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<title>Perles de nuit, l'errance continue</title>
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<subtitle>Parce que &amp;quot;faute de pouvoir agir sur le monde, je décide d'être une spectatrice intelligente&amp;quot;</subtitle>
<updated>2007-06-04T12:59:20+02:00</updated>
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<name>Alba</name>
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<title>Quand on n'a pas de moyens xD</title>
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<summary> Kagerô - Zetsubô ni Sayonara Passer trois jours à Paris, ça sert,...</summary>
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Kagerô - Zetsubô ni Sayonara&lt;br /&gt;Passer trois jours à Paris, ça sert, finalement. On reconnaît des trucs après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-18965.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-18965.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-18185.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-18185.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-19588.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-19588.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-20257.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-20257.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_vlcsnap-21086.png&quot; alt=&quot;medium_vlcsnap-21086.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Flash momentané</title>
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<updated>2007-05-21T23:05:26+02:00</updated>
<published>2007-05-21T23:05:26+02:00</published>
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<summary> En ce moment j'ai très envie... 1) De prendre le train. 2) D'aller à La...</summary>
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En ce moment j'ai très envie...&lt;br /&gt;1) De prendre le train.&lt;br /&gt;2) D'aller à La Rochelle ; je sens que ça va tomber à l'eau, étrangement.&lt;br /&gt;3) Que Pierre revienne plus tôt que prévu.&lt;br /&gt;4) Que la journée de demain passe sans que je m'en rende compte.&lt;br /&gt;5) De recevoir ma lettre d'attribution.&lt;br /&gt;6) Que les résultats du concours soient enfin publiés sur le site.&lt;br /&gt;7) Que mon encyclopédie ne soit pas en quinze volumes pour éviter des luxations et étirements à force de manipulations.&lt;br /&gt;8) Que ça marche pour Sylvia.&lt;br /&gt;9) D'aller faire un petit tour à Saint Etienne, l'air de rien *plaf*&lt;br /&gt;10) Que mon chat dégage de devant l'écran, avachi qu'il est.&lt;br /&gt;11) De savoir s'il faut mettre un tiret entre Saint et Etienne. (bonne question)&lt;br /&gt;12) D'arriver à me relire quand je prends des notes.&lt;br /&gt;13) De faire une découverte fantastique qui financerait tranquillement mes jours.&lt;br /&gt;14) De faire ma deuxième sortie plage de la saison.&lt;br /&gt;15) De comprendre comment les ados qui ne travaillent pas réussissent à se payer toutes ces choses sans, selon leurs dires, être subventionnés par papa-maman.&lt;br /&gt;16) De faire gagner David.&lt;br /&gt;17) De lancer une bombe atomique qui rayerait de la terre les jeunes susmentionnés.&lt;br /&gt;18) De savoir quand on aura les résultats des partiels.&lt;br /&gt;19) Que la salle de bain se soit nettoyée d'elle même quand je me lèverai demain matin.&lt;br /&gt;20) Que le gentil chien qui a fait son footing avec moi la semaine dernière revienne.
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<title>To blog or not to blog</title>
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<updated>2007-05-16T12:57:18+02:00</updated>
<published>2007-05-16T12:57:18+02:00</published>
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<summary> Je déménage. Un déménagement, ça n'est pas forcément agréable à vivre,...</summary>
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Je déménage.&lt;br /&gt;Un déménagement, ça n'est pas forcément agréable à vivre, surtout quand on laisse plus de choses derrière qu'on ne s'apprête à en trouver en aval. &lt;br /&gt;Heureusement, il y a des petites choses qui motivent. Par exemple, le fait d'avoir une valise bleue à pois blancs. Ca aide vraiment, c'est tout à fait réjouissant de la remplir.&lt;br /&gt;Je me dis que quand je pars deux semaines, je finis immanquablement, malgré mes efforts, avec une valise, si ce n'est deux, pleine à craquer. En partant plus d'un an (sans même la garantie de revenir), je me demande à combien de sacs je vais réussir à me limiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va falloir que je déménage mon blog avec moi.&lt;br /&gt;Je me demande s'il n'est pas approprié de commencer un nouveau blog. Starting over, nouveau blog pour nouveaux paysages, ou quelque chose comme ça. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_s22.jpg&quot; alt=&quot;medium_s22.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.4em 0.7em 0.2em 0;&quot; /&gt;Ce n'est pas vraiment une question de place, parce que ce ne sont pas mes blablatages qui vont saturer le serveur ; rappellons que, ne souhaitant pas partir avec un appareil photo [puisque je 1) n'en ai pas et refuse de passer une somme monstre là-dedans 2) préfère garder des images floues dans ma tête que des images nettes sur papier], j'aurai plus de choses à raconter qu'à montrer.