ca valait pas vraiment le coup, entre nous. On est passés devant, on s'est demandé : mais, c'est quoi ça ? (lui n'est pas de Paris non plus, je ne copine pas avec l'Inalco) Et c'était marqué : Palais des Congrès. Aah, d'accord. Bon. On a continué notre route.&lt;br /&gt;
Je ne suis pas du tout passée par la Tour Eiffel. D'ailleurs, c'est très surfait, vous savez :p Le lundi matin, j'avais une heure et demie de battement entre mes deux trains, je l'ai passée 1) à me perdre en essayant de trouver, au feeling, la place des Vosges 2) à finalement avoir trouvé la place des Vosges et à y rester un peu.&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, sinon, au final :&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_239455430_f41b57813d_b.jpg&quot; alt=&quot;medium_239455430_f41b57813d_b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 0.7em 0.7em;&quot; /&gt;Le concours, je l'ai eu, donc finalement je ne pars pas à Nagoya l'an prochain (j'avais eu ma place assurée par ma prof qui m'aime bien, finalement, je ne l'utiliserai même pas). Aurélie est déçue, tant pis. Priorité à mes projets. Mais si j'ai eu une réponse favorable, je ne sais pas pour autant ce que je fais l'an prochain au juste. J'attends plus de détails. La lettre que j'ai reçue disait quelque chose comme &quot;...plaisir de vous annoncer que suite aux examens... retenue pour la bourse... réponse définitive d'ici fin juillet&quot;. Ca ne change rien au fait que c'est un oui définitif, ça laisse juste le point d'interrogation sur ce que je ferai exactement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai reçu la lettre une semaine après le concours. On se rappellera de mon arrrivée en trombe dans la salle de FLE, émotive, déstressée, légère. &lt;br /&gt;
Les réactions ont été variées : &lt;br /&gt;
Il y a eu les copains qui m'ont accueillies d'un &quot;félicitations, je savais que tu pouvais l'avoir&quot; sincère et content pour moi.&lt;br /&gt;
Il y a eu ceux qui m'ont accueillies avec la même phrase, mais qui étaient cela dit persuadées que je ne l'aurais jamais. &lt;br /&gt;
Il y a eu ceux qui depuis me prennent pour une déesse descendue sur terre pour faire rejaillir sur ma promotion mon éclat.&lt;br /&gt;
Et heureusement, il y a ceux qui s'en foutent comme de leur première chemise, et ceux qui me disent qu'ils connaissent aussi des gens qui l'ont eue, les années précédentes. Ca fait du bien de se faire remettre à sa place de temps en temps, je commençais à prendre la grosse tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez mes profs, même système ; j'ai eu des échos variés.&lt;br /&gt;
Mardi, première heure de cours. La prof fait un petit tour d'horizon pour voir qui est là, et, avant de rendre les copies, lance &quot;Eh bien avant tout, je crois qu'on peut tous féliciter Marion...&quot; Je me tapis sur ma chaise un maximum en essayant tant bien que mal de cacher mon visage avec une seule main. Je ne relève pas la tête, mais je sens une petite vingtaine de regards intrigués, voire agressifs, car ce n'est jamais bien vu de se faire remarquer de la sorte. Assise en fond de classe, comme d'habitude, il me suffirait de relever les yeux pour constater des regards autour de moi, mais ce n'est même pas la peine d'y penser. Dans mon malheur, je me dis que la plupart des élèves, logiquement à côté de la plaque, pensent qu'elle fait référence au devoir qu'elle s'apprête à rendre (alors que je ne l'ai même pas fait, ce devoir, faut suivre, bref). Mais ç'aurait été trop simple si ça s'était arrêté là. La prof remarque que je suis extrêmement gênée (en réalité, je suis également très en colère), alors elle en rajoute une couche : &quot;Si si, parce que c'était quand même un concours très difficile&quot;. Merci. Mais bon. N'avez-vous jamais remarqué que si je me faisais discrète, c'était par choix, et pas par inadaptation sociale (ok, un peu des deux en fait) ?&lt;br /&gt;
Heureusement, j'ai ensuite droit au petit café réconfortant, avec Delphine et Cyrielle. Oui, je sais, pour certains, c'est la loose. Une élève telle que moi devrait disserter avec les étudiants plus agés, traîner avec les étudiants étrangers, aussi. Que voulez-vous, moi, je copine avec les deuxième année. Et mine de rien, ça fait du bien d'être un peu avec des gens de son âge. Toute la pression que je ressens habituellement (d'autant plus depuis les résultats) s'envole... un peu. Et j'avoue, c'est aussi par esprit de contradiction . Pour faire l'inverse de ce qu'ils attendent tous de moi. Parce que je ne supporte pas d'être devenue la number one. Mais cela rejoint le fait de chercher à fuir la pression, cela dit...&lt;br /&gt;
D'ailleurs, j'ai découvert que Cyrielle sortait du même lycée que moi. On était contentes de se rendre compte de ça, et d'en parler un peu. Souvenirs souvenirs...&lt;br /&gt;
Bref. Alors qu'on boit notre cappucino viennois (viennois = avec chantilly), voilà qu'arrivent Yumiko et Takashi (ma soudaine montée dans l'estime générale m'autorise à les appeler par leur prénoms). Ils nous disent bonjour à toutes les trois, je leur réponds avec un petit sourire, et &quot;あっ、マリオンさん、おめでとう&quot;, puis, de Yumiko &quot;すごいねぇ&quot;. C'est trop trop gentil. Je remercie, sourire puissance maximum. Cela rattrape largement la catastrophe de tout à l'heure.&lt;br /&gt;
Et finalement, mercredi, l'apothéose, avec Mme Suzuki qui me lance un petit &quot;Félicitations&quot; discret alors que je suis au téléphone (encore un méga sourire en guise de réponse, c'est mon mode de communication préféré ; comme j'expliquais ça à mes deux compagnons d'infortune, quand tu es une fille, c'est drôlement plus facile, tu souris, tu baisses la tête, et voilà, tu es mignonne), et, plus tard, qui vient discuter avec moi de mes choix. Vraiment très gentille, comme d'habitude.&lt;br /&gt;
Pour faire un panel des autres réactions, nous avons Mme Lévy qui me félicite par mail, qui me demande de replanifier ma vie (alors que maintenant c'est trop tard, elle est déjà programmée...), mais qui, quand je la recroise dans les couloirs, n'en a plus rien à faire de moi. ^^&quot; Elle a d'abord donné ma place à Robin, mon coup de coeur de l'an dernier (ce choix m'aurait convenu, encore que je n'aie pas mon mot à dire ; et maintenant, il me devrait une reconnaissance éternelle), puis s'est ravisée, l'a donnée à Olivier (ça m'aurait été aussi, il est sympa Olivier), qui n'en a pas voulu, et je le comprends, je n'en voulais pas non plus =D, donc, ma place a finalement été dispatchée entre je-ne-sais-pas-comment-il-s'appelle-mais-il-est-en-deuxieme-année et Hélène. Je suis contente d'avoir eu le résultat assez tôt pour que ça puisse profiter à quelqu'un. &lt;br /&gt;
Quant à M. Rocher, euh, je ne suis pas sûre qu'il ait tout compris à l'histoire. J'ai l'impression, en fait, que c'était le seul qui n'était pas au courant, étrangement. Mais bon, je lui passerais n'importe quoi. Ca fait deux trois fois qu'il tente de communiquer avec moi ; en me lançant quelques mots au détour d'un couloir, après un partiel. C'est gentil tout plein.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette note commence à s'allonger dangereusement. Suite dans la prochaine (au dessus, donc. Comme c'est illogique). </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Les beaux jours et la période de reproduction</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/03/03/et-les-perspectives-d-avenir-qui-se-restreignent-de-plus-en.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-03-03:1208223</id> <updated>2007-03-18T12:18:11+01:00</updated> <published>2007-03-18T12:18:11+01:00</published>   <category term="And Stay Fashionable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Bon, là, je raconterai juste ma vie palpitante. 