&lt;br /&gt;Ca me fait une année bien chargée, tout de même. Il me reste un mois et quatre jours à compter d'aujourd'hui (quelle angoisse) pour faire des dossiers divers que je rendrai l'an prochain à mes profs, ce afin d'avoir mon année par correspondance. Pendant ce laps de temps, je dois aussi retourner à Paris, pour aller au théâtre et au musée (il est quand même extrêmement handicapant d'habiter en province ; je ne compte pas le nombre d'expositions, de conférences, de spectacles auxquels j'ai dû renoncer simplement parce que j'habite trop loin. Certes, on ne peut pas tout faire et tout voir, et je m'estime heureuse de ce que j'ai là, mais quand je vois passer des programmes auxquels je sais que je ne peux matériellement pas participer, ça me désespère. J'ai réfléchi sérieusement au fait que quand je rentrerai (si je rentre), je resterai une année à Bordeaux, puis je migrerai sur Paris. Je devrais avoir les moyens, si je ne dépense pas toute ma bourse comme une petite touriste hystérique). &lt;br /&gt;J'ai aussi prévu d'aller à La Rochelle (j'aime beaucoup cette ville, lors de mon premier séjour, j'étais trop occupée à m'émerveiller pour pouvoir tout découvrir) et à Rochefort, dans la foulée. Je ne connais pas bien Rochefort, je me rappelle qu'on m'avait plus ou moins forcée à y aller, quand j'étais en troisième, dans le cadre d'une excursion scolaire. Je n'avais pas aimé vraiment, il faut dire qu'on nous avait réservé les activités les plus rébarbatives, par pur vice. Et puis, ensuite, les petits riens : revoir les copains avant de s'en aller, se faire des promesses idiotes du type &quot;je ne t'oublierai pas - je t'écrirai - on se revoit dans un an et rien n'aura changé entre nous&quot;, bref, profiter, en laissant de côté la nostalgie qui agrémente naturellement ces embrassades, pour ne pas avoir à regretter ou à remettre en question ses choix. &lt;br /&gt;Puis, premier départ, trois mois. Puis, un retour à la maison de trois semaines. Ensuite, second départ, dix mois cette fois. Ca va me faire un choc.&lt;br /&gt;Petit dialogue datant d'il y a quelques jours : &quot;On n'a qu'à prendre rv, pour dans un mois ou deux&quot; - &quot;Un mois, oui, mais après je pars...&quot; - &quot;Ah oui, tu m'en avais parlé, tu vas ***** (quelque part ^^)&quot; - &quot;Non, c'est autre chose, je vais ***** (ailleurs^^')&quot; - &quot;Putain t'as trop de chance toi =)&quot;&lt;br /&gt;Mouais. J'ai eu envie de répondre que la chance, ça se cultive, et qu'elle s'accompagne de détermination et de moyens financiers (qui eux non plus, ne viennent pas tout seuls), sans quoi, elle n'a aucun effet. Mais j'ai eu peur de sembler rude. &lt;br /&gt;(Pourquoi avoir flouté les destinations ? A vrai dire, je n'en sais trop rien. Disons que vous verrez bien au fur et à mesure. Les personnes de mon entourage sont au courant, pour les autres, ce sera au fil des lectures.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, après ça, en théorie, je reviens un an à Bordeaux. Ensuite... on verra bien. Si je continue mes études (probabilité de 50%), j'irai à Paris. Si j'arrête (les autres 50%)... j'ai deux autres projets, gros projets, on verra bien si les évènements me font pencher vers l'un ou vers l'autre. Il y a quelques mois encore, jamais je n'aurais imaginer pouvoir y réfléchir posément, pouvoir les considérer davantage qu'en me disant simplement &quot;ce serait bien&quot;. J'ai pris énormément de confiance en moi, ou plutôt, je me suis rendue compte que je pouvais faire des choses. &quot;T'es devenue une femme&quot;, comme dirait mon nouveau copain. En ce moment, j'ai même tendance à me croire capable de faire n'importe quoi ; comme je l'ai déjà dit précedemment, heureusement que je me prends encore une bonne claque dans la figure de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_atfa.jpg&quot; alt=&quot;medium_atfa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.5em 0 0.7em 0.7em;&quot; /&gt;Sinon, il me reste trois ans pour attendre que ma soeur soit majeure et l'emmener partout avec moi, mais je pense que d'ici là, on sera trop différentes et ça ne marchera plus. Et puis, elle n'est pas aussi curieuse que je le suis, pas aussi insatisfaite que je le suis. En fait, ce sera tout l'un tout l'autre : soit la distance et la durée nous auront éloignées, soit au contraire, on se sera tellement manqué qu'on ne se décollera plus l'une de l'autre. Pauvre puce, elle est tellement triste, au fond.&lt;br /&gt;Et moi aussi. C'est tout de même assez surprenant, à quel point les diverses raisons qui peuvent pousser quelqu'un à partir sont infimes en regard de ce qu'il va perdre, à mon sens. Ces raisons sont quantitativement moins importantes, mais étrangement assez conséquentes pour faire pencher la balance en leur faveur, dans certains cas.&lt;br /&gt;Il y a la fameuse expression &quot;qui m'aime me suive&quot;. La volonté de ne pas demander à ce qu'on suive dénote une détermination à ne pas te chercher à connaître l'amour effectif des gens. Par peur, non pas d'être simplement déçu, mais d'être refoulé, je dirais. Pour se convaincre que l'on n'a pas besoin de se raccrocher à ce genre de choses. Ou, plus tortueux encore : lancer l'invitation en sachant pertinemment que, ne serait-ce que pour des raisons purement pratiques, personne ne suivra. Là, il est question de savoir à quel point une auto-persuasion peu convaincue peut compenser le sentiment de rejet inévitablement ressenti.