Je sais, je sais, ça fait...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Bon, là, je raconterai juste ma vie palpitante.&lt;br /&gt;
Je sais, je sais, ça fait quelques semaines que je n'ai pas écrit, et quand finalement je m'y remets, c'est juste pour du blablatage. Le retour triomphal, ce sera pour un autre jour, si vous le permettez.&lt;br /&gt;
En ce moment je me sens complètement coincée, prise au piège. C'est dû au fait que des tas de décisions que j'ai laissées en suspens trop longtemps pour ne pas avoir à trop m'impliquer dans mon avenir ont finalement bel et bien dû être prises, toutes en même temps. Ca m'apprendra.&lt;br /&gt;
Déjà, j'ai reçu mes billets de train pour Paris. J'y vais, impossible de me défiler. (Soit dit en passant : quand j'ai réservé mes billets de train, le site de la sncf m'a proposé de souscrire l'assurance annulation. Ah, mais quelles en sont les clauses, me demandé-je en cliquant sur le petit point d'interrogation à droite. Eh bien, voilà, on me remboursera mes billets de train si j'ai un empêchement professionnel, ou une maladie grave, ou si je meurs. C'est bon à savoir.) Je pars à 4h du matin pour ne pas arriver en retard au concours de recrutement, ce qui, maintenant que j'y repense, aura surtout pour effet de me faire arriver la tête dans les choux, dans l'incapacité totale d'être efficace et de prouver que je vaux quelque chose. &lt;br /&gt;
C'est malin.&lt;br /&gt;
La veille de mon départ, je dois aller voir David. Quand je suis passée le voir, dernièrement, il s'était coupé les cheveux, et c'était.. étrange. Il semblerait qu'avec l'arrivée du printemps les garçons cherchent à se rafraîchir la nuque ; j'en compte au moins cinq dans mon entourage qui ont succombé à l'appel des beaux jours. Or, voilà, dans chacun des cas, il s'est avéré que ça a été une grave erreur. Je les regarde, et me dis que non, ça ne va pas. Je me demande s'ils se disent la même chose devant leur miroir le matin.&lt;br /&gt;
Tout à l'heure, alors que je me coiffais, je me disais que je devais recouper les miens également, que ça devenait du grand n'importe quoi. Est-ce que je suis à mettre dans le même lot que ces esclaves du printemps ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ça pour dire que&lt;br /&gt;
J'ai lu des statistiques dans un journal de confiance (celui qu'on distribue à l'arrêt du tram), selon lesquelles de manière générale, plus les résultats scolaires sont bons, plus la vie sexuelle est déserte.&lt;br /&gt;
Me sentant offensée, je souhaite répliquer.&lt;br /&gt;
Je tenterais des hypothèses explicatives, des analyses de cas on ne peut plus pragmatiques, des envolées lyriques, des théories vraisemblantes et des démonstrations épiques, si seulement je n'étais pas aussi fatiguée. Dans l'état où je suis, je pense que je serais plus efficace juste en disant : &quot;mais euh c'est même pas vrai&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai une semaine très chargée qui s'annonce.&lt;br /&gt;
Lundi : correction de mémoire. Pique-nique. Brisage de coeur. Discussion avec élite de la classe. Cours. Stress d'un coup de fil que j'espère et qui n'arrivera pas. Retour maison. Travail. Dodo.&lt;br /&gt;
Mardi : excursion en ville. Achat billets de train. Cours *ou* sitting dans l'herbe. Cours. Glandage. Conférence. Retour. Dodo.&lt;br /&gt;
Mercredi : sûrement correction de mémoire-suite *ou* culpabilité intense. Pique-nique *ou* culpabilité intense. Cours. Retour. Little Sue revient, joie. Puis dépression commune due à problèmes de coeurs parallèles insurmontables. Travail. Dodo avec Little Sue.&lt;br /&gt;
Jeudi : rien. Le jeudi est la journée où je glande, c'est une sorte de tradition. Ah, si, conférence, à la fin. Retour. Dodo.&lt;br /&gt;
Vendredi : Cours. Médisances. Conférence. Soulagement superficiel de fin de semaine. Préparation psychologique à un week-end de révisions. Coup de fil à Angélique pour souhaiter bonne chance. Nouvelles négatives du coup de fil que j'aurais attendu depuis lundi. Déception. Déprime relative (au bout d'une semaine, il ne reste plus grand chose, tout se fond). Dodo pénible.&lt;br /&gt;
Week-end : rien. Rien rien rien. Week-end déprimant, partagé entre le travail et la dépression. Ultra-palpitant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement que j'ai passé une chouette soirée hier. Ca m'aide à supporter ce dimanche qui ne parvient qu'à me répéter à quel point ma semaine va être difficile à vivre. Ou au contraire, est-ce parce que ma soirée a été bonne que le reste m'apparaît pire ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>De l'art de se prendre un rateau le lendemain de la Saint Valentin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/02/15/young-hearts.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-02-15:1190606</id> <updated>2007-02-15T21:40:45+01:00</updated> <published>2007-02-15T21:40:45+01:00</published>   <category term="And Stay Fashionable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> D'accord, le titre de cette note ne correspond pas à ce qu'il m'est arrivé...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> D'accord, le titre de cette note ne correspond pas à ce qu'il m'est arrivé aujourd'hui. Cela dit, c'est ce qu'il aurait pu se passer aujourd'hui. En conséquence de quoi, ce n'est pas un mensonge, juste une alternative pour me donner un titre choc.&lt;br /&gt;
Explication : il y a un garçon que je trouve vraiment charmant, un de ces garçons de derrière le comptoir (je suis incapable de me rappeler si j'ai déjà exposé ma théorie sur les garçons de derrière le comptoir. Je ne crois pas. Pour résumer, cette catégorie regroupe tous les gens que tu ne vois que sur leur lieu de travail, et de qui tu es séparée d'un comptoir : vendeurs, caissiers, etc. Bref, le fait d'avoir été moi-même pendant longtemps une fille de derrière le comptoir m'a fait réaliser que dans le cas où une personne de derrière le comptoir et une personne de l'autre côté du comptoir se plaisent, c'est à la personne de derrière le comptoir de faire un signe, quelque chose, pour faire comprendre un feu vert au flirt. Parce que quand tu es derrière ton comptoir, et que tu plais un peu (pas besoin d'être une bombe), tu peux être sûre que les tentatives lourdes et pénibles pour attirer ton attention vont s'enchaîner. Et cela est flatteur, en un sens, naturellement, mais également tellement exaspérant à la longue que tu deviens totalement imperméable même aux tentatives d'approche de ceux qu'en temps normal, tu n'aurais pas rejetés. Cela dit, comme tu es derrière le comptoir, tu dois être mignonne et souriante et chaleureuse, parce que c'est ton job, donc il est difficile d'envoyer paître les inopportuns. Tu dois même te servir du fait que tu plais pour vendre ; eh oui, c'est cruel, mais c'est la vie. Cela m'a permis de réaliser concrètement que, si un vendeur te sourit, ou te regarde avec des yeux doux, ça ne veut pas forcément dire que tu lui plais. Ca veut peut-être simplement dire qu'il veut que tu reviennes, et pas sans ton porte-monnaie. Fin de l'explication.). Je le trouve simplement charmant, je veux dire par là que physiquement il me plaît, qu'il a des réactions et des phrases qui me font rire, et il est adorable avec moi. Ca ne sous-entend pas que j'ai des vues sur lui. C'est juste le genre de personne que j'aime bien voir, c'est tout. (en plus, cette boutique, c'est le genre qui me prend tous mes sous parce que je suis passablement dépourvue de toute velléité de résistance dès que je passe le pas de la porte. Cette boutique m'affaiblit.) Bref, c'est juste un petit coup de foudre sympathique, pas un gros coup de foudre amoureux. Il était important de préciser ce fait.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, je vais le voir, dans sa petite boutique. Il est très gentil, comme d'habitude. On discute, de tout, de rien. Et il me sort une ou deux petites phrases qui, si j'avais été intéressée par lui, auraient été assassines. Exemple : &quot;j'ai l'âge d'être ton père&quot; (alors que non, pas du tout en plus, je ne suis pas si jeune que ça, faut arrêter). Donc, si j'avais oublié ma théorie des garçons de derrière le comptoir et si, juste pour le fun, j'avais entrepris de flirter avec lui, je me serais ramassée.&lt;br /&gt;
Il n'y a aucune morale à cette histoire. J'avais l'impression de partir sur quelque chose, mais en fait non, alors autant laisser tomber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis une fille qui réagit à l'actualité et aux problèmes de la société, c'est pourquoi, en parfaite (ou presque) concordance avec le calendrier, je vais vous parler de la Saint Valentin en question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_672065725.gif&quot; alt=&quot;medium_672065725.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;La mienne, d'abord.&lt;br /&gt;
Eh bien... ça n'était pas une mauvaise journée. Cela dit, ce n'était pas une Saint Valentin non plus, puisque sans valentin, c'est difficile. &lt;br /&gt;
Je suis réveillée par la radio de ma soeur branchée sur Skyrock, qui rappelle bien fort que c'est la Saint Valentin et que si vous n'avez pas de valentin, vous êtes ringard (je suis ringarde). Je pense à une amie, Delphine, qui doit être démoralisée à cause de cette foutue date. Je lui envoie un petit sms (vive la technologie) lui souhaitant une bonne Saint Valentin quand même, parce qu'on s'en fiche, après tout. Quand je la retrouve, deux heures plus tard, en ville, elle me dit que ça lui a fait tellement plaisir qu'elle m'a fait un ptit truc. Un ptit truc ? demandé-je, impatiente et excitée comme une gamine à qui on promet un paquet de bonbons. Et c'est en fait un petit coeur en papier, avec un mot gentil dedans. Une toute petite chose bricolée en deux minutes, mais c'est tellement gentil. Et tout à coup, plus aucune perspective de dépression à l'horizon. C'est aussi ça, la Saint Valentin ; quitte à fixer un jour pour fêter l'amour, autant ne pas célébrer qu'une sorte d'amour.&lt;br /&gt;
Hier, j'ai aussi décidé, en collaboration avec un ami (je n'oserais m'en attribuer le seul mérite, c'est lui qui m'y a fait penser, une histoire de lapin, je présume), de créer la Non-Saint Valentin. Même principe que le Non-anniversaire, tu en un as 364 fois par an, mais c'est réservé aux célibataires. D'accord, c'est pas nouveau, et je suis sûre que dix mille personnes ont dû y penser avant moi, mais quand même, sur le coup, c'est une joyeuse invention.&lt;br /&gt;
*Je souhaite donc à tous les célibataires une chouette Non-Saint Valentin, youpla*&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a des chances pour que je réédite cette note. Je vole vraiment bas, ce soir. J'ai certainement fait pire, mais c'est la première fois que ça m'indiffère si peu. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Les petits bonheurs de la vie étudiante</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/02/12/les-petits-bonheurs-de-la-vie-etudiante.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-02-12:1187819</id> <updated>2007-02-13T10:20:36+01:00</updated> <published>2007-02-13T10:10:00+01:00</published>   <category term="And Stay Fashionable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Quand on est étudiant et qu'on arrive au moment où on va avoir son diplôme,...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Quand on est étudiant et qu'on arrive au moment où on va avoir son diplôme, on en vient à se poser la question fatidique : quid de l'an prochain ? Je suis déjà soulagée du poids de ne pas avoir à me demander ce que je ferai, car j'ai décidé depuis longtemps de continuer dans ma lancée ; en revanche, la problématique du moment était : où vais-je ? Je peux rester en province, gentiment, et bénéficier d'un enseignement correct, ou viser plus haut. J'en ai la possibilité, maintenant que je suis majeure et en tête de classe ; ça reste compliqué, il y a des demandes à faire, mais c'est tout à fait jouable.&lt;br /&gt;
Donc, ma décision est prise, je tente la fac de xxx. Je ne suis pas la seule à essayer, à vrai dire, nous sommes cinq, à priori. Mais je suis en bonne place, me répète-t-on à longueur de journée. Soit. J'accepte de la croire. Je persuade Aurélie qu'elle sera des lauréats également - car je le pense vraiment. Et ensemble, on commence à envisager sérieusement notre vie future là-bas, parce que, mine de rien, dans une grande ville où on ne connaît personne, on est perdu. Première étape : le logement.&lt;br /&gt;
Il semblerait qu'il y ait à proximité de la fac deux bâtiments de logements universitaires (pas exactement des résidences). Les prix sont un peu plus hauts que ceux de Bordeaux (175 et 200, contre 130 environ ici, me semble-t-il). Première grimace. Ensuite, on regarde le détail. Ayant en tête les cages à lapins aux volets bariolés (au mieux) ou inexistants (au pire) de notre campus, dont l'équipement comprend en tout et pour tout un lit de camp, si tu as de la chance, un bureau/table d'un design qu'un esthète nihiliste aurait qualifié d'intéressant, deux prises sur lesquelles tu dois faire cohabiter ta lampe, ton ordinateur, ta chaîne ou ton mp3 (le mp3 est recommandé pour éviter de voir passer son pauvre voisin au travers de la cloison, alors qu'il voulait juste frapper contre le mur), ta plaque chauffante, ton chargeur de portable, ton épilateur, ton sèche-cheveux et ton réveil matin (je ne possède pas la moitié de ces objets, mais il m'a semblé que les étudiants qui arrivaient à convaincre leurs parents de les mettre en résidence universitaire se débrouillaient également pour acquérir, au dépens de leurs mêmes parents qui croient racheter leur culpabilité, toutes ces choses), une penderie (c'est un euphémisme ; il s'agit en réalité d'une porte coulissante dissimulant un petit placard traversé à mi-hauteur par une barre de fer agressive et trois cintres gris), et un petit coin commodités (c'est à dire un lavabo ; les WC et la douche, c'est sur le palier, et tant pis si tu voudrais de l'intimité), nous ne nous attendons pas vraiment à mieux, d'autant que dans cette ville à laquelle nous aspirons, les loyers sont chers, selon l'avis commun. Et là, c'est le choc. Premier cas : salle de bains et toilettes privées, penderie, lit, bureau et chaise, étagères, téléphone, frigo (oups, frigo est une marque, je ne devrais pas dire ça), balcon (incroyable), etc (?). Plus la cuisine et la buanderie communes. Nous sommes assez impressionnées. Deuxième cas : exactement la même chose, si ce n'est que tu as ta cuisine privée avec un micro-onde fourni, et une télévision. (Une télévision ? Est-ce que ça fait partie du programme scolaire ?) &lt;br /&gt;