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<title>Edit</title>
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<updated>2007-05-16T12:59:09+02:00</updated>
<published>2007-05-15T13:15:00+02:00</published>
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Je réédite la note datant d'il y a... presque deux mois (si longtemps ? je suis désolée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écrirai une note ce week-end, si je m'en sens la motivation (et si j'en ai le temps).&lt;br /&gt;&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt; -&gt;donc au final, je n'en ai pas eu la motivation. Ce n'était pas une question de temps, je me suis vraiment ennuyée *la Bourgogne, quelle région palpitante, riche en activités champêtres diverses, telles que aller voir les chèvres, jouer avec les chats, aller voir les poneys (qu'est-ce que c'est sale un poney), faire des gâteaux au laurier, s'abrutir à écouter Rammstein avec mon cousin, treize ans, apprenti rebelle.* J'étais très fatiguée, et je ressentais un mélange de soulagement et de déception, c'était assez spécial. &lt;br /&gt;En plus, moi et mes deux copains du jour (car j'ai trouvé le moyen de sympathiser avec deux garçons envoyés comme moi en tant qu'élite de leur université ; nous avons d'ailleurs convenu ensemble de l'absurdité de la situation), on est allés boire pour oublier, une fois le concours fini, eh ben l'alcool est mal passé, sachant que depuis le matin je n'avais mangé que des barres de céréales indigestes et un panini. Pas la forme, mais on ne se plaindra pas.&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant je répète que, demain, il est &lt;u&gt;interdit&lt;/u&gt; de me téléphoner, ou même de m'envoyer un sms. Il est même interdit de penser à moi, gardez vos ondes positives débiles. &lt;br /&gt;&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Merci à Hélène et Delphine qui n'ont pas manqué de me téléphoner. Je vous hais ^_^&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;Je serai de retour lundi dans l'après-midi. Bisous à tous, révisez bien ce week-end.&lt;br /&gt;&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Je suis arrivée, avec Delphine qui est venue me chercher à la gare, et j'ai pu lui raconter ma vie. Ensuite j'ai retrouvé les filles, à qui j'ai encore raconté ma vie, séparément, histoire de me répéter.&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;Si je ne reviens pas vivante, dites à Takashi que je l'aime xD&lt;br /&gt;&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Ce n'est plus nécessaire. Il a dit qu'il me présenterait au père d'un de ses copains, j'espère que je vais passer pour une fille sympa et intelligente, sans quoi, c'est la loose totale. &lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;Je ramènerai des petites Tour Eiffel miniatures pour tout le monde, tiens.&lt;br /&gt;&lt;FONT COLOR=&quot;#4020c0&quot;&gt;-&gt;Okay, j'ai fait l'impasse sur cette partie là. Mais je n'ai été à Paris que la journée du jeudi ; le peu de temps libre que j'ai eu, je l'ai occupé à visiter le Disney Store de l'avenue des Champs Elysées (qui n'a rien de spectaculaire, j'ai été déçue) et à prendre un café en racontant ma vie, ou l'inverse. Ah si, avant ça, j'ai marché un peu avec un de mes compères, et j'ai vu le Palais des congrès. C'est ça : &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_palais-des-congres.png&quot; alt=&quot;medium_palais-des-congres.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.2em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Ca valait pas vraiment le coup, entre nous. On est passés devant, on s'est demandé : mais, c'est quoi ça ? (lui n'est pas de Paris non plus, je ne copine pas avec l'Inalco) Et c'était marqué : Palais des Congrès. Aah, d'accord. Bon. On a continué notre route.&lt;br /&gt;Je ne suis pas du tout passée par la Tour Eiffel. D'ailleurs, c'est très surfait, vous savez :p Le lundi matin, j'avais une heure et demie de battement entre mes deux trains, je l'ai passée 1) à me perdre en essayant de trouver, au feeling, la place des Vosges 2) à finalement avoir trouvé la place des Vosges et à y rester un peu.&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, sinon, au final :&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_239455430_f41b57813d_b.jpg&quot; alt=&quot;medium_239455430_f41b57813d_b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 0.7em 0.7em;&quot; /&gt;Le concours, je l'ai eu, donc finalement je ne pars pas à Nagoya l'an prochain (j'avais eu ma place assurée par ma prof qui m'aime bien, finalement, je ne l'utiliserai même pas). Aurélie est déçue, tant pis. Priorité à mes projets. Mais si j'ai eu une réponse favorable, je ne sais pas pour autant ce que je fais l'an prochain au juste. J'attends plus de détails. La lettre que j'ai reçue disait quelque chose comme &quot;...plaisir de vous annoncer que suite aux examens... retenue pour la bourse... réponse définitive d'ici fin juillet&quot;. Ca ne change rien au fait que c'est un oui définitif, ça laisse juste le point d'interrogation sur ce que je ferai exactement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu la lettre une semaine après le concours. On se rappellera de mon arrrivée en trombe dans la salle de FLE, émotive, déstressée, légère. &lt;br /&gt;Les réactions ont été variées : &lt;br /&gt;Il y a eu les copains qui m'ont accueillies d'un &quot;félicitations, je savais que tu pouvais l'avoir&quot; sincère et content pour moi.