Ensuite, je me dis que je ferais mieux d'arrêter de penser à ça avant de savoir si je vais effectivement à Paris ou non. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis dans une classe assez intéressante ; en première année, nous étions une centaine d’étudiants, peut-être un peu plus. Alors, on considérait qu’on ne pouvait pas connaître tout le monde, de toute façon, donc chacun &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_fig1.JPG&quot; alt=&quot;medium_fig1.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.0em 0.7em;&quot; /&gt;avait un petit panel de cinq à dix connaissances, et s’en tenait là. Il n’y avait pas de « groupes » d’étudiants, de logique clanique, simplement, l’ambiance était assez individualiste. Le fait d’arriver en fac nous faisait nous sentir adultes, pleins d’avenir et de responsabilités, et nous avions tous en tête ces séries américaines ou le campus est un endroit super sympa où on peut arriver dans une salle, s’asseoir et repartir à la fin sans avoir à dire quoi que ce soit à qui que ce soit. En deuxième année, l’étau se resserre : nous ne sommes plus qu’une quarantaine. Beaucoup d’éléments ayant été laissés en route, et de plus, la classe étant découpée en deux (nous, LCE, quarante, plus la deuxième moitié, LEA, qu’on ne voyait plus qu’à la moitié des cours, vingt), l’ambiance devient plus tendue. On a conscience de la menace permanente des examens, de la compétition élitiste, etc. Fatalement, les individus se regroupent en entités, souvent des dérivés des ensembles d' élèves qui s’étaient &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_fig2.JPG&quot; alt=&quot;medium_fig2.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.0em 0.7em 0;&quot; /&gt;formés en première année, sans pour autant former des factions imperméables. Mais cette fois, c’est bel et bien une guerre sans merci qui s’installe, à coup de messes basses et de critiques acerbes des autres regroupements. Dans ce cas là, on a plusieurs options : former un clan, en espérant que ce soit le plus fort (en effet, un groupe d’élèves avait fini par compter de plus en plus d’adeptes, à force d’englober les petits groupes qui gravitaient autour), rester seul, dans l’indifférence générale, ou former un binôme, à la rigueur trinôme, capable de vivre en autarcie. Ce que j’avais fait – je remercie d’ailleurs mon alter ego de l’époque, Hélène, sans qui j’aurais indubitablement fait mon année seule. A la fin de l’année, tout le monde se détestait et il régnait un climat de mépris cordial. En troisième année, c’est l’hécatombe. Nous ne sommes plus que trente, quant aux LEA, ils sont à peine plus de dix. Dans le clan si fort et si omniprésent de l’année précédente, ça a été un carnage, très peu sont encore là, beaucoup des membres les plus forts ne sont plus présents, de sorte que le groupe est perdu et se divise… &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_fig3.JPG&quot; alt=&quot;medium_fig3.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.0em 0.7em;&quot; /&gt;si bien qu’au début de l’année, ne subsistent que des binômes ou des unités. La disparition de la moitié des personnes semble faire également disparaître une grande partie des tensions. De plus, nous sommes dispatchés en trois groupes de dix, correspondant à nos différentes options. Petit à petit, par nécessité, par sentiment d’obligation et de politesse élémentaire, on adresse la parole à d’autres. D’abord juste un mot, comme ça, pendant un cours, puis une conversation légère, puis des discussions plus complètes… Et quand quelqu’un que tu connais parle à quelqu’un que tu ne connais pas, tu t’immisces doucement et tout naturellement dans le débat. Et au fur et à mesure, tu connais tout le monde, tu parles à tout le monde. Pas forcément beaucoup à chaque fois, pas tous les jours, et bien sûr, tout le monde ne s’inscrit pas dans ce petit monde merveilleux, mais le principe reste. Et c’est vraiment agréable.&lt;br /&gt;
C’est dommage qu’il ait fallu deux ans, même si, au fond, c’est tout à fait logique. Et il est amusant de constater qu’université ou pas, le niveau reste toujours celui du collège. Ceux qui sont cool, ceux dont on se moque, ceux avec qui on est en rivalité, ceux qui sont solitaires, etc. Et dire que l’université est quelque chose que tout lycéen a tendance à idéaliser, en imaginant que tout va pouvoir changer pour lui, pour ceux qui n’ont pas une bonne situation, ou en imaginant que tout va être encore mieux, pour ceux qui sont déjà confortablement assis… Aucune amélioration dans le domaine de la maturité. Toujours des gosses, moi la première.&lt;br /&gt;
[Ca me rappelle ce que m'avait dit ma prof de français en terminale. Que je devais aller en prépa, que ça me correspondrait mieux, que les élèves y étaient beaucoup plus matures, qu'on y formait des adultes, alors que l'université était un repaire de dilettantes. Et alors...? Moi, j'avais envie de liberté... le fait d'être autant encadré par les professeurs, comme au lycée, me donne l'impression de ne pas me devoir les choses que je fais, de ne pas être assez impliquée dans ce que je fais. Ah oui, je ne lui ai pas non plus parlé de mon énervement général envers le système éducatif. Quoiqu'il en soit, j'ai choisi le camp des gamins, et je ne regrette rien. Pourquoi cette politique éxaspérante qui vise à diriger systématiquement les bons élèves vers la prépa ? Pour former une élite ?]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un de mes professeurs a eu la gentillesse de me prêter un livre. J’ai l’intention de lui rendre le plus vite possible, évidemment (c'est à dire le 2 mars, entre les amuse-gueule et le riz), mais &lt;strike&gt;je l’ai à peine commencé&lt;/strike&gt; je ne l’ai pas encore terminé. En guise d'excuse, j'avancerai le fait qu'il est beaucoup plus long que ce que j'aurai cru, et que je suis en train déjà de lire plusieurs livres passonnants. Je ne peux pas le garder dans mon sac (sac : nom donné affectivement à une vieille besace de 8 ans d'âge, repeinte et recousue de partout) pour le lire dans le bus, parce que j'ai peur de l'abîmer. Je ne peux pas le lire le soir, parce que j'ai besoin de mon dictionnaire à côté, et si je n'ai plus droit aux &quot;Marion ta lumière steplaît...&quot; plaintifs et endormis, ce sera assurément le &quot;Marion tourne pas les pages si fort&quot; (prétexte idiot, j'en conviens, mais que voulez-vous, elle est si mignonne cette petite). &lt;br /&gt;
Donc, ce n'est pas ma faute, n'est-ce pas ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>*Pouf*</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2006/07/21/k.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2006-07-21:912618</id> <updated>2007-02-10T15:21:38+01:00</updated> <published>2007-02-10T15:00:00+01:00</published>   <category term="Errances" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Une note que j'avais commencée il y a plusieurs semaines (je n'ai jamais le...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Une note que j'avais commencée il y a plusieurs semaines (je n'ai jamais le temps de rien finir, de toute façon ; il suffit de voir la pile de bouquins entassés près de mon lit), et qu'il est à propos de continuer aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-on mesurer l'amitié ? (Question horripilante de banalité, certes, mais il fallait bien lancer le sujet) Le terme mesurer sous-entend la nécessité d'une unité de mesure arbitraire et universelle. Dans ce cas, une des mesures les plus simples reviendrait à comptabiliser le nombre de &quot;oui&quot; aux questions suivantes : connaît-il votre couleur préférée, le nom de votre premier amour, votre plus grand secret, vos pensées les plus honteuses, etc. On pourrait aussi lui demander des services de plus en plus importants et noter à partit duquel il refuse ; tu veux bien me prêter ton livre, tu veux bien rompre avec machin à ma place, tu veux bien venir me chercher il est quatre heures du matin et j'ai froid, tu veux bien mentir pour moi, tu veux bien n'avoir pas d'autres amis que moi. Ou encore, on peut essayer d'inventorier le nombre de situations auquel il répond de la manière que vous attendez, où il se comporte juste comme il doit se comporter. Le problème c'est qu'il s'agit là de mesures quantitatives, et l'amitié étant un concept abstrait, il semble plus approprié de l'évaluer qualitativement, et par conséquent, il ne peut y avoir de définition universelle puisque la qualité est subjective.&lt;br /&gt;
Revoyons les schémas précédents. Si le meilleur ami est celui qui vous connaît le mieux, auquel il est inutile de chercher à cacher quoi que ce soit et que vous-même vous ne connaissez que trop bien, alors, j'ai perdu mon premier meilleur ami il y a deux, trois ans, et dans le cas du second, le terme d'amitié n'est pas approprié. Si le meilleur ami est celui qui est prêt à faire le plus de choses pour vous, alors, n'ayant personne comme ça dans mon entourage (il y a certes des gentilles personnes, mais jamais les circonstances n'ayant pu me prouver leur abilité à répondre à ces critères dans les situations données), je n'ai pas de meilleur ami.&lt;br /&gt;
En revanche, si le meilleur ami est celui qui s'asseoit et ne dit rien, qui vous écoute si vous voulez parler et parle si vous voulez écouter, qui sait des choses honteuses sur vous et fait comme si de rien n'était, qui se rend compte de votre état et le traite juste avec la légèreté que vous n'osez pas demander, qui veut vous voir même si elle n'a rien à vous dire, à qui je peux parler de ce que j'aime sans avoir peur qu'elle se l'approprie, alors, j'ai une meilleure amie, évanescente certes, mais au moins elle existe. Il s'agit de la personne qui me connaît depuis le plus longtemps, celle que je qualifiais effectivement de &quot;meilleure amie&quot; quand j'avais douze ans. Mais ce n'est pas elle, ce n'est pas elle, parce qu'au fond elle n'est pas mon amie idéale, celle avec qui j'aimerais faire toutes ces choses que j'ai en tête, celle qui saurait, quand je souris, à quoi je pense. Mais est-ce-là le rôle d'une meilleure amie ? Ou est-ce le rôle du petit ami / de la petite amie ? Est-ce le rôle de quelqu'un ou n'est-ce qu'un idéal fantasmagorique ?&lt;br /&gt;
Car on peut définir la meilleure amie selon un idéal ou selon une conception plus pragmatique. La conception pragmatique, il me semble, passe forcément par la comparaison : laquelle des personnes de mon entourage est mon ami &quot;le plus mieux&quot;. La conception idéaliste, elle, est pré-formée, et ne résiste pas à la réalité, d'où les déceptions permanentes. Donc, selon cette évaluation terre à terre, de qui pourrait-il s'agir ? [Je préfère prévenir tout de suite, pour les personnes qui me lisent en ce moment qui sont de mes connaissances, que je ne citerai aucun nom, cela prête trop aux vexations.] Il y a quelques personnes de qui je me sens plus proche que d'autres, parce qu'au fil des intérêts communs que nous nous découvrions, est né quelque chose de plus fort, une intimité, un lien indépendant de ces premières passions communes, qui fait que même parler pour dire des stupidités est agréable, qui fait que tu sais presque à l'avance ce que l'autre peut te répondre, etc. Bien, je peux donc qualifier cela de peloton de tête. Cela dit, ces personnes dont je parle sont très différentes les unes des autres, et je ne les vois jamais ensemble, mais à chaque fois dans des contextes différents. N'ayant pas les mêmes discussions avec chacun, les mêmes points communs, en un mot, la même relation, n'est-il pas à la fois stupide et désespérément vain de vouloir tenter une comparaison ? (Question rhétorique)&lt;br /&gt;
Alors, allons-y pour une dernière question affligeante : si je devais passer le reste de mes jours sur une île déserte, sans possibilité de retour et sans contact aucun avec le monde extérieur, et que j'avais la possibilité de prendre quelqu'un avec moi, qui est-ce que j'emmènerais ? Réponse : je ne sais pas, pour la simple et bonne raison que je n'ai jamais passé un laps de temps même restreint dans un lieu totalement isolé avec une seule personne, et qu'en conséquence, je n'ai aucune idée de la personne idoine pour cette situation. Les relations que l'on nourrit avec les gens sont par trop liées à la culture, ou d'une manière plus générale, à ce qu'on a autour de nous, pour oser s'imaginer que l'amitié survivrait à son absence. Dans le cas d'une île vierge, il est à mon sens inévitable qu'une fois épuisés les sujets flottants de la vie civilisée, et une fois rendue évidente la preuve de la futilité de leur évocation dans un tel contexte, notre attention se porte tout naturellement sur les cocotiers environnants, histoire de se trouver quelque chose en commun, quelque chose qui corresponde à ce que l'on vit pour se pas laisser de vide. Je suppose que l'on fait ce que l'on peut pour garder un lien entre soi, le monde et les autres. Même parler des cocotiers, s'il le faut. &lt;br /&gt;
L'amitié n'est qu'une attitude de circonstance, ni plus ni moins. Quelque chose qui remplit un vide dans les interactions sociales, quelque chose que l'homme aura trouvé pour se définir par rapport au monde, par rapport aux autres, pour se représenter dans un espace, se trouver une place. Un simple contexte personnel que l'on voudrait impermanent, par sécurité, par désir de stabilité. Et le désir d'avoir un &quot;meilleur ami&quot; n'est que ce même ressentiment poussé à son paroxysme. &lt;br /&gt;
Je pense que la façon dont on peut apprécier les gens est liée à trop de facteurs pour pouvoir déterminer objectivement (c'est-à-dire, en faisant abstraction de ces facteurs) si ces gens correspondent à un idéal ou non, s'ils se placent au dessus du lot ou non. Cela ne m'empêche pas d'apprécier réellement les personnes autour de moi, d'avoir des amis sur qui je sais que je peux compter. Je ne crois simplement pas en ce concept de &quot;meilleur ami&quot;, de la même façon que l'homme idéal n'existe pas (cela dit, si de charmants garçons veulent venir me prouver le contraire, je suis d'accord). C'est peut-être trop terre à terre de penser cela. Je suis peut-être complètement désenchantée, ce que je suis prête à concevoir. Mais peut-être aussi que je suis simplement réaliste, et que je ne suis pas prête à me laisser aller à des considérations qui me dérangent sans que je m'explique avant le pourquoi du comment. &lt;br /&gt;
J'aime quand même les gens. Certains, plus que d'autres, certains, beaucoup plus que d'autres. J'en ai simplement assez que mon amour ne suffise pas, et qu'il faille gagner ce titre de meilleur ami pour enfin se sentir en confiance. Les personnes qui se situent en haut de ma liste (pas toutes dans le même sac, car même au sein de l'élite il y a un classement) devraient se reconnaître d'elles mêmes. Elles le savent, je leur ai déjà dit. C'est compliqué, ces relations à autrui. La peur de tout voir s'écrouler du jour au lendemain serait-elle plus forte que la simple appréciation d'un sentiment réel ? C'est vraiment dommage, que ces considérations, tellement humaines mais tellement déplorables, soient si omnubilantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...Pourquoi avoir publié cette note aujourd'hui, alors que ça faisait un moment qu'elle traînait dans mes archives et qu'elle semblait s'y être confortablement installée ? Parce que ces temps-ci, j'ai des difficultés dans mes relations avec les autres. Plusieurs évènements récents ont fait basculer la façon dont je me voyais (Noël, notamment, et tout ce qui a tourné autour) et la façon dont les autres me voient (la publication de ces affreuses feuilles roses, surtout. J'ai l'impression d'être beaucoup plus considérée depuis, et pas à juste titre). J'ai du mal à situer où je suis réellement, si véritablement j'ai un peu changé ou si c'est simplement une divergence de perception. Probablement les deux, certes. Mais je ne voulais pas de ça. Et je n'arrive pas bien, pour l'instant, à savoir où est ma place, entre la nouvelle et l'ancienne. J'ai tendance à osciller entre les deux, dans l'immédiat. Je