&lt;br /&gt;Il y a eu ceux qui m'ont accueillies avec la même phrase, mais qui étaient cela dit persuadées que je ne l'aurais jamais. &lt;br /&gt;Il y a eu ceux qui depuis me prennent pour une déesse descendue sur terre pour faire rejaillir sur ma promotion mon éclat.&lt;br /&gt;Et heureusement, il y a ceux qui s'en foutent comme de leur première chemise, et ceux qui me disent qu'ils connaissent aussi des gens qui l'ont eue, les années précédentes. Ca fait du bien de se faire remettre à sa place de temps en temps, je commençais à prendre la grosse tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez mes profs, même système ; j'ai eu des échos variés.&lt;br /&gt;Mardi, première heure de cours. La prof fait un petit tour d'horizon pour voir qui est là, et, avant de rendre les copies, lance &quot;Eh bien avant tout, je crois qu'on peut tous féliciter Marion...&quot; Je me tapis sur ma chaise un maximum en essayant tant bien que mal de cacher mon visage avec une seule main. Je ne relève pas la tête, mais je sens une petite vingtaine de regards intrigués, voire agressifs, car ce n'est jamais bien vu de se faire remarquer de la sorte. Assise en fond de classe, comme d'habitude, il me suffirait de relever les yeux pour constater des regards autour de moi, mais ce n'est même pas la peine d'y penser. Dans mon malheur, je me dis que la plupart des élèves, logiquement à côté de la plaque, pensent qu'elle fait référence au devoir qu'elle s'apprête à rendre (alors que je ne l'ai même pas fait, ce devoir, faut suivre, bref). Mais ç'aurait été trop simple si ça s'était arrêté là. La prof remarque que je suis extrêmement gênée (en réalité, je suis également très en colère), alors elle en rajoute une couche : &quot;Si si, parce que c'était quand même un concours très difficile&quot;. Merci. Mais bon. N'avez-vous jamais remarqué que si je me faisais discrète, c'était par choix, et pas par inadaptation sociale (ok, un peu des deux en fait) ?&lt;br /&gt;Heureusement, j'ai ensuite droit au petit café réconfortant, avec Delphine et Cyrielle. Oui, je sais, pour certains, c'est la loose. Une élève telle que moi devrait disserter avec les étudiants plus agés, traîner avec les étudiants étrangers, aussi. Que voulez-vous, moi, je copine avec les deuxième année. Et mine de rien, ça fait du bien d'être un peu avec des gens de son âge. Toute la pression que je ressens habituellement (d'autant plus depuis les résultats) s'envole... un peu. Et j'avoue, c'est aussi par esprit de contradiction . Pour faire l'inverse de ce qu'ils attendent tous de moi. Parce que je ne supporte pas d'être devenue la number one. Mais cela rejoint le fait de chercher à fuir la pression, cela dit...&lt;br /&gt;D'ailleurs, j'ai découvert que Cyrielle sortait du même lycée que moi. On était contentes de se rendre compte de ça, et d'en parler un peu. Souvenirs souvenirs...&lt;br /&gt;Bref. Alors qu'on boit notre cappucino viennois (viennois = avec chantilly), voilà qu'arrivent Yumiko et Takashi (ma soudaine montée dans l'estime générale m'autorise à les appeler par leur prénoms). Ils nous disent bonjour à toutes les trois, je leur réponds avec un petit sourire, et &quot;あっ、マリオンさん、おめでとう&quot;, puis, de Yumiko &quot;すごいねぇ&quot;. C'est trop trop gentil. Je remercie, sourire puissance maximum. Cela rattrape largement la catastrophe de tout à l'heure.&lt;br /&gt;Et finalement, mercredi, l'apothéose, avec Mme Suzuki qui me lance un petit &quot;Félicitations&quot; discret alors que je suis au téléphone (encore un méga sourire en guise de réponse, c'est mon mode de communication préféré ; comme j'expliquais ça à mes deux compagnons d'infortune, quand tu es une fille, c'est drôlement plus facile, tu souris, tu baisses la tête, et voilà, tu es mignonne), et, plus tard, qui vient discuter avec moi de mes choix. Vraiment très gentille, comme d'habitude.&lt;br /&gt;Pour faire un panel des autres réactions, nous avons Mme Lévy qui me félicite par mail, qui me demande de replanifier ma vie (alors que maintenant c'est trop tard, elle est déjà programmée...), mais qui, quand je la recroise dans les couloirs, n'en a plus rien à faire de moi. ^^&quot; Elle a d'abord donné ma place à Robin, mon coup de coeur de l'an dernier (ce choix m'aurait convenu, encore que je n'aie pas mon mot à dire ; et maintenant, il me devrait une reconnaissance éternelle), puis s'est ravisée, l'a donnée à Olivier (ça m'aurait été aussi, il est sympa Olivier), qui n'en a pas voulu, et je le comprends, je n'en voulais pas non plus =D, donc, ma place a finalement été dispatchée entre je-ne-sais-pas-comment-il-s'appelle-mais-il-est-en-deuxieme-année et Hélène. Je suis contente d'avoir eu le résultat assez tôt pour que ça puisse profiter à quelqu'un. &lt;br /&gt;Quant à M. Rocher, euh, je ne suis pas sûre qu'il ait tout compris à l'histoire. J'ai l'impression, en fait, que c'était le seul qui n'était pas au courant, étrangement. Mais bon, je lui passerais n'importe quoi. Ca fait deux trois fois qu'il tente de communiquer avec moi ; en me lançant quelques mots au détour d'un couloir, après un partiel. C'est gentil tout plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette note commence à s'allonger dangereusement. Suite dans la prochaine (au dessus, donc. Comme c'est illogique).
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<title>Les beaux jours et la période de reproduction</title>
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<updated>2007-03-18T12:18:11+01:00</updated>
<published>2007-03-18T12:18:11+01:00</published>
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<summary> Bon, là, je raconterai juste ma vie palpitante. Je sais, je sais, ça fait...</summary>
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Bon, là, je raconterai juste ma vie palpitante.&lt;br /&gt;Je sais, je sais, ça fait quelques semaines que je n'ai pas écrit, et quand finalement je m'y remets, c'est juste pour du blablatage. Le retour triomphal, ce sera pour un autre jour, si vous le permettez.&lt;br /&gt;En ce moment je me sens complètement coincée, prise au piège. C'est dû au fait que des tas de décisions que j'ai laissées en suspens trop longtemps pour ne pas avoir à trop m'impliquer dans mon avenir ont finalement bel et bien dû être prises, toutes en même temps. Ca m'apprendra.&lt;br /&gt;Déjà, j'ai reçu mes billets de train pour Paris. J'y vais, impossible de me défiler. (Soit dit en passant : quand j'ai réservé mes billets de train, le site de la sncf m'a proposé de souscrire l'assurance annulation. Ah, mais quelles en sont les clauses, me demandé-je en cliquant sur le petit point d'interrogation à droite. Eh bien, voilà, on me remboursera mes billets de train si j'ai un empêchement professionnel, ou une maladie grave, ou si je meurs. C'est bon à savoir.) Je pars à 4h du matin pour ne pas arriver en retard au concours de recrutement, ce qui, maintenant que j'y repense, aura surtout pour effet de me faire arriver la tête dans les choux, dans l'incapacité totale d'être efficace et de prouver que je vaux quelque chose. &lt;br /&gt;C'est malin.&lt;br /&gt;La veille de mon départ, je dois aller voir David. Quand je suis passée le voir, dernièrement, il s'était coupé les cheveux, et c'était.. étrange. Il semblerait qu'avec l'arrivée du printemps les garçons cherchent à se rafraîchir la nuque ; j'en compte au moins cinq dans mon entourage qui ont succombé à l'appel des beaux jours. Or, voilà, dans chacun des cas, il s'est avéré que ça a été une grave erreur. Je les regarde, et me dis que non, ça ne va pas. Je me demande s'ils se disent la même chose devant leur miroir le matin.&lt;br /&gt;Tout à l'heure, alors que je me coiffais, je me disais que je devais recouper les miens également, que ça devenait du grand n'importe quoi. Est-ce que je suis à mettre dans le même lot que ces esclaves du printemps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour dire que&lt;br /&gt;J'ai lu des statistiques dans un journal de confiance (celui qu'on distribue à l'arrêt du tram), selon lesquelles de manière générale, plus les résultats scolaires sont bons, plus la vie sexuelle est déserte.&lt;br /&gt;Me sentant offensée, je souhaite répliquer.&lt;br /&gt;Je tenterais des hypothèses explicatives, des analyses de cas on ne peut plus pragmatiques, des envolées lyriques, des théories vraisemblantes et des démonstrations épiques, si seulement je n'étais pas aussi fatiguée. Dans l'état où je suis, je pense que je serais plus efficace juste en disant : &quot;mais euh c'est même pas vrai&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai une semaine très chargée qui s'annonce.&lt;br /&gt;Lundi : correction de mémoire. Pique-nique. Brisage de coeur. Discussion avec élite de la classe. Cours. Stress d'un coup de fil que j'espère et qui n'arrivera pas. Retour maison. Travail. Dodo.&lt;br /&gt;Mardi : excursion en ville. Achat billets de train. Cours *ou* sitting dans l'herbe. Cours. Glandage. Conférence. Retour. Dodo.&lt;br /&gt;Mercredi : sûrement correction de mémoire-suite *ou* culpabilité intense. Pique-nique *ou* culpabilité intense. Cours. Retour. Little Sue revient, joie. Puis dépression commune due à problèmes de coeurs parallèles insurmontables. Travail. Dodo avec Little Sue.&lt;br /&gt;Jeudi : rien. Le jeudi est la journée où je glande, c'est une sorte de tradition. Ah, si, conférence, à la fin. Retour. Dodo.&lt;br /&gt;Vendredi : Cours. Médisances. Conférence. Soulagement superficiel de fin de semaine. Préparation psychologique à un week-end de révisions. Coup de fil à Angélique pour souhaiter bonne chance. Nouvelles négatives du coup de fil que j'aurais attendu depuis lundi. Déception. Déprime relative (au bout d'une semaine, il ne reste plus grand chose, tout se fond). Dodo pénible.&lt;br /&gt;Week-end : rien. Rien rien rien. Week-end déprimant, partagé entre le travail et la dépression. Ultra-palpitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement que j'ai passé une chouette soirée hier. Ca m'aide à supporter ce dimanche qui ne parvient qu'à me répéter à quel point ma semaine va être difficile à vivre. Ou au contraire, est-ce parce que ma soirée a été bonne que le reste m'apparaît pire ?