n'arrive pas à gérer toute cette nouveauté qui est arrivée d'un seul coup, sans me demander mon avis. Et les gens autour de moi en souffrent (encore que le mot souffrir soit relatif), sont déstabilisés, ne comprennent pas forcément pourquoi je me permets des choses que je ne me serais pas permises avant. Si quelques personnes ne m'avaient pas dit que j'avais l'air d'aller mieux comme ça, je me serais complètement remise en quetion. Mais elles m'ont prouvé que je n'avais pas tort, que j'étais juste bel et bien dans une phase transitoire difficile. J'aimerais que davantage de gens le comprennent, et cessent de s'inquiéter pour leur petite personne. (précision ultra-importante : Kao', je ne dis pas ça pour toi, après l'engueulade qu'on a eue récemment, tu n'es pas visée spécifiquement, personne n'est visé spécifiquement d'ailleurs (je-suis-entourée-de-paranoïaques.com). C'est une réflexion généralisée, ok ? ^^) Il faut juste me laisser un peu de temps. Il serait contradictoire, après le super développement (euh, super se rapporte à sa longueur, pas à sa pertinence) que je viens de faire sur la variabilité de l'amitié, de dire que ce n'est pas parce que je me pose des questions sur moi que je me pose des questions sur mes relations avec les autres. Mais je sais ce que je ressens, et je sais pourquoi comptent les personnes autour de moi. Ca ne disparaît pas comme ça. Faites-moi confiance, c'est tout ce que je demande. J'ai du mal à avoir confiance en moi (d'ailleurs, sur la lettre de recommendation que je dois faire remplir, il y a une colonne &quot;indiquez si vous estimez que le candidat a confiance en lui&quot;. On va rigoler), ça me ferait plaisir d'avoir la vôtre pour m'appuyer un peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Post scriptum hors sujet, mais c'est important : je veux que quelqu'un m'explique VITE pourquoi mes résultats ont disparu du site de la fac. C'est angoissant, surtout après ce qui est arrivé à Hannah.] </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Intermède</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/02/02/intermede.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-02-02:1177174</id> <updated>2007-02-03T14:56:18+01:00</updated> <published>2007-02-03T14:50:00+01:00</published>   <category term="And Stay Fashionable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Je ne sais pas pourquoi j'ai craqué, j'étais pourtant de bonne humeur à ce...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Je ne sais pas pourquoi j'ai craqué, j'étais pourtant de bonne humeur à ce moment là, mais bon dieu qu'est-ce que ça fait du bien.&lt;br /&gt;
J'arrive près du panneau d'affichage, pleine d'espoir étant donné que, selon les dires de M. Rocher, le bug informatique avait été corrigé et la publication de la liste des admis était imminente. Effectivement, je vois qu'elles y sont. Je m'approche pour lire mon nom, et j'entends &quot;Marion c'est bon tu l'as !&quot;. Je ne me retourne même pas. Je rétorque, très méchamment &quot;j'aurais préféré m'en rendre compte moi même, Carole&quot;. &quot;Oh ça va je voulais te faire plaisir hein&quot; - &quot;oui je sais, mais déjà l'année dernière tu m'avais fait le coup, et je n'avais pas apprécié. On préfère constater son admission par soi même. Tu avais fait ça à Hélène aussi, tout le monde te dit que c'est pénible, alors faut pas t'étonner&quot; - &quot;oh ça va, faut se calmer, y en a plein qui aimeraient avoir ta chance. Tu fais partie de l'élite !&quot; - &quot;j'ai aucune envie de me calmer face à toi, et ça n'a rien à voir avec la chance alors lâche moi. Je me contrefous de faire partie de l'élite.&quot; - &quot;non mais ça va hein, faut te calmer&quot; - &quot;J'étais très calme avant que tu viennes me harceler. Je ne t'ai rien demandé et je ne suis pas d'humeur alors laisse moi tranquille.&quot; Là, elle peste et s'éloigne un peu. Moi, j'appelle Hélène avec mon petit portable (qui est pourtant seulement un étage plus haut, Hélène, pas mon portable, mais je n'allais pas monter pour redescendre après, et puis, un groupe arrivait), je lui dis que les notes sont là, je lui dis qui en FLE est admis ou pas, je l'entends répéter, puis elle me dit &quot;on arrive&quot;. Entretemps, le groupe en question (le reste des... disons des EJ, puisque les autres sont les FLE et les RI, je ne vois pas pourquoi, nous aussi, on n'aurait pas le droit à une initiale) s'approche, je leur fais comprendre que la liste est enfin là, ils s'agglutinent autour du panneau comme autant de petites mouches angoissées. Tout ce petit groupe discute, et tout à coup on entend &quot;bon ben je m'en vais, puisque de toute façon personne ne m'apprécie!!&quot;. Silence d'une micro seconde, puis rires francs qui fusent de partout. Grégory me regarde pour comprendre (c'est formidable, ces gens que tu as dans ta classe depuis trois mois et à qui tu n'as jamais parlé. Ca m'est arrivé des tas de fois cette semaine). C'est normal, je viens de l'engueuler, expliqué-je. Il hoche la tête comme pour signaler qu'il saisit, et sourit. Tout le monde en fait autant. Finalement, peut-être que tout le monde doit péter les plombs un jour ou l'autre. Je voulais conserver mon statut d'idole mais faire partie de la meute de chiens est salvateur. [Je sais que tout cela peut sembler très méchant. Mais il faut voir qui est la fille incriminée.]&lt;br /&gt;
Hélène arrive, suivie de Pierre et de Sylvia. J'explique ce qu'il s'est passé avec Carole, ce qui fait rire tout le monde. Hélène me fait remarquer qu'elle ne m'aimera plus jamais, ce à quoi je réponds que ce n'est pas grave, et que de toute façon, ça n'était même pas certain. Les otakus ont des réactions si imprévisibles quand ils se sentent seuls... Certains font du cosplay (c'est ça, en fait, c'est peut-être un cosplay permanent, ça expliquerait), d'autres font des photocopies, d'autres s'immiscent dans les conversations. Elle trouvera. Je demande à Pierre s'il est au courant de ce que j'ai essayé de faire lundi pour lui. Il me répond que oui, on lui en a parlé. Qui ? Je ne sais pas, c'est un mystère. Sans doute Aurore, j'ai l'impression qu'elle n'est pas très discrète comme fille. Cela me fait penser qu'elle n'a pas son semestre (comme la plupart de ceux qui étaient là mercredi soir. A vrai dire, Aurélie et moi sommes les seules à l'avoir obtenu. J'en connais une qui va gueuler, via M. Kubota, bien sûr). Hélène non plus. Sylvia l'a eu, donc elle est un peu rassurée, quant à Pierre, il est dégoûté de ne pas avoir obtenu de mention autre que Passable. Tout le monde lui rétorque que c'est déjà super d'avoir eu le semestre, etc. Je ne dis rien, je comprends ce qu'il ressent, et les gens qui estiment que tu n'as pas à être déçu par un résultat meilleur que le leur m'énervent. Je l'écoute parler alors qu'il cherche les gens qui on eu des mentions. &quot;Ah Eric et Gregory sont les deux seuls à avoir eu Bien. ... ah non, en bas y a quelqu'un aussi, sur l'autre feuille, je crois. C'est...&quot; Moi, je me cache derrière. Je ne dis rien. J'en ai marre. Je prie pour qu'il ne dise rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pas vraiment la forme depuis hier. Et je sais que je n'ai même pas le droit de dire ça. De la même façon que Pierre n'a pas eu le droit d'exprimer sa déception. Je souhaitais vraiment ne pas être dans son cas, me retrouver avec la mention dont je ne voulais pas. On m'aurait lapidée sur place.&lt;br /&gt;