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<name>Alba</name>
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<title>De l'art de se prendre un rateau le lendemain de la Saint Valentin</title>
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<updated>2007-02-15T21:40:45+01:00</updated>
<published>2007-02-15T21:40:45+01:00</published>
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<summary> D'accord, le titre de cette note ne correspond pas à ce qu'il m'est arrivé...</summary>
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D'accord, le titre de cette note ne correspond pas à ce qu'il m'est arrivé aujourd'hui. Cela dit, c'est ce qu'il aurait pu se passer aujourd'hui. En conséquence de quoi, ce n'est pas un mensonge, juste une alternative pour me donner un titre choc.&lt;br /&gt;Explication : il y a un garçon que je trouve vraiment charmant, un de ces garçons de derrière le comptoir (je suis incapable de me rappeler si j'ai déjà exposé ma théorie sur les garçons de derrière le comptoir. Je ne crois pas. Pour résumer, cette catégorie regroupe tous les gens que tu ne vois que sur leur lieu de travail, et de qui tu es séparée d'un comptoir : vendeurs, caissiers, etc. Bref, le fait d'avoir été moi-même pendant longtemps une fille de derrière le comptoir m'a fait réaliser que dans le cas où une personne de derrière le comptoir et une personne de l'autre côté du comptoir se plaisent, c'est à la personne de derrière le comptoir de faire un signe, quelque chose, pour faire comprendre un feu vert au flirt. Parce que quand tu es derrière ton comptoir, et que tu plais un peu (pas besoin d'être une bombe), tu peux être sûre que les tentatives lourdes et pénibles pour attirer ton attention vont s'enchaîner. Et cela est flatteur, en un sens, naturellement, mais également tellement exaspérant à la longue que tu deviens totalement imperméable même aux tentatives d'approche de ceux qu'en temps normal, tu n'aurais pas rejetés. Cela dit, comme tu es derrière le comptoir, tu dois être mignonne et souriante et chaleureuse, parce que c'est ton job, donc il est difficile d'envoyer paître les inopportuns. Tu dois même te servir du fait que tu plais pour vendre ; eh oui, c'est cruel, mais c'est la vie. Cela m'a permis de réaliser concrètement que, si un vendeur te sourit, ou te regarde avec des yeux doux, ça ne veut pas forcément dire que tu lui plais. Ca veut peut-être simplement dire qu'il veut que tu reviennes, et pas sans ton porte-monnaie. Fin de l'explication.). Je le trouve simplement charmant, je veux dire par là que physiquement il me plaît, qu'il a des réactions et des phrases qui me font rire, et il est adorable avec moi. Ca ne sous-entend pas que j'ai des vues sur lui. C'est juste le genre de personne que j'aime bien voir, c'est tout. (en plus, cette boutique, c'est le genre qui me prend tous mes sous parce que je suis passablement dépourvue de toute velléité de résistance dès que je passe le pas de la porte. Cette boutique m'affaiblit.) Bref, c'est juste un petit coup de foudre sympathique, pas un gros coup de foudre amoureux. Il était important de préciser ce fait.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je vais le voir, dans sa petite boutique. Il est très gentil, comme d'habitude. On discute, de tout, de rien. Et il me sort une ou deux petites phrases qui, si j'avais été intéressée par lui, auraient été assassines. Exemple : &quot;j'ai l'âge d'être ton père&quot; (alors que non, pas du tout en plus, je ne suis pas si jeune que ça, faut arrêter). Donc, si j'avais oublié ma théorie des garçons de derrière le comptoir et si, juste pour le fun, j'avais entrepris de flirter avec lui, je me serais ramassée.&lt;br /&gt;Il n'y a aucune morale à cette histoire. J'avais l'impression de partir sur quelque chose, mais en fait non, alors autant laisser tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une fille qui réagit à l'actualité et aux problèmes de la société, c'est pourquoi, en parfaite (ou presque) concordance avec le calendrier, je vais vous parler de la Saint Valentin en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_672065725.gif&quot; alt=&quot;medium_672065725.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;La mienne, d'abord.&lt;br /&gt;Eh bien... ça n'était pas une mauvaise journée. Cela dit, ce n'était pas une Saint Valentin non plus, puisque sans valentin, c'est difficile. &lt;br /&gt;Je suis réveillée par la radio de ma soeur branchée sur Skyrock, qui rappelle bien fort que c'est la Saint Valentin et que si vous n'avez pas de valentin, vous êtes ringard (je suis ringarde). Je pense à une amie, Delphine, qui doit être démoralisée à cause de cette foutue date. Je lui envoie un petit sms (vive la technologie) lui souhaitant une bonne Saint Valentin quand même, parce qu'on s'en fiche, après tout. Quand je la retrouve, deux heures plus tard, en ville, elle me dit que ça lui a fait tellement plaisir qu'elle m'a fait un ptit truc. Un ptit truc ? demandé-je, impatiente et excitée comme une gamine à qui on promet un paquet de bonbons. Et c'est en fait un petit coeur en papier, avec un mot gentil dedans. Une toute petite chose bricolée en deux minutes, mais c'est tellement gentil. Et tout à coup, plus aucune perspective de dépression à l'horizon. C'est aussi ça, la Saint Valentin ; quitte à fixer un jour pour fêter l'amour, autant ne pas célébrer qu'une sorte d'amour.&lt;br /&gt;Hier, j'ai aussi décidé, en collaboration avec un ami (je n'oserais m'en attribuer le seul mérite, c'est lui qui m'y a fait penser, une histoire de lapin, je présume), de créer la Non-Saint Valentin. Même principe que le Non-anniversaire, tu en un as 364 fois par an, mais c'est réservé aux célibataires. D'accord, c'est pas nouveau, et je suis sûre que dix mille personnes ont dû y penser avant moi, mais quand même, sur le coup, c'est une joyeuse invention.&lt;br /&gt;*Je souhaite donc à tous les célibataires une chouette Non-Saint Valentin, youpla*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des chances pour que je réédite cette note. Je vole vraiment bas, ce soir. J'ai certainement fait pire, mais c'est la première fois que ça m'indiffère si peu.