Bref, ça m'énerve de ne pas rayonner avec toutes les choses géniales qui se sont passées mercredi et hier. Mercredi, je me suis rendue compte que Mme Lévy se souvenait très bien de moi, trop bien, et que je n'ai plus de souci à me faire. &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_akiyo914_13_1.jpg&quot; alt=&quot;medium_akiyo914_13_1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.4em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Elle me surestime et veut que j'aille à Paris en mars (bien sûr, évidemment. Je pourrais aussi me promener avec un chapeau dans les mains, à votre bon coeur m'sieurs-dames, je crois que ça sera plus fructueux. Et Mme Suzuki, derrière, qui regardait l'air de dire &quot;elle, elle est douée ? vous êtes sûre ?&quot;), en grande partie parce que Takashi 1&amp;2 lui ont dit que ça s'était vraiment très bien passé avec eux. Ce à quoi j'ai répondu que ce n'était pas vrai, que je n'étais pas d'accord avec ce point de vue. Elle a dû croire que je disais cela par pure modestie. Mais qu'est-ce que je pouvais dire d'autre pour la convaincre ? En fait il est gentil avec moi parce qu'il m'aime bien, à cause d'une bête histoire de crustacés ? Ce n'est pas très crédible. Et pourtant c'est ça, à la base. Bref... Et je vais avoir beaucoup d'argent, aussi. Yop. C'est déloyal. Encore plus tard, Aurore qui me dit qu'elle est contente qu'on soit toutes les trois. Et la plus grosse surprise : j'ai parlé avec quelqu'un de la classe que je trouve très sympathique. Un garçon que pas grand monde n'apprécie (je ne l'appréciais pas non plus jusqu'à très récemment), parce que l'image qu'il donne est très différente de son vrai caractère. Du moins, de la partie de son caractère que j'ai pu voir. Je me sens assez mal. Je me rends compte que les points sur lesquels je me suis permise d'avoir une opinion sur lui ne sont pas ceux en se basant sur lesquels on peut parvenir à un avis juste. Et le pire dans l'histoire, c'est que c'est moi qui ai fait ça. Moi. J'ai des voix qui résonnent dans ma tête. Celles qui ont deviné, qui j'étais, ce que je voulais (aucune allusion à Laurent =D *plaf*). Ca ne m'a même pas servi de leçon. Personne n'est Superman. Des fois, tu vois des gens autour de toi, et tu es imperméable à ce qu'ils peuvent être. Tu ne vois rien. Parfois tu vois les gens, tu les vois tels qu'ils sont. Quand tu as un déclic. Une sorte de coup de jus. Rien de très rationnel. C'est très soudain, les gens t'apparaissent tels qu'ils sont vraiment. Et tu ne penses même plus à toutes les idées que tu as pu te faire avant. Tu as juste le visage de l'autre en face de toi, et tu parles. C'est si simple. Le compteur se remet à zéro.&lt;br /&gt;
Il n'a pas eu son semestre, lui non plus. Personne n'a eu son semestre, de toute façon, c'est l'hécatombe cette année. Ca m'énerve. &lt;br /&gt;
Bref, ce n'était pas ce que je disais à l'origine. J'étais en train de me plaindre de ne pas pouvoir me plaindre. C'est extraordinairement injuste. Non pas que je sois incapable de relativiser et de&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_yu-ki_fouet.JPG&quot; alt=&quot;medium_yu-ki_fouet.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.6em 0 0.4em 0.6em;&quot; /&gt; me dire que je peux m'estimer heureuse au vu du sort d'autres, mais simplement qu'on ne peut me demander de me complaire dans une satisfaction absolue que je ne ressens pas. Je suis désolée si ça semble ingrat ou inconsidéré. Je n'ai ni le droit de montrer que je suis contente, parce que cela passerait pour un manque de délicatesse, ni celui de montrer que je ne le suis pas complètement, pour la même raison. J'ai juste le droit d'être là et de ne parler qu'à demi-mots, pour ne froisser personne. Cette vie sociale-là est épuisante. Certaines personnes me manquent. Je crois qu'au fond, il me tarde que cette année soit finie. Histoire de tout laisser tomber, et de voir qui sera là au retour. Sans doute pas grand monde. Les inscriptions sont ouvertes, et je prends les paris, aussi.&lt;br /&gt;
Au fond, je n'ai sans doute pas réalisé encore. Si j'avais réalisé, est-ce que je ne devrais pas être en ce moment débordante de joie, à crier la nouvelle sur tous les toits ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour me calmer, j'emmène Little Sue au ciné. La semaine dernière on a fait Little Miss Sunshine. Je recommande ce film. Je l'y ai emmenée en m'attendant à une critique basique de la société du culte de la beauté et du gâchis des petites filles, etc, mais finalement, c'est beaucoup plus déjanté que ça. Cela aborde un grand nombre de thèmes intéressants, sans prétention aucune, sans aucune connotation moralisatrice. J'aime beaucoup les road-movies de manière générale, je trouve que cette construction offre beaucoup de possibilités et un découpage propice à un bon enchaînement, si c'est bien fait. Ici, ça l'est. Ce film est vraiment riche. Et puis, il est vraiment drôle. Un mélange de cocasse et de cynique qui rend très bien. &lt;br /&gt;
Cette fois, on va voir Das Leben der Anderen. Je ne suis pas sûre du titre en français, je crois que ça doit être une traduction littérale, La Vie des autres. Je sais qu'il me suffirait d'aller sur google pour le vérifier, mais j'aime bien imaginer et esayer de me souvenir sans avoir de certitudes. C'est triste, une certitude. C'est la fin de quelque chose. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Alba</name> <uri>http://496eyes.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Retour discret</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://496eyes.blogspirit.com/archive/2007/01/05/retour-discret.html" />  <id>tag:496eyes.blogspirit.com,2007-01-05:1146312</id> <updated>2007-01-06T11:39:25+01:00</updated> <published>2007-01-06T11:39:25+01:00</published>   <category term="And Stay Fashionable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Je ne pensais pas forcément qu'un retour sur internet impliquait un retour...</summary> <content type="html" xml:base="http://496eyes.blogspirit.com/"> Je ne pensais pas forcément qu'un retour sur internet impliquait un retour sur ce blog ; mais après quelques jours, je découvre que tout cela est lié. J'ai réalisé que je pouvais très bien me passer d'internet, cela dit, si je peux y avoir accès, j'y cours. Droit dans le mur, comme on dit. Je me sens beaucoup plus épanouie dans la &quot;vraie vie&quot;, alors qu'Internet me conditionne, me met une certaine pression, m'oblige à me définir une appartenance à telle ou telle catégorie de gens, me pousse à rester toujours la même pour ne pas me détacher de l'image que les gens peuvent avoir de moi. Je me sens restreinte, limitée. Dans le &quot;vraie vie&quot;, je suis libre, je me sens différente, unique. Internet, du moins c'est l'impression que j'ai, retranche chaque personne dans une coquille précisément étiquetée. Je n'y ressens rien, les mots sont là mais je n'ai aucun moyen de me prouver leur authenticité. En vrai, je vois les yeux des gens avec qui je parle, j'entends leur voix, je sens leurs mains sur mon corps pour appuyer leurs paroles. Beaucoup de gens disent préférer, ou du moins aimer, Internet car cela leur offre plus de possibilités, plus de marge derrière leur anonymat relatif. Je comprends cela ; mais il se trouve que j'arrive à un moment ou je n'ai plus ni l'envie ni le besoin de me cacher comme je le faisais avant. Au contraire, j'ai besoin de reconnaissance. Depuis environ trois mois il me semble, je me rends compte que les choses ne peuvent se passer que si on fait des efforts dans ce sens et si on les laisse se passer. J'avais beaucoup trop tendance à avorter toutes les possibilités, et ce pour m'éviter des déceptions, des peurs, etc. La raison en elle-même n'est pas mauvaise, cela dit, j'avais le sentiment que je ne pourrais pas vivre pleinement de cette manière. Ce n'est pas pour cela que je changeais quelque chose à ma façon d'agir. Il a fallu une aide extérieure, un élément déclencheur. (Cela me fait penser à quelque chose que j'ai entendu dans un téléfilm stupide il y a quelques jours : &quot;Le courage ne se traduit pas par l'absence de peur mais par la conviction qu'il existe quelque chose de plus important que cette peur&quot;. J'avoue, car je préfère avouer plutôt que d'être démasquée, le téléfilm en question c'est &quot;Princesse malgré elle&quot;, que j'ai regardé avec ma soeur parce que je lui avais offert le livre il y a quelques années) J'avais déjà amorcé un retour vers la réalité il y a un an ou deux, mais je restais tout de même assez dépendante de la virtualité. C'était un outil indispensable pour moi, quelque chose qui me permettait d'achever ou de tenter de compléter ce que je ne pouvais pas faire, ce que je ne pouvais pas être dans la &quot;vraie vie&quot; ; aujourd'hui, c'est juste un accessoire. Quelque chose qui me permet d'être en contact avec certaines personnes, d'avoir accès à certaines choses. Point. Et je suis contente d'en être arrivée là.&lt;br /&gt;