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<name>Alba</name>
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<title>Les petits bonheurs de la vie étudiante</title>
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<updated>2007-02-13T10:20:36+01:00</updated>
<published>2007-02-13T10:10:00+01:00</published>
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<summary> Quand on est étudiant et qu'on arrive au moment où on va avoir son diplôme,...</summary>
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Quand on est étudiant et qu'on arrive au moment où on va avoir son diplôme, on en vient à se poser la question fatidique : quid de l'an prochain ? Je suis déjà soulagée du poids de ne pas avoir à me demander ce que je ferai, car j'ai décidé depuis longtemps de continuer dans ma lancée ; en revanche, la problématique du moment était : où vais-je ? Je peux rester en province, gentiment, et bénéficier d'un enseignement correct, ou viser plus haut. J'en ai la possibilité, maintenant que je suis majeure et en tête de classe ; ça reste compliqué, il y a des demandes à faire, mais c'est tout à fait jouable.&lt;br /&gt;Donc, ma décision est prise, je tente la fac de xxx. Je ne suis pas la seule à essayer, à vrai dire, nous sommes cinq, à priori. Mais je suis en bonne place, me répète-t-on à longueur de journée. Soit. J'accepte de la croire. Je persuade Aurélie qu'elle sera des lauréats également - car je le pense vraiment. Et ensemble, on commence à envisager sérieusement notre vie future là-bas, parce que, mine de rien, dans une grande ville où on ne connaît personne, on est perdu. Première étape : le logement.&lt;br /&gt;Il semblerait qu'il y ait à proximité de la fac deux bâtiments de logements universitaires (pas exactement des résidences). Les prix sont un peu plus hauts que ceux de Bordeaux (175 et 200, contre 130 environ ici, me semble-t-il). Première grimace. Ensuite, on regarde le détail. Ayant en tête les cages à lapins aux volets bariolés (au mieux) ou inexistants (au pire) de notre campus, dont l'équipement comprend en tout et pour tout un lit de camp, si tu as de la chance, un bureau/table d'un design qu'un esthète nihiliste aurait qualifié d'intéressant, deux prises sur lesquelles tu dois faire cohabiter ta lampe, ton ordinateur, ta chaîne ou ton mp3 (le mp3 est recommandé pour éviter de voir passer son pauvre voisin au travers de la cloison, alors qu'il voulait juste frapper contre le mur), ta plaque chauffante, ton chargeur de portable, ton épilateur, ton sèche-cheveux et ton réveil matin (je ne possède pas la moitié de ces objets, mais il m'a semblé que les étudiants qui arrivaient à convaincre leurs parents de les mettre en résidence universitaire se débrouillaient également pour acquérir, au dépens de leurs mêmes parents qui croient racheter leur culpabilité, toutes ces choses), une penderie (c'est un euphémisme ; il s'agit en réalité d'une porte coulissante dissimulant un petit placard traversé à mi-hauteur par une barre de fer agressive et trois cintres gris), et un petit coin commodités (c'est à dire un lavabo ; les WC et la douche, c'est sur le palier, et tant pis si tu voudrais de l'intimité), nous ne nous attendons pas vraiment à mieux, d'autant que dans cette ville à laquelle nous aspirons, les loyers sont chers, selon l'avis commun. Et là, c'est le choc. Premier cas : salle de bains et toilettes privées, penderie, lit, bureau et chaise, étagères, téléphone, frigo (oups, frigo est une marque, je ne devrais pas dire ça), balcon (incroyable), etc (?). Plus la cuisine et la buanderie communes. Nous sommes assez impressionnées. Deuxième cas : exactement la même chose, si ce n'est que tu as ta cuisine privée avec un micro-onde fourni, et une télévision. (Une télévision ? Est-ce que ça fait partie du programme scolaire ?) &lt;br /&gt;Ensuite, je me dis que je ferais mieux d'arrêter de penser à ça avant de savoir si je vais effectivement à Paris ou non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dans une classe assez intéressante ; en première année, nous étions une centaine d’étudiants, peut-être un peu plus. Alors, on considérait qu’on ne pouvait pas connaître tout le monde, de toute façon, donc chacun &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_fig1.JPG&quot; alt=&quot;medium_fig1.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.0em 0.7em;&quot; /&gt;avait un petit panel de cinq à dix connaissances, et s’en tenait là. Il n’y avait pas de « groupes » d’étudiants, de logique clanique, simplement, l’ambiance était assez individualiste. Le fait d’arriver en fac nous faisait nous sentir adultes, pleins d’avenir et de responsabilités, et nous avions tous en tête ces séries américaines ou le campus est un endroit super sympa où on peut arriver dans une salle, s’asseoir et repartir à la fin sans avoir à dire quoi que ce soit à qui que ce soit. En deuxième année, l’étau se resserre : nous ne sommes plus qu’une quarantaine. Beaucoup d’éléments ayant été laissés en route, et de plus, la classe étant découpée en deux (nous, LCE, quarante, plus la deuxième moitié, LEA, qu’on ne voyait plus qu’à la moitié des cours, vingt), l’ambiance devient plus tendue. On a conscience de la menace permanente des examens, de la compétition élitiste, etc. Fatalement, les individus se regroupent en entités, souvent des dérivés des ensembles d' élèves qui s’étaient &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_fig2.JPG&quot; alt=&quot;medium_fig2.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.0em 0.7em 0;&quot; /&gt;formés en première année, sans pour autant former des factions imperméables. Mais cette fois, c’est bel et bien une guerre sans merci qui s’installe, à coup de messes basses et de critiques acerbes des autres regroupements. Dans ce cas là, on a plusieurs options : former un clan, en espérant que ce soit le plus fort (en effet, un groupe d’élèves avait fini par compter de plus en plus d’adeptes, à force d’englober les petits groupes qui gravitaient autour), rester seul, dans l’indifférence générale, ou former un binôme, à la rigueur trinôme, capable de vivre en autarcie. Ce que j’avais fait – je remercie d’ailleurs mon alter ego de l’époque, Hélène, sans qui j’aurais indubitablement fait mon année seule. A la fin de l’année, tout le monde se détestait et il régnait un climat de mépris cordial. En troisième année, c’est l’hécatombe. Nous ne sommes plus que trente, quant aux LEA, ils sont à peine plus de dix. Dans le clan si fort et si omniprésent de l’année précédente, ça a été un carnage, très peu sont encore là, beaucoup des membres les plus forts ne sont plus présents, de sorte que le groupe est perdu et se divise… &lt;img src=&quot;http://496eyes.blogspirit.com/images/medium_fig3.JPG&quot; alt=&quot;medium_fig3.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.0em 0.7em;&quot; /&gt;si bien qu’au début de l’année, ne subsistent que des binômes ou des unités. La disparition de la moitié des personnes semble faire également disparaître une grande partie des tensions. De plus, nous sommes dispatchés en trois groupes de dix, correspondant à nos différentes options. Petit à petit, par nécessité, par sentiment d’obligation et de politesse élémentaire, on adresse la parole à d’autres. D’abord juste un mot, comme ça, pendant un cours, puis une conversation légère, puis des discussions plus complètes… Et quand quelqu’un que tu connais parle à quelqu’un que tu ne connais pas, tu t’immisces doucement et tout naturellement dans le débat. Et au fur et à mesure, tu connais tout le monde, tu parles à tout le monde. Pas forcément beaucoup à chaque fois, pas tous les jours, et bien sûr, tout le monde ne s’inscrit pas dans ce petit monde merveilleux, mais le principe reste. Et c’est vraiment agréable.&lt;br /&gt;C’est dommage qu’il ait fallu deux ans, même si, au fond, c’est tout à fait logique. Et il est amusant de constater qu’université ou pas, le niveau reste toujours celui du collège. Ceux qui sont cool, ceux dont on se moque, ceux avec qui on est en rivalité, ceux qui sont solitaires, etc. Et dire que l’université est quelque chose que tout lycéen a tendance à idéaliser, en imaginant que tout va pouvoir changer pour lui, pour ceux qui n’ont pas une bonne situation, ou en imaginant que tout va être encore mieux, pour ceux qui sont déjà confortablement assis… Aucune amélioration dans le domaine de la maturité. Toujours des gosses, moi la première.&lt;br /&gt;[Ca me rappelle ce que m'avait dit ma prof de français en terminale. Que je devais aller en prépa, que ça me correspondrait mieux, que les élèves y étaient beaucoup plus matures, qu'on y formait des adultes, alors que l'université était un repaire de dilettantes. Et alors...? Moi, j'avais envie de liberté... le fait d'être autant encadré par les professeurs, comme au lycée, me donne l'impression de ne pas me devoir les choses que je fais, de ne pas être assez impliquée dans ce que je fais. Ah oui, je ne lui ai pas non plus parlé de mon énervement général envers le système éducatif. Quoiqu'il en soit, j'ai choisi le camp des gamins, et je ne regrette rien. Pourquoi cette politique éxaspérante qui vise à diriger systématiquement les bons élèves vers la prépa ? Pour former une élite ?]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un de mes professeurs a eu la gentillesse de me prêter un livre. J’ai l’intention de lui rendre le plus vite possible, évidemment (c'est à dire le 2 mars, entre les amuse-gueule et le riz), mais &lt;strike&gt;je l’ai à peine commencé&lt;/strike&gt; je ne l’ai pas encore terminé. En guise d'excuse, j'avancerai le fait qu'il est beaucoup plus long que ce que j'aurai cru, et que je suis en train déjà de lire plusieurs livres passonnants. Je ne peux pas le garder dans mon sac (sac : nom donné affectivement à une vieille besace de 8 ans d'âge, repeinte et recousue de partout) pour le lire dans le bus, parce que j'ai peur de l'abîmer. Je ne peux pas le lire le soir, parce que j'ai besoin de mon dictionnaire à côté, et si je n'ai plus droit aux &quot;Marion ta lumière steplaît...&quot; plaintifs et endormis, ce sera assurément le &quot;Marion tourne pas les pages si fort&quot; (prétexte idiot, j'en conviens, mais que voulez-vous, elle est si mignonne cette petite). &lt;br /&gt;Donc, ce n'est pas ma faute, n'est-ce pas ?
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