Il est temps d'être humble et de remercier les quelques personnes qui m'ont aidée à prendre définitivement conscience que la vraie vie, c'était chouette. La plupart sont des personnes que j'ai croisées une fois, deux fois, et qui n'ont absolument pas conscience de ce que quelques simples mots échangés avec elles m'ont fait l'effet d'une gifle douce comme la brise du matin. J'en oublie certainement, mais il y a Nathalie [pour m'avoir bousculée sans le vouloir, pour m'avoir fait prendre conscience que j'étais normale, juste décalée, pour m'avoir forcée à cette intimité avec toi, pour me faire du bien sans t'en rendre compte, pour te comporter avec moi comme tu voudrais te comporter avec d'autres sans savoir comment, pour m'apprécier et me considérer malgré notre différence d'âge, pour t'inquiéter pour moi], deux des ambulanciers dont je ne connais même pas le nom [l'un pour une simple phrase que tu as prononcée, l'autre &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_degas-edgar-ballerina.jpg&quot; alt=&quot;medium_degas-edgar-ballerina.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;pour avoir fait face avec moi au camp adverse lors d'un débat insipide sur James Bond], Laurent [pour cette petite phrase qui m'a complètement assomée, car les filles ont le droit de rêver], et une autre personne relative au marché de Noël dont je préfère ne pas mentionner le nom, car c'est un peu trop récent pour que la nostalgie ne soit pas mêlée de tristesse [sans commentaire, d'ailleurs. Cela dit, celles qui ont eu le début de l'histoire auront la fin, ça évitera les gaffes]. Aucune de ces personnes ne lira jamais ces lignes, et c'est aussi bien. Une parmi elles aura droit à ces remerciements &quot;en vrai&quot;, une autre a probablement conscience de l'impact qu'elle a eu sur moi. Pour le reste, c'est enfermé à jamais dans ma tête. Mais ça n'en est pas moins profondément sincère.&lt;br /&gt;
Alors, il est nécessaire maintenant de dire un mot pour tous ceux qui n'ont pas vu leur nom dans cette liste non exhaustive, et peut-être en sont désappointés. Ceux avec qui je parle souvent, ceux avec qui je suis relativement intime, ceux qui me connaissent plus ou moins. Certains lisent ces lignes en ce moment. Certains savent comment je vais, ce que j'ai dans la tête, certains ont essayé de m'aider, de me conforter, certains ont été là pour moi dans des moments où j'en avais besoin. Je ne veux pas que vous pensiez que je m'en fiche, que je l'oublie. Je vous remercie pour ça, vraiment. Ce que vous m'avez apporté a été très important pour moi. Ce n'est pas ce qui m'a aidée à  m'en sortir, car les choses les plus utiles viennent de personnes qui n'ont pas conscience de votre mal-être et qui vous parlent sans compassion, sans précautions, d'égal à égal. Mais ça m'a aidée à ne pas aller plus mal, j'en suis persuadée. Quand on a quelqu'un en face de soi qui ne va pas bien, il n'y a rien à faire pour l'aider, il ne faut même pas tenter de le faire. Il faut juste être là, à côté, faire ressentir à l'autre que l'on n'est pas très loin en cas de besoin, que l'on s'inquiète pour lui sans lui mettre une pression quelconque. Ne pas chercher à le sortir d'une situation dans laquelle il se complaît, qu'il en ait conscience ou non. On ne peut pas décider d'aller mieux avant d'avoir vécu certaines choses, je pense. Et le fait de sentir autour de soi des personnes qui voudraient qu'on aille mieux, le fait d'éprouver cette attente, rend d'autant plus pénible la situation dans laquelle on est, rend plus lourd encore le poids dont on doit se débarasser. Si la personne en question veut vraiment aller mieux, elle ira mieux. Il faut juste lui laisser du temps. Même si c'est difficile à vivre pour les autres, sans doute autant que pour la personne en question. Il faut attendre que quelque chose se passe, autour d'elle, et dans sa tête. Ne rien demander, ne rien attendre. Juste rester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Et tu verras, plus tard, tu te rendras compte à quel point c'était stupide.&quot;&lt;br /&gt;
&quot;Je le sais déjà.&quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'avais vraiment tendance à négliger l'impact que pouvaient avoir les gens dans le développement. Déterminée depuis toujours à ne vouloir apprendre que par et pour moi-même, à ne rien avoir à devoir à personne pour ne pas nuire à mon intégrité, je me rends compte que c'était une erreur. Que personne ne peut être vraiment imperméable, que si l'on peut se construire seul, ca n'apporte pas ce sentiment de complétude duquel je m'approche de plus en plus. Qu'une fois que l'on a acquis ue certaine assurance, plus rien ne peut transparaître sur toi si tu ne le veux pas. J'ai toujours des problèmes dans mes relations avec les gens : j'évite toujours de m'attacher, j'ai toujours du mal à croire qu'on puisse m'aimer, j'ai toujours des difficultés à avoir confiance, j'ai toujours des problèmes avec les notions d'intégrité et d'individualité. Mais ça va mieux. D'une manière générale, ça va mieux. Tout n'est pas réglé, mais c'est sur la bonne voie. Je ne compte pas le nombre de fois où je me suis jetée dans le vide dernièrement,&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/thumb_punkcat_Ko.2.JPG&quot; alt=&quot;medium_punkcat_Ko.2.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; à prendre des risques, dire des choses qui peuvent avoir des retombées importantes, faire des choses sans ambigüité quitte à ne pas pouvoir revenir en arrière... autant il arrive que cela arrive après mûre réflexion, comme un risque dont je suis consciente et que je veux tenter, autant d'autres fois cela sort tout seul de ma bouche. C'aurait été impossible avant ; je réfléchissais trop, et je bloquais. Et je m'en voulais d'avoir bloqué, sans vraiment comprendre comment cela pouvait fonctionner. Je sais que je m'étonne, aujourd'hui, quand je dis certaines choses. &lt;br /&gt;
J'ai réalisé qu'il pouvait y avoir un amalgame de fait entre ne pas vouloir se reposer sur les autres et ne pas vouloir que les autres se reposent sur soi. Mais ce n'est pas mon cas ; si je préfère être seule face à ce que j'ai dans la tête, je n'en suis pas moins là quand les autres ont besoin de moi. Ca m'a choquée quand quelqu'un m'a laissé entendre, hier, que pour elle les deux allaient de pair. C'est vraiment la dernière image de moi que je veux donner ; il était évident, pour moi, que j'étais là pour les gens qui comptaient pour moi. Je sais que cela peut paraître paradoxal, qu'en général ce genre de service est à double sens, mais je promets de faire des efforts en ce sens.&lt;br /&gt;
(Bisous~) </content> </entry>  </